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    Un Jeu d'Ecriture proposé par

     JOYE

     

    Le mot:   Définition

    L' Image: La photo ci dessous

    La Citation :Les paroles ne salent pas la soupe. -( Anonyme)


    Tableau chinois retrouvé chez Google Images

     

     

    " Les Petites-mains"

     

    Dans les années 1900, deux petites-mains bavardent dans les ateliers du grand couturier Paul Poiret, sur ce que fut leur dimanche.

    Moi dit l'une, je suis allée avec des camarades dans une guinguette en bords de Marne, nous avons faits des rencontres et je me suis laissé conter fleurette par un jeune canotier qui en partant m'a dit :

    - Si tu viens chez moi, je te montrerai mes estampes Japonaises.

    - Oh moi vous savez ! Que je lui ai répondu, toutes ces chinoiseries, je n'aime pas !  

    -  Que t'es godiche ! Répondit l'autre,  tu ne connais donc pas la définition de cette proposition ?

    -He  ben non!  Pourquoi ? 

    - Il t'a proposé là... De…., Enfin de…., Ne soit pas sotte quoi ! Ah dis-donc toi alors ! Il t'a proposé  " La Chose" voilà !

    C'est alors que  la première-main les surprenant  dans cette discussion  leur dit sèchement  en tapant dans ses mains:

    -Allons, allons Mesdemoiselles. Remettez vous donc au travail: Les Paroles ne salent pas la soupe !

     

     

    06 Août  2014

     

    © Dominique

     

     

     

     


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  • Défi 128:  Quel sentiment ?

     CROQUEURS DE MOTS

     le-defi.jpg

     

    Défi proposé par   

    M’amzelle Jeanne  

    Qui nous dit ceci : 

     

    Par magie. ou en réalité 
    vous avez connu ou aimé   
    avez été le partenaire, le modèle..
    Avez vécu dans l'univers d'un homme (ou d'une femme)  connu du siècle dernier  ou de celui d'avant 
    Il  ou elle était  poète,philosophe,écrivain,cinéaste,acteur   peintre, politicien, ou...
    Vous étiez sa muse, sa femme, son ami, son médecin, son mécène...
    Nous serions  curieux de connaître les sentiments qui vous unissaient Amitié.. amour.. jalousie..... ou rancœur ?
     
     

      J'opte donc pour une fiction :

     

    Durant la décennie 1925-1935, je fus à Juan les Pins, la gouvernante d'un peintre dont le renom ne cessait de croître et qui devint mondialement connu. Je veux parler de Pablo Picasso. Ses périodes bleue et rose étaient déjà loin et il semblait chercher une nouvelle inspiration.

    Je me souviens tout particulièrement de cet été 1928, où le "Maître" eut la gentillesse de me proposer de faire venir auprès de moi, pour les vacances d'été, mon petit fils Victor que je n'avais pas vu depuis de longs mois. Ce fut une double joie et pour moi et pour l'enfant, qui allait en même temps découvrir la Méditerranée et la vaste demeure où vivait l'artiste. Monsieur Pablo, comme je l'appelais alors, était un homme que je tenais en grande estime et qui m'avait fait l'honneur de m'accorder la sienne. Il était généreux et bon, ce que semblaient démentir ses yeux noirs qui vous pénétraient jusqu'à  l'âme. Il se tenait volontiers éloigné du monde qui était le sien, du moins en cette période que nous partageâmes et préférait, au faste des réceptions, les longues promenades dans l'arrière pays avec sa compagne du moment où les baignades matinales dans la fraîcheur de l'onde. Il proposa un jour à Victor de lui faire visiter son atelier, chose qu'à ma connaissance, il ne proposait qu'à de très rares personnes et l'enfant en ressortit transformé. Il voulut après cela, lui aussi s'essayer à la peinture et, si comme tout enfant, il aimait dessiner, il n'avait jamais tenu un pinceau de sa jeune vie. Dès lors, il n'eut de cesse,  que je lui eusse acheté chez le marchand de couleurs, des godets de peinture et du papier dessin,  afin de laisser libre cours à son inventivité. Il passa ainsi chaque jour, de longues heures à dessiner et à peindre  et n'était pas peu fier, lorsqu'il voyait  le Maitre s'approcher de lui et porter attention à ses "œuvres". En effet, souvent, Monsieur Pablo le regardait faire avec beaucoup de bienveillance et de curiosité me semblait-il. A la fin de son séjour  chez-nous, Victor avait dessiné et peint de très nombreux portraits, naïfs certes, mais dont le Maître le félicita en lui demandant même, s'il voulait bien lui en offrir un. Victor fut si fier, qu'il le lui  laissa choisir  dans le nombre. Je me souviens que le grand peintre, jeta son dévolu sur le dessin d'une fillette avec des nattes blondes, assise à même le sol, une poupée  dans les bras. J'avais moi-même trouvé ce dessin très réussi pour un gamin de six ans, mais peut-être étais-je quelque peu partiale puisqu'étant sa grand-mère ? Ce fut non sans tristesse, qu'il me fallut  fin 1935, quitter ma charge et Monsieur Pablo, en raison du retour de celui-ci en Espagne. Quelle ne fut pas ma stupeur, lorsque trois années plus tard, en 1938, je vis dans la revue artistique et littéraire française: "Cahiers d'Art" l'une des  œuvres de Pablo Picasso intitulée "Maya à la poupée et au petit cheval de bois". Le maître s'était inspiré du dessin de Victor, pour peindre sa fille Maya, alors âgée de trois ans. Il avait seulement rajouté au dessin initial, un petit cheval de bois. Je   fus tout aussi surprise qu'heureuse que ce tableau tellement semblable au dessin de mon petit fils, soit passé à la postérité. Ce fut pour moi, absolument "Surréaliste" (si j'ose dire !). J'éprouvai alors envers le Maître, un sentiment de gratitude, de profonde reconnaissance . 

     

    24 Juillet  2014 

    © Dominique

     

    Cahiers d'Art, n ° 3 - 10 1938 Paris:. Christian Zervos. 120 pleine page plaques de Pablo Picasso.

    Images du Net

     Maya_poupee.jpg (235×320)

    * " Maya à la poupée  et au petit cheval de bois" 
    Tableau surréaliste
    De Pablo  PICASSO   ( Janvier 1938)
     

     

    * Pour la petite histoire, ce tableau très célèbre de Pablo Picasso  représentant Maya sa fille aînée, à l'âge de trois ans,  fut volé (ainsi qu'un  second tableau) chez la petite fille du peintre, en février 2007. Les deux furent retrouvé six mois plus tard et les auteurs du vol appréhendés.

     

     

     

     


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  • Défi 127 : Dans ma bibliothèque !

     

     

    CROQUEURS DE MOTS

        

     

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    Défi proposé par   

    ENRIQUETA  

    Qui nous dit ceci : 

    Racontez une histoire en prose (de préférence) 
    commençant par:  "J'ai trouvé dans ma bibliothèque"
    ou  finissant par :"Je ne suis pas bibliothécaire" (ou les deux)
     

     

    Livre d'Enfance !



    J'ai trouvé dans ma bibliothèque, coincé entre deux gros volumes, un petit livre, paru en 1952 aux éditions Fernand Nathan  et sur lequel, au cours préparatoire, que l'on n'appelait pas encore "CP", j'appris à lire en cette année 1954. Il porte le joli titre de "Boucles d'or et Pomme d'Api ".  Fut-ce à cause de sa faible épaisseur ou de son dos dépourvu de tire, que celui-ci me passa inaperçu jusqu'alors et ce, même en époussetant livres et rayonnages ? Je ne saurais le dire, mais ce jour là, son dos vert bronze attira mon regard. Je fus, à la vue de ce livre d'enfance, à la fois attendrie et  émue et, malgré ses coins émoussés, il avait très bien su traverser le temps et portait beau son grand âge. Je l'ouvris et feuilletai ses pages que les années avaient jaunies et, à travers ses images surannées que j'avais  affublées de quelques gribouillis, je redécouvris six décennies plus tard,  la " Ferme des trois épis" et  tout son petit monde. J'eus alors la sensation de faire un grand  bond dans le passé et me revis assise sur ce banc de classe, petite écolière attentive, apprenant parmi d'autres; au moyen de la méthode  syllabique, à lire les aventures de ces deux enfants et des animaux de la ferme. Je ne peux m'empêcher de penser que ce fut ce petit livre qui m'initia à ce, qui peu à peu devint pour moi un véritable plaisir : La Lecture.   Et pour autant, si je ne suis pas bibliothécaire, celle qui m'est  personnelle est bien pourvue.

     

    Animation-BOUCLE-D-OR-ET-POMME-D-API.gif 

    Le livre sur lequel j'ai appris à lire !

    10 Juillet  2014 

    © Dominique


    3 commentaires
  • CROQUEURS DE MOTS

    le-defi.jpg  

    Défi proposé par    

    Jeanne Fadosi   

    Qui nous dit ceci 

      C'est l'été, du moins dans l'hémisphère nord, Les oubliés sur la terrasse se retrouvent ici (photo) A vous de vous laisser inspirer par cette image, En prose ou en vers, avec ou sans dialogue

    Chaises au pré 

     

     

    CONVERSATION A BÂTONS
    (de chaises évidemment)
    ROMPUS

          

     - Imaginer cela je n'aurais pu.Jamais ! S'en aller en vacances et nous abandonner ? Pour les enfants nous fûmes  plus que souffre-douleur ils nous en ont fait voir de toutes les couleurs à grimper sur nos bras à nous casser les pieds. J'en ai même vu un qui voulait mon dos scier.

     

    - Ce fut pour moi pareil, nul moment de répit ! Quand se levait l'adulte, s’asseyait le petit qui, à califourchon osait est-ce normal ? Me faire tressauter en craint: Hue cheval !

     

    - Je rends grâce voyez-vous, leur dit alors la table; au jeune chapardeur qui se rendit coupable de dérober chez eux  les meubles du jardin et nous abandonna bancales,sur son chemin. Ne sommes-nous pas bien au milieu de ce champ? Sur vous plus de fessiers, plus d'enfants turbulents.Sur moi, plus de bouteilles, d'assiettes et de verres qu’il me fallait porter tout comme Atlas la Terre. Nous goûterons ici retraite bien méritée n'entendant que le vent et les oiseaux chanter et si  parfois l'un d'eux , l'une ou l'autre nous squatte, nous deviendrons   perchoirs pour leurs petites pattes.

     

     

    28 Juin  2014 

    © Dominique

             


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