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    Mes Poèmes:  L'Aïeul

     Image du Net

     

    La Petite Cousette 

     

    L'aïeul était assis et il soliloquait: 

    Cruels trous de mémoire
    Vous me faites souffrir
    A  causes de vous s'en vont
    Mes plus beaux souvenirs !

     

    Ces mots paraissaient dits
    A son corps défendant
    Était-ce pour cela
    Qu'il les disait souvent  ?
    C'est alors qu'il perçut
    Que sa petite fille
    De la boite à couture
     Sortait fil et aiguilles

    Mais que fais tu fillette ?
    Il n'est pas de ton âge
    Que de fouiller ainsi
    Dans la boite à ouvrage
    Tout ce qu'elle y contient
    Pour un enfant n'est fait
    Range vite cela
    Tu vas te faire gronder !

    Je voudrais mon Papy
    Mais il me faut trouver
    Et coudre du tissu
    Pour vous  faire un bonnet
    Que vous pourrez ainsi
    Mettre sur votre tête
    Afin que la mémoire
    De vous blesser s'arrête
    Votre crâne couvert
    Ne pourront plus sortir
    Par ses trous un à un
    Vos plus beaux souvenirs !

     

     © Dominique


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  • Mes Poèmes :  Le Petit Ramoneur !

    Le Petit Ramoneur

     

    L’était un ramoneur, un petit savoyard 
    Pas plus haut que trois pommes et déjà débrouillard 
    De ses belles boucles brunes, sous un bonnet enfouies 
    Emergeait une frimousse, toute maculée de suie 
    Son visage d’ange noir, était illuminé 
    Par de beaux yeux, saphir, de très longs cils ourlés 
    Qui octroyaient déjà du haut de ses dix ans 
    La sagesse d’un homme, à ce tout jeune enfant 
    Il était «Le» garçon et l' aîné de cinq  filles 
    Le ménage était pauvre, pour faire vivre sa famille
    Le père courait les routes, il était colporteur 
    Sillonner les chemins, était un dur labeur
    Mais rentrait au logis après des jours d’errance 
    Sans pouvoir assurer à tous, la subsistance 
    Ils étaient malheureux, cela était notoire 
    Et huit bouches à nourrir, c’était plus qu’illusoire 
    Tout fut envisagé, pour chercher solution 
    Une seule fut trouvée : S’affranchir du garçon ! 
    Ce fut lui, le p’tit gars, agile farfadet 
    Qui irait ramoner des conduits d'cheminées 
    Enrôlé dans un groupe, que l’on nommait «Farias»
    Il quitta sa famille le jour de la Saint-Gras
    Il cheminait à pied allant de ville en ville
    Le travail était rude et le Maître était vil 
    Après qu’il eut fini d'harassantes journées
    Il lui arriva souvent, de devoir mendier 
    L’argent mis en commun assurant la survie 
    Accordait cependant que pain noir et  bouillie
    Il travailla neuf mois, sans trêve ni repos
    Quelque puisse être le temps, qu'il soit mauvais ou beau
    Quatorze heures par jour, au rythme démentiel
    Et ne put regagner le foyer paternel 
    Qu’à la fonte des neiges, quand revint le printemps 
    Afin que de pouvoir aller aider aux champs 
    Et le Maître, aux parents, pour somme de ses travaux
    Remit pour tout salaire :  Le prix d'un jeune  veau !

    Voilà ce qui était, trop souvent en ce temps  
    La vie de pauvres gosses, entre six et douze ans 

       


    © Dominique



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    LA BOUQUETIERE

     

    Elle vendait des fleurs, aux couples attablés

    Un enfant par la main à son bras un panier

    Craintive et si  timide elle tendait  ses fleurs

    Comme une adolescente   aurait offert son cœur

    L’enfant marchait à peine et l’on ne savait point

    Si le jeunette était mère ou sœur du bambin

    Tant son visage fin saillant de sa mantille

    Portait encore les traits d’une toute jeune fille

    Elle passait lentement   au milieu des tablées

    Frêle sur ses gambettes le petit la suivait

    Elle disait d’une voix blanche où se brisaient des pleurs

    - Pour  cette jolie Dame Monsieur une petite fleur ?

    Certains le regardaient avec mépris dédain

    D’autres par compassion surtout pour le gamin

    Lui achetaient parfois pour le geste une rose

    Tout les soirs la pauvrette faisait la même chose

    Mais sans plus de succès

    Cependant ce soir là allant de table en table

    Elle aperçut un homme qui avait l'air  aimable

    C’est lui qui l’aborda il dînait solitaire

    L’invitant à s’asseoir chose peu ordinaire

    Gentiment il sourit en voyant sa stupeur

    - Approchez vous ! dit-il - Surtout n’ayez pas peur !

    Il lui tendit la main par crainte qu’elle n’ose

    Lui acheta son panier et lui offrit les roses 

    Avant qu’elle eut le temps de le remercier

    Il avait disparu s ‘était évaporé

    Ne restait à sa place  Que le petit panier 


    Il arrive quelquefois au hasard des rencontres

    Qu’un être à qui l’on parle nous aide nous réconforte 

    Si nous sommes égarés nous indique notre chemin

    Si l’on est dans la peine nous tende alors la main

    Un être que  jamais plus on ne rencontrera

    Cela semble curieux on se demande: Pourquoi ?

    Mais il paraît aussi   on le  dit  : C’est étrange

    Qu’en l’ignorant souvent   nous rencontrons un Ange !

     


     © Dominique 

     

     


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    Un triolet est un poème à forme fixe composé de huit vers sur deux rimes et dans lequel les premier, quatrième et septième vers, ainsi que les deuxième et huitième vers, sont identiques.

    Le mètre d'un triolet est généralement octosyllabique. Il peut être composé de deux quatrains ou bien d'un seul tenant, formant un huitain que l'on appelle alors triolet continu.

     

    TRIOLET

     

    Girouette

     

    La girouette tourne au vent

    Au vent fol des journées d’Automne

    En des crissements monotones

    La girouette tourne au vent

    Elle perd le nord se faisant

    Comme feuilles elle tourbillonne

    La girouette tourne au vent

    Au vent fol des journées d’Automne

     

    Lorsque reviendra le printemps

    Saison des brises passagères

    Elle se mouvra légère

    Lorsque reviendra le printemps

    Elle indiquera lors du vent

    L’orientation coutumière

    Lorsque reviendra le printemps

    Saison des brises passagères

     

    © Dominique


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    CANDEUR 

     

    Dis donc petit canard, faut pas que tu aies peur ! 

    T’as perdu ta  maman, tes frères et tes sœurs ? 

    Ne sois donc pas inquiet ce n’est pas une déroute 

    A nous deux tu vas voir on va trouver leur route 

    Faut pas être craintif, j’ai mangé mon Ronron 

    Puis de toute façon j’aime pas le caneton 

    Qu’il n’y ait pas de méprise, je veux dire en repas 

    Faut pas croire ce qu’on dit sur nous autres les chats 

    Tu trembles de toutes tes plumes et tu claques du bec 

    Je  ne te fais pas là quelques salamalecs 

    J’ai rétracté mes griffes pour que tu n’aies pas mal 

    Pour ne pas te blesser par ce geste amical 

    Tu es surpris je sais, tu te demandes pourquoi 

    Un petit félidé se soucierait de toi 

    Eh bien un jour sais-tu, j'ai perdu ma Maman

    Je l'ai cherchée partout, je l'ai cherchée longtemps

    Parce que j'étais tous seul, je ne l'ai pas trouvée

    Alors si t'es d'accord je vais t'accompagner

    Tu verras qu'à nous deux, on va y arriver !

     

     © Dominique

     


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