• Colosséum

     

    Colosséum

     

     

    Colosséum

     

    Commencé à l'époque où régna Vespasien
    Je ne fus achevé que vers l'an quatre vingt
    Et fus édifié sur les cendres de Rome
    A l'emplacement même, où se trouvait, de l'homme
    Du fou, devrais- je dire, du  parricide « Néron »
    L'imposante statue nommée « Colosséum 
    Qui  me valut de fait, de par son nom latin
    Celui qui désormais, est devenu le mien
    Comme j'aurais aimé, que mes pierres ne fissent
    Emerger du néant, ce terrible édifice
    On eût pu, avec elles, tout autant ériger
    Un temple ou un forum, je l'aurais préféré
    Des thermes, un aqueduc ou de belles  villas
    Mais pas ce lieu sinistre, qui ne vit que trépas
    Qui n'entendit que cris, clameurs, rugissements
    S'entrechoquer des armes, monter des hurlements
    Ceux d' innocents, livrés à des bêtes féroces
    Ceux d'hommes, s'affrontant en des luttes atroces
    Combien de Sécutors, de Samnites, de Rétiaires
    De Mirmillons, de Trhaces, de Scissors, de Belluaires
    Le sort  fît - il passer, de la vie au trépas

    Et  livrer dans l'arène, leur ultime combat
    Après qu'ils aient  du peuple, sollicité leur grâce 
    Mais la horde acharnée, sans détourner la face
    Sans aucune pitié, sans aucune clémence
    Baissa  alors le pouce et rendit sa sentence
    Car cette foule avide, violente et sanguinaire
    Ne fut  jamais repue du sang de tous ses frères
    Ne se priva jamais, d'un avilissement
    Pour combler son besoin de divertissement
    Vous ! qui un jour viendrez visiter  mes  vestiges
    Dans cet amphithéâtre, qui donne le vertige
    Ayez une pensée pour ceux qui sont tombés
    Au cœur de cette arène, à  jamais empourprée
    Et, si entre mes pierres disjointes, vous entendez
    Le bruissement du vent, je vous prie : Ecoutez !
    Il vous rapportera,  venu du fond des âges
    La  formule prononcée  avec tant de courage
    Ces mots tant répétés et que toujours j'entends
    Qui restent en  moi,  gravés en des lettres de sang :
                
    AVE CESAR, 

    MORITURI TE SALUTANT !
                                                                              

                                 

    ©  Dominique

    « L'Oeuvre DétournéeFable Revisitée : »

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  • Commentaires

    1
    Lundi 16 Janvier à 04:15

    Ah le Colisée, "cirque" cruel d'une autre époque...  il est même représenté sur l'euro de de cinq centimes italiens... merci Dominique, belle semaine, bises

    2
    Lundi 16 Janvier à 06:21
    Bravo. Bel alexandrin hommage au Colisée que j'ai eu la chance de visiter. Tu l'as fait revivre. Belle journée.
    3
    Lundi 16 Janvier à 10:28
    LADY MARIANNE

     je suis sous le charme !
    je n'ai jamais visité, une belle approche pour moi-
    bisous et bonne semaine- ici dans le gris-
    le petit jeu de lettres continue-- si ça te dit !!

    4
    Lundi 16 Janvier à 10:44
    Josette

    On a été très impressionné par cette visite... il "faut" voir l'intérieur de ce monstre pour en prendre conscience.

    Bravo Dominique pour ce magnifique poème qui remet en mémoire les horreurs d'un autre temps... mais qui subsistent encore hélas de par le monde

    je te souhaite une douce semaine

    5
    Lundi 16 Janvier à 17:00
    colettedc

    Je ne connais pas, Dominique, mais quel bel hommage tu fais ici !

    Bonne et excellente semaine !

    Bisous

    6
    Mardi 17 Janvier à 01:21

    Je n'ai jamais vu non plus ce doit être impressionnant, tous ces gens sacrifiés inutilement.

    7
    Vendredi 20 Janvier à 19:37

    Bravo un tres bel hommage à c monument qui oui a été le témoin de bien des massacres .

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