• Le Renard et les Pigeons

     

    " Mes Fables"

     

    " Le Renard et les Pigeons "

     

    Un Renard pérorant , narquois et se targuant
    D’avoir tout un cheptel de pigeons à sa botte
    Petit chef, il s’était octroyé, le tyran
    Le pouvoir fallacieux de les mettre à la porte
    Chacun bien entendu voulant comme il se doit
    Contre vents et marrées conserver son emploi
    Exécutait les ordres, qui, il était notoire
    Etaient toujours donnés de façon péremptoire
    Les pigeons jeunes ou vieux oeuvraient d’un même allant
    Tandis que Le Renard, allait allègrement
    Prétextant par le geste  et avec force cris
    Que les pauvres pigeons ne seraient rien sans lui
    Après qu’il eut donné d’un ton bien peu civil
    Beaucoup plus de besogne, qu’on n'eût pu en abattre
    L’on   voyait aussitôt,  partir  " Maître Goupil "
    Avec canne et chapeau, vêtu comme un bellâtre
    Ne revenant qu’au soir, pour voir où en était
    Le travail dont les pauvres avaient du s’acquitter
    Et tous les jours il en était ainsi…
    Tandis que sous l’effort pour une once de grains
    Les pigeons produisaient un pénible travail
    Le sacripant partait, prétextant entretiens
    Retrouver des faquins pour aller faire ripaille
    Cela eut pu durer, si Renard ne fut pris
    Un jour à ce jeu là, par plus rusé que lui
    En effet, fut nommé par la haute direction
    Un Singe, qui devint le tout nouveau patron
    Ce dernier, décela bien vite le manège
    Et mit tout aussitôt, un terme aux privilèges
    Non content de cela, n’ y allant pas de main morte
    Au sournois imposteur , il fit prendre la porte
    C’en fut fait des festins, agapes et ripailles
    Le perfide, le forban se trouva sur la paille
    Après des privations que la faim exacerbe
    Le prétentieux perdit bientôt de  sa superbe
    Il lui fallut dès lors, vivre de charité
    Ses comparses d’ alors n’eurent aucune pitié
    Près de lui ils passaient, sans le moindre regard
    Nul voulut reconnaître en lui, l’ancien fêtard
    Malgré les vexations pourtant indélébiles
    Il n’eut que les pigeons pour remplir  sa sébile
    Remisant amertume,hostilité,rancœur
    Ils furent compatissants, car ils avaient du coeur
    Et tous, sans  exception, donnèrent leur obole
    S’il est une morale à cette  parabole
    C'est bien qu' Aide et Soutien,  c'est un fait  avéré
    Ne viennent pas toujours, d’ où on les attendait
     
    © Dominique
    octobre  2008

     

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