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        L’ ACCENT    

     

    On le porte avec nous comme on porte un flambeau

    Il fait chanter la voix et fait vibrer les mots

    Il a le caractère de ce lieu, de la terre

    Qui nous a vu grandir et vu grandir nos pères

    Il témoigne à lui seul de notre identité

    Il est notre émissaire en pays étrangers

    Il peut se décliner en inflexions diverses

    Mais il est spécifique à chacune des provinces

    On dit qu’il est hâbleur dans le pays Gascon

    Aux nuances Celtiques chez nos amis Bretons

    De l’autre bord des rives de Méditerranée

    Il est celui de Corse, que mes ancêtres avaient

    Et s’il devient « Pointu » aux Portes de Paris

    Il fleure bon le Thym dans notre beau Midi

    Il se métamorphose au gré de nos régions

    Et de chacune d’elles, on lui attribue le nom

    Et c’est à lui qu’on doit l’amène cohérence

    De toutes ces régions qui composent La France !

     

    © Dominique


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    CE   MEUBLE

     

    Je suis meuble possédant diverses formes et tailles

    A mes balbutiements je n’étais que de paille

    Ulysse me tailla dans un tronc d’olivier

    Il n’aurait pu le faire dans un palétuvier

    Je fus nommé « Lectus » dans la Rome dite Antique

    Mais devins par la suite beaucoup plus romantique

    Sous Louis XV l’on dit, que je suis en corbeille 

    L’on me pare de brocard et de soie nid- d’abeille

    De tout temps je perçus de la jeune épousée

    Ce grand trouble inhérent à la « Chose » ignorée

    Spectateur malgré moi de ces corps qui s’étreignent

    Et qui dans le plaisir à la morale enfreignent

    Je suis témoin muet de la parturiente

    De ses cris de douleurs à l’heure où elle enfante

    Comme je suis celui de ce vagissement

    Le tout premier que pousse à la vie un enfant

    On m’attribue moult noms, l’on me dénomme cage

    Lorsque je suis celui d’un enfant en bas-âge

    Quand je suis de douleurs, l’on dit que je suis blanc

    Et dans un corps de garde je me nomme de camp

    Si à moi un semblable s’emboite sans vergogne

    On me désigne alors sous le nom de gigogne

    Sans pour le moins du monde vouloir vous offenser

    Par toutes les épithètes que je vous aie données

    Je termine en disant pour clore celles-ci

    En moi l’on Nait, l’on Aime et l’on Finit sa Vie

    C’est sur moi que l’on dort et je me nomme : LIT !

     

    ©  Dominique

     

     

     

     

     

     


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     LE  VIEUX  PIANO 

     

     

     

     

     

    Je suis un vieux  « Pleyel », presque bicentenaire
    Qui demeure toujours au château de « Nohant »
    Mon unique plaisir est d' évoquer le temps
    Partagé avec Lui, dans la gentilhommière

    Il a joué sur moi, Polonaises et Rondos
    Et mes touches d'ivoire, ressentent encore ses doigts
    Courant sur le clavier d' andante en allégro
    Exécutant Sonates, Ballades et Mazurkas

    Nocturnes et Préludes, nés sous ses mains expertes
    Traduisant ses angoisses, ses peines, sa nostalgie
    La passion qu'il garda toujours de sa patrie
    Je les présume écrits, sous l'égide d'Euterpe

    Je fus son allié, puis-je oser, partenaire... ?
    Son doigté exprimant ses divers sentiments
    D'objet, Il m'éleva au rang de confident
    Et de ses états d'âme, je suis dépositaire

    Je fus le spectateur de sa vie quotidienne
    Témoin de son amour, comme de son affliction
    Je vis de l' un la fin, de l'autre l'aggravation
    Et fus très éprouvé, autant qu'il m'en souvienne

    Mais la désaffection de celle qu'il aimait
    Mit un beau jour d'été un terme à notre entente
    Je ne résonnais plus d'allégro et d'andante
    Et je le vis partir pour le revoir jamais

    Ce fut deux ans plus tard à deux heures du matin
    Que ce compositeur au génie reconnu
    Fit ses adieux au monde et partit vers les nues
    Il était mon ami  et  s'appelait . . . CHOPIN !

        


       © Dominique

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    L' Ecriture !

     Mes Poèmes : L'Ecriture !

    Pour écrire une lettre, un poème, une nouvelle
    Il nous faut vingt-six lettres que l'on relie entre elles
    Après les avoir bien, c'est une obligation
    Parsemées du fin sel de l'imagination
    Que l'on écrive en vers ou en prose peu importe
    On les agence, les range, les ordonne de sorte
    Qu'elles puissent former avec les mots choisis
    Des phrases harmonieuses, châtiées ou fleuries
    Les séparant toujours en laissant des espaces
    Des virgules, des points ou qu'on les entrelace
    Pour faire naître ainsi, des mots dits composés
    Qu'un trait pourtant d'union s'en vient dissocier
    On peut également doubler certaines d'entre elles
    Si elles sont consonnes mais certes pas voyelles
    Pour obtenir les termes succincts ou accourcis
    Ou bien inversement embrouillés et bouffis
    Pour une précision quelle que soit l'hypothèse
    On place l'explication entre deux parenthèses
    En commençant une phrase, un chapitre une strophe
    Il faut une majuscule, que parfois l'apostrophe
    Accole à celle-ci pour faire une élision
    Évitant un hiatus, c'est la seule solution
    Mais quel que soit l'écrit point ne faut oublier
    Les points d'exclamation, médian, les guillemets
    Les accents graves, aigus et autres circonflexes
    Ils sont très importants et il n'est point complexe
    D'accentuer des lettres dans une composition
    Avant que de signer, d'ajouter un paraphe
    Il faut évidemment contrôler l'orthographe
    Et si tout est correct, si rien n'est oublié
    L'on peut alors bien sûr poster ou publier

     

        © Dominique  


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    L’intellect, La Mémoire, La Volonté

     

    Mes Poèmes : L’intellect,La Mémoire, La Volonté

    L’intellect, La Mémoire, La Volonté
    Tableau d'après Simon Vouet

     

     

    L’Intellect

     

    Je suis l’entendement et la compréhension
    L’esprit, la connaissance, la pensée, la raison
    C’est en mon sein que naissent savoir, intelligence
    J’enrichit à loisir culture et compétence
    Je peux tout concevoir, exprimer et comprendre
    Ce qui j’en suis certain est loin de vous surprendre
    Je permets grandes choses chez qui je suis puissant
    Le bon sens, la sagesse et le discernement

      

    La Mémoire

     

    Mon siège est l’« Hippocampe » dans le lobe temporal
    J’accueille le visuel, le manuscrit, l’oral
    J’en fais des souvenirs qu’ils soient heureux ou pas
    Ce depuis la naissance jusqu’ à l’heure du trépas
    Tout on long de la vie à moi l’on fait appels
    Pour se remémorer ce dont on ne se rappelle
    Mais aux fils des années j’ai quelques défaillances
    Et deviens responsable de ce qu’on nomme absences

     

    La Volonté

     

    Je suis la faculté, oserais-je dire  vertu ?
    De faire ou d’obtenir ce qui fut convenu
    Quelles que soient les entraves, je vous force à agir
    Et dans l’abattement vous pousse à réagir
    J’anime les plus faibles et conforte les forts
    Afin qu’ils continuent sans céder sous l’effort
    Pour qu’ils restent toujours résolus opiniâtres
    J' insuffle l’énergie qui les pousse à combattre

     

    © Dominique





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