• Mes Poèmes : Mignonne !

     


     

     

        " Mignonne"

     

    Quand  tu verras Mignonne, sur ta peau opaline
    Se creuser ces sillons, que seul le temps dessine
    Que ton corps harassé te paraîtra  pesant
    Te contraignant à vivre une partie du temps
    Assise et, que dans un réflexe, tes pauvres mains iront
    Flatter sur tes genoux, le chat dormant en rond
    Comme je le fais, vois-tu ?  Tu fermeras les yeux
    Pour aller retrouver cet ailleurs merveilleux
    Pays où tu étais encore jeune et jolie
    Et tes paupières closes, feront dire aux plus p'tits 
    Ne faisons plus de bruit... Grand-mère s'est endormie ! 
    Mais toi seule sauras, que tu n'as pas sombré
    Aussi facilement dans les bras de Morphée
    Mais facétieusement, tu le laisseras croire
    Afin que de pouvoir savourer ta victoire
    Ce jeu, qu'avec le temps tu auras engagé
    Pour, fuyant ton présent : Revivre ton passé  
    Et tu remonteras une à une les heures
    Pour retrouver tous ceux qui vivront en ton cœur
    Et qui bien malgré eux, les uns, après les autres
    Auront du  « Paradis»  vu s'entrouvrir la porte
    Ressuscitant ces jours, ces merveilleux moments
    Qui ont peuplé ta vie, tous ces visages aimants
    Que tu verras heureux, que tu entendras rire
    Qui feront sur tes lèvres s'esquisser un sourire
    Béatitude heureuse, de ceux que rien n'dérange
    Qui laissera penser, que tu souris aux « Anges »
    Tu t'octroieras, ainsi, ces plages de bonheur
    Car seuls, ces instants là, feront battre ton cœur
    Bien qu'aimant, adorant, très fort  ceux qui t'entourent
    Les comblant, de bienfaits, de tendresse et d'amour

    De toute ma lignée Mignonne ! Toi seule me ressembles
    Et nous avons passé, tant de journées ensemble
    Et si je te révèle, aujourd'hui mon secret
    C'est que tu es la seule, digne de l'écouter
    Tu es celle en laquelle, je me revois le mieux
    Mais tu es surtout celle, qui a  vu que mes yeux
    Bien qu'ils fussent fermés, laissaient couler des larmes
    Et cet après midi, quand tes cousins t'ont dit
    Ne faisons plus de bruit...
    Grand-mère  s'est endormie !
    Toi seule es venue voir de plus près mon visage
    Lentement, t'y es penchée, déposant au passage
    Sur mon font un baiser si doux, si apaisant...
    T
    u as séché mes pleurs, très délicatement
    Et  après que tu m'aies serrée contre  ton cœur
    Tu répondis : Nigauds ! 

    Elle ne dort pas ... Elle pleure !

                   




            © Dominique

     

    « Mes Poèmes : Valeurs !Prénom: Sophronue ! »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    1
    Lundi 27 Octobre 2014 à 06:08
    jill bill

    Bonjour Dominique...  c'est vrai que dans les petits-enfants l'un vous ressemble plus que les autres, perso je sais laquelle chez moi, non pas de traits mais de caractère, chut.... ;-), merci pour ce beau texte, bises de JB

    2
    Lundi 27 Octobre 2014 à 10:17
    LADY MARIANE

    joli poème façon mignonne allons voir si la rose !!
    bravo Dominique c'est très plaisant-
    bisous et bon lundi-

    3
    Lundi 27 Octobre 2014 à 10:17

    Très émouvant ce texte et réaliste surtout, même si la vieillesse vient de plus en plus tard !!

    Bonne semaine - gros bisous

    4
    Lundi 27 Octobre 2014 à 18:19
    Josette

    Les baisers sur les rides sont des caresses si douces...

    bonne soirée Dominique

    5
    Lundi 27 Octobre 2014 à 18:35

    Bonsoir Dominique.

    Qu'il est touchant ce sublime poème... J'en ai la larme à l'œil, quelle chute...

    BRAVO et mes bisous.

    Annie

    6
    Lundi 27 Octobre 2014 à 21:36

    magnifique , ton poème ; c'est émouvant et si bien raconté ,la vieillesse qui est là.

    Bises

    7
    Lundi 27 Octobre 2014 à 23:33

    Un poème très touchant surtout quand on sent venir ce moment.

    8
    Jeudi 30 Octobre 2014 à 17:23

    un poème bien émouvant

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :