• Le Vieux Piano

     

     

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    Je suis un vieux  « Pleyel », presque bicentenaire
    Qui demeure toujours au château de « Nohant »
    Mon unique plaisir est d' évoquer le temps
    Partagé avec Lui, dans la gentilhommière

    Il a joué sur moi, Polonaises et Rondos
    Et mes touches d'ivoire, ressentent encore ses doigts
    Courant sur le clavier d' andante en allégro
    Exécutant Sonates, Ballades et Mazurkas

    Nocturnes et Préludes, nés sous ses mains expertes
    Traduisant ses angoisses, ses peines, sa nostalgie
    La passion qu'il garda toujours de sa patrie
    Je les présume écrits, sous l'égide d'Euterpe

    Je fus son allié, puis-je oser, partenaire... ?
    Son doigté exprimant ses divers sentiments
    D'objet, Il m'éleva au rang de confident
    Et de ses états d'âme, je suis dépositaire

    Je fus le spectateur de sa vie quotidienne
    Témoin de son amour, comme de son affection
    Je vis de l' un la fin, de l'autre l'aggravation
    Et fus très éprouvé, autant qu'il m'en souvienne

    Mais la désaffection de celle qu'il aimait
    Mit un beau jour d'été un terme à notre entente
    Je ne résonnais plus d'allégro et d'andante
    Et je le vis partir pour le revoir jamais

    Ce fut deux ans plus tard à deux heures du matin
    Que ce compositeur au génie reconnu
    Fit ses adieux au monde et partit vers les nues
    Il était mon ami  et  s'appelait . . . CHOPIN !

        

    23 Janvier 2008
       © Dominique
    L'Epée »

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