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    MADAME

    Gravure de Maurice Sand, Masques et bouffons de la Comédie italienne ... 

    Madame je ne suis qu’un VALET
    Dont le CŒUR pour vous se consume
    M’avez un jour remarqué
    Pas une fois, je le présume
    Il est vrai qu’est-ce qu’une livrée?
    En regard de si beaux costume
    Des gens de cour de vos palais
    J’en suis conscient et je l’assume
    Lorsque viennent vous visiter
    REINES et ROIS c’est de coutume
    Que tous festoient en vos banquets
    J’avoue que mon esprit s’embrume
    Je m’imagine à vos côtés
    Votre doux parfum que je hume
    N’en finit plus de me griser
    Alors je me mets à rêver…
    Comme sous un voile de brume
    Je nous vois toux deux rencontrer
    Je suis assis sur une grume
    Lorsque je vous vois arriver
    Aussi légère qu'une plume
    Vos pieds ne semblant qu'affleurer
    L'épais tapis de fleurs de lune
    Dont les spathes vous révéraient
    Vous portez un panier d’agrumes
    Et des fleurs fraîchement coupées
    Souriante vous m'en offrez une
    Ainsi qu’un TREFLE dont il paraît
    Qu’il attire la bonne fortune
    Je le mets en mon escarcelle
    Et hardi vous vole un baiser
    Qui m'envoûte et qui m'ensorcelle
    Et je vous regarde marcher
    Jusques aux marches du palais
    Pavé de splendides CARREAUX
    Mais une voix m'apostrophant
    Fit se dissiper ce tableau
    Et mit un terme à mon beau rêve
    Qu'AS-tu à béer bêtement
    Et à ton travail faire trêve
    Le sol est-il enduit de colle ?
    Cria le chef du protocole
    Et cette PIQUE me vexa
    Plus encore que son pied rageur
    S'abattant sur mon postérieur !

     

      © Dominique

     


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    Une Mère !

     

    Mes Poèmes : Une Mère !

    John William Waterhouse

     

    Qu’ y a -t-il de plus doux que les bras d’une mère
    Lorsque l’on s’y blottit tout en fermant les yeux
    Qu’avec délicatesse tendrement ils nous serrent
    Que la main bienveillante caresse nos cheveux
    Apaisant notre peine et notre esprit anxieux 
    Qu’ y a- t-il de plus doux que les bras d’une mère ?



    Q
    u’ y a -t-il de plus sûr que le cœur d’une mère
    Lui qui peut tout garder, nos secrets, nos tourments
    Qui peut tout accepter sans aucune barrière  
    Qui sait tout pardonner sans aucun jugement
    Absolvant toutes nos fautes avec empressement
    Qu’ y a -t-il de plus sûr que le cœur d’une mère ?




    Q
    u’ y a -t-il de plus vrai que l’amour d’une mère 
    Librement ressenti envers tous ses enfants
    Qui est admiration, adoration sincère
    Qui est la quintessence des plus beaux sentiments
    Amour démesuré, insondable, incessant
    Qu’ y a -t-il de plus vrai que l’amour d’une mère ?

     

    © Dominique


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           Sophie Anderson - The Turtle Dove
      Tableau de Sophie Anderson :  La Tourterelle 
     

    La Tourterelle 

     

    La fillette souffrait sa mère l’avait quittée
    Son cœur las, épuisé, avait cessé de battre
    Soudainement partie, par un beau jour d’été
    L’enfant était prostrée, elle ne pouvait combattre
    La douleur, l’affliction de son premier chagrin
    Sa belle, douce Maman était partie sans elle
    Elle était effondrée, mais comment ferait-elle
    Pour seule désormais parcourir le chemin
    Chemin d’une jeune vie qu’elle empruntait à peine
    Qui lui paraissait sombre et inintéressant
    Elle n'y survivrait pas la petite Madeleine
    Puisqu’elle n’avait plus, auprès d’elle sa Maman
    Le visage raviné par le flot de ses larmes
    Elle voulut pour sa mère, porter habits de deuil
    Trop jeune pour du noir, elle consentit au parme
    Et passait tout son temps, lovée dans un fauteuil
    Un jour s’y endormant elle avait fait un songe
    Dans lequel sa Maman s'en  revenait vers elle
    Voulant inconsciemment que le rêve se prolonge
    Elle la vit  se muer en une  tourterelle
    Et venir se poser au creux de son épaule
    Taquinant ses cheveux comme par des baisers
    Alors que près de l’eau appuyée contre un saule
    A l’instar de cet arbre, la fillette pleurait
    La tourterelle alors s’abreuva à ses larmes
    Une à une, doucement, elle les étancha
    Et l'enfant étonnée et touchée par le charme
    Se mit à crier : Maman !  Puis elle s’éveilla
    Elle découvrit alors sur sa robe de velours
    Un présent qui pour d’autres eut été peu de chose
    La rémige d’une aile aux couleurs grise et rose
    Que l'on eut dit posée à dessein, par amour
    La mignonne  sourit alors, malgré  ses pleurs
    Elle seule savait, elle seule avait  compris
    Désormais où qu’elle aille une tourterelle amie
     Était là, bien présente, pressée contre son cœur

      

     

    © Dominique


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  • LE CLOWN

    Clown triste

    Alangui, le pas lent, s'emparant d'une chaise
    A
    pathique, Il la traîne, jusques à son miroir
    C
    ette loge, qui est sienne , où il était à l'aise
    L
    ui apparaît ce soir, triste, comme un mouroir
    D
    ans un réflexe, il pousse le p'tit interrupteur
    F
    aisant ainsi jaillir le flux des projecteurs
    E
    ntourant la psyché, qui renvoie son image
    I
    l ne peut plus lutter, il n'a plus le courage
    I
    l a donc décidé, sans une hésitation
    Q
    u'il ferait ce soir là, l'ultime prestation
    C
    omme à l'accoutumée, penché devant sa glace
    I
    l noircit ses sourcils et se blanchit la face
    D
    essine, un grand sourire, d'un trait de vermillon
    A
    dapte son nez rouge, met son nœud papillon
    A
    juste sa perruque et son petit chapeau
    C
    hausse ses grands souliers, endosse son manteau
    I
    l s'assure de tout. Rien de manque. Il est prêt !
    D
    'un regard circulaire, de larmes embué
    I
    l embrasse la pièce tapissée de photos
    L
    a famille du cirque, l'immense chapiteau
    S
    es souvenirs d'auguste, Lui, le clown de renom
    D
    ont personne ne connaît le véritable nom
    A
    vant qu'à tout jamais, ne s' éteigne la lumière
    I
    l boit une potion, à la saveur amère
    M
    ais déjà il entend s'élever les clameurs
    I
    nspirant fortement et refoulant ses pleurs
    I
    l murmure tristement : - Allez vas donc, l'artiste !
    P
    rend son air hilarant et bondit sur la piste
    I
    l jongle, il caracole, sous les yeux des gamins
    Alors
    les rires éclatent, s'élèvent des gradins
    L
    es applaudissements, fusent de toutes parts
    L
    ui ne les entend plus qu'à travers un brouillard
    C
    ar hélas dans son corps, le funeste breuvage
    E
    st en train d'achever son redoutable ouvrage
    D
    éjà ses yeux se voilent, il titube, il chancelle
    D
    evant « ces facéties » les gosses rient, de plus belle
    I
    l trébuche, il zigzague, vers eux il tend les mains
    Comme pour dire Adieu à ces petits bambins

    Et
    tandis qu'on l'acclame de bravos, de hourras
    Son corps, dans un bruit sourd, s'abat les bras en croix 

    Et jamais plus l'auguste, ne se relèvera
    C
    ar maintenant pour lui, les rires se mélangent
    A
    vec les litanies et le doux chœur des Anges
             
     

        © Dominique
           


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    APPRENTISSAGE

     

    Mes Poèmes : L'Apprentissage !

     

    - Grand-mère s'il vous plait est-ce que je peux m'asseoir ?
    Près de vous je promets je resterai bien sage
    Je suis encore bien jeune mais j'aimerais pouvoir
    Tout comme vous le faites commencer un ouvrage
    Je vous vois chaque jour tandis que la maison
    Dort sous le chaud soleil d'un sommeil bien tranquille
    Déposer sur la table étoffes, fils , coton
    Qui vous servent à faire tous vos travaux d'aiguille

     

    - Je t'apprendrai Petite si tel est ton désir
    Comme le fit pour moi, un jour ma "Bonne maman"
    Rien je dois avouer ne me fait plus plaisir
    Que de voir s'exprimer chez toi un tel penchant
    Car tu seras un jour, une femme, une mère
    Et tu constateras qu'en multiples occasions
    Ces travaux de couture il te faudra les faire
    Corsages et sarraus, culottes et cotillons
    Que tu devras couper, bâtir et ajuster
    Mais tu acquerras vite agilité, aisance
    Rompue à ce travail qui sera journalier
    De cet art tu auras une grande expérience
    Cependant un beau jour par la difficulté
    Lorsque tout comme moi tu auras atteint l'âge
    Tu ne pourras plus coudre avec dextérité
     Tes doigts te seront gourds, hostiles à l'enfilage
    Et tes yeux quant à eux manqueront d'acuité
    Mais ce jour là fillette est bien loin d'arriver
    Et tu auras le temps à ta petite fille
    D'apprendre toi aussi tous les travaux d'aiguille
    Qu'avec très grand plaisir je m'en vais te montrer !

     

     © Dominique

      

       


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