• L'  IMPROBABLE  DIALOGUE

    Ou

    " Du Roi Soleil  à  Plein Soleil "

    Plantons le décor

    Nous nous trouvons  un 14 juillet , lors de la célèbre "Garden Party"   de l'Elysée  où,  un  dialogue  aussi improbable qu'insolite, s'engage entre le Roi Soleil et l'acteur Alain Delon.                                                              

     

     ♦  ♦  ♦  ♦   ♦

                                                                     

    Louis le XIV ème regarda  ébahi,  la foule se trouvant massée autour de lui. Il n'eut pas souvenir qu'en ce jour il offrait une fête à certains de ses nombreux sujets. Du reste, il trouva saugrenu la façon dont tous étaient vêtus. Étaient-ils costumés ? Il avisa le parc qu'il jugea étriqué. Mais où donc était l'autre ? Il ne restait plus rien des jardins de "Le Nôtre ". Point n'était de bassin, juste quelques jets  d'eau, un modeste palais en guise de château dont les murs uniformes étaient peints en grisaille où donc était passé  le faste de Versailles? Que voulait dire cela ? Ce fut à cet instant de sa cogitation que s'approcha de lui, Monsieur Alain Delon (venu accompagné de Mireille Darc à cette réception et qui, sous Le Choc croyant à une vision  quitta les gens auxquels il faisait conversation à savoir : Rocco et ses frères, Monsieur Klein,la Veuve Couderc. Le monarque l'interpella alors .

     -Où sommes-nous Monsieur? Et qui est l'homme rond parlant, gesticulant, là-bas sur le perron  ?   

    - Ce petit homme rond, est notre chef d'État ! Lui répondit Delon. 

    - L' État c'est Moi!  Et sachez Monsieur que je n'ai point de chef.   

      Rétorqua à Delon le grand roi derechef.

     - Vous le fûtes Majesté, en effet vous le fûtes ! Et soyez assuré que nul ne le réfute, cela fait bien des lustres  mais la France se souvient que vous fûtes de tous, l'illustre souverain ! Quant à savoir où nous sommes;  je répondrais en somme: A l'Élysée * !

    Ah ! Songea alors le  monarque après cette remarque, nous sommes donc trépassés ( puis s'adressant à l'acteur )

    - Je ne vous connais point à qui ai-je l'honneur ? 

    - Je m'appelle Delon. Alain Delon ! 

     Aparté :   Acte manqué ? Eut-il aimé incarner James Bond ? 

     - D' Éon !  Vous êtes donc ce chevalier qui aimait à se vêtir en femme ?

    - Alain Delon en femme ? Majesté c'est infâme ! Delon est séducteur  autant que vous le fûtes. Dire cela à Delon c'est bien la pire insulte ! En outre, l'une de ses anciennes compagnes, vous diriez " favorites", aujourd'hui l'accompagne. C'est Mademoiselle Darc !

     -  Jehanne qu'on brûla  à Rouen ?  On la disait pucelle pourtant !

     - Mais enfin Majesté comment donc serait-ce elle ?  Il s'agit de Mireille actrice  exceptionnelle, tout comme je le fus !

     - Ah je vois ! Vous jouâtes tous deux dans la troupe de Molière notre grand dramaturge. Dans Dom Juan, peut-être, Amphitryon,George Dandin , Le Sicilien ... ?

    - Sire Alain Delon s'insurge ! Vous vous moquez de lui, il ne supporte pas, même si la raillerie émane d'un grand Roi. Non tous deux sévissions d'une façon altière dans l'art, créé par les Lumières. Le " Cinéma" ! Et, si Alain Delon ne joua pas le " Sicilien " il joua cependant dans leur clan qui fut sien, dans un film éponyme et sous son patronyme. Delon rajoutera Sire , afin de dissiper une quelconque équivoque, qu'il y eut analogie en nos vies réciproques. Votre magnificence naquit du "Roi Soleil", celle d'Alain Delon du film "Plein Soleil" qui, sa modestie dut-elle en souffrir, le fit considérer par "l'Empire du soleil levant" non comme Le Samouraï, mais comme un dieu vivant ! Je suis natif de sceaux, où votre ministre Colbert possédait un château. Delon comme vous l'êtes est mondialement connu, notre notoriété nous porta vers les nues.

    - Je  suis marri Monsieur de vous avoir vexé, là n'était point mon but soyez-en assuré ! J'ai ouï dire, qu'au siècle des Lumières, les philosophes prônaient raison, tolérance, humanité. Le Cinéma  par contre, là, vous me l'apprenez !

     - " Roi Solei" certes, mais pas des plus brillants si Delon peut se permettre, ou du moins pas des plus éclairés, car Votre Majesté encore une fois, confond  comme il le fit pour Darc, avec ces deux "Lumières". Mais Alain Delon doit mettre un terme à l'entretien et au plaisir  d'avoir par un bien grand prodige, croisé votre chemin. Alors adieu Sire vous-dis-je ! Car mon immense talent et ma grande renommée me valent en ce jour d'être fait chevalier (de la légion d'honneur)

    Louis XIV vit à cet instant précis, s'embraser le ciel  d'un gigantesque Soleil Rouge qui n'était autre que le feu d'artifice tiré depuis le Champs de Mars en ce quatorze juillet.

    - Ho ! - Paris brûle-t-il ? 

    - Non Majesté nous célébrons ainsi chaque année  Notre Histoire !

    - On dirait le Plein Soleil ; Quelle joie de Vivre !

    Sur ces mots Alain Delon, L'Homme pressé, pris congé du Monarque qui, lui cédant Le passage rétorqua en monarque :

    - Eh bien alors allez ! Allez donc Chevalier Delon et à l'espoir de nous revoir !

    Ce à quoi, toujours simple, Delon répondit :

    Puisque nous sommes tous deux de La race des seigneurs, je vous dis donc: Adieu l'ami !
     

     

    © Dominique

     

      * Les termes écrits en cette couleur sont des titres de films dans lesquels joua Alain Delon 


     * L'Élysée: Dans la mythologie antique,était le lieu où les héros et les gens vertueux, goûtaient le repos après leur mort.

     


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    Fable que j'ai réécrite en langage argotique
    avec des mots très,très  peu châtiés.
    Je vous en demande excuses ! yes   

    Fable Revisitée : Le Renard et la Cigogne

     
    Le Renard et la Cigogne

    Un  renard  faux-jeton
    Ourdit un jour un plan
    Afin de pigeonner
    La "Livreuse d'enfants
    Au grand  cou et longues guibolles

    Il lui fixa rancard, mais c'était faribole
    Un bluff pour que chez lui  elle vienne  bouffer
    N'allez pas par - là esgourder
    Qu'il eût prévu  poiscaille
    Pour préparer la boustifaille
    Que nenni ! Il mit au fond d'une gamelle
    Deux cuillerées de flotte et quelques   vermicelles
    Que l'échassier ne put  forcément becqueter
    Et que lui  seul Goupil, se magna de bâfrer
    Elle ne moufta pas mais elle se promit
    Un retour d'ascenseur envers ce faux ami
    Elle attendit longtemps  afin qu'il ne devine
    Ce que pour lui tramait son emplumée voisine
    Puis un jour arriva le moment opportun
    Où la matoise, roublarde  oiselle
    Finaude, l'invita chez elle
    Pour y faire un bon gueuleton
    Le Renard à sa joie bien sûr ne dit pas non
    Le ballot accepta crédule
    Mais lorsqu'il mit ses mandibules
    Dans le col allongé du pichet
    Celles-ci restèrent coincées
    Et de la bonne bouffetance
     Il n'eut que la fragrance
        Et la cigogne hilare
    Le chassa dare - dare
    C'est   queue basse  et bien  possédé
    Qu'il regagna son terrier


       Moralité :

    Ne couillonnez personne
    Sans craindre que l'on vous couillonne!

       

    © Dominique

     

     

     


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    L'Agneau et le Loup

     

    Si la fable du Loup et  L’agneau
    Eût été de nos jours écrite
    Gageons que l’agnelet  pareil eux jeunes gens
    Des actuelles essences
    Aurait-eu alors plus de chance 
    Malin et très futé il n’eût pas fallu lui en conter
    Après qu'il eût bu du courant l’onde pure
    De qui il nomma Sire, n’ignorant la nature
    Ni même   la réputation
     Il n’eût pas eu l’ingénuité
    De lui tenir conversation
    Et de répondre à ses questions
    Il lui aurait certainement
    Dit de très loin ... Évidemment !
    Ceci :
     

          L' Agneau et le Loup !

        © Gif d.Bonavita        

     

    Eh Mec !
        T'es  bien  vénér
    Hé  chui pas sur tes terr
    Et mêm' si j'ai bu l'eau
         T'es pas le proprio  
       
     Tu dis tu veux m’châââtier   ?
    Radine si t'es en forme
    Car pour ça mon pote il faudrait
    Que t'arrives à m' gauler

    Eh Mec !
    Tu m’prends pour qui ?
    Tombé d' la dernièr' pluie
    T’as la dalle, t'as les crocs
    Et tu veux croquer mes os
    T'es pas cool Mec !
    J'suis qu'un mouflet
    Et sans l'moindre blème
    Tu voudrais me bouffer
    T'es qu'une caillera, un charlot
    Un dingue, un flippé, un barjo
    Mais moi j' suis pas ouf
    Eh non Mec  
    T'as pas de pot !

      
     

    © Dominique 


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    CROQUEURS DE MOTS DEFI N° 237

    ZAZA-RAMBETTE 

    Qui nous dit ceci :  

    Et si vous m’écriviez un petit texte avec le maximum d’anagrammes
    de « CHAUVE-SOURIS »

     

    En allant à l'Ecole . . .

     

    Les enfants, pour se rendre à l’école, traversèrent le bois, abritant de nombreuses sources. Ils passèrent à gué le ruisseau en chantant en chœurs. Oscar, l’un d’entre eux, fils d’un vacher, que l’on surnommait petit rousseau tant ses cheveux étaient cuivrés, se porta au secours d’un souriceau. Il œuvra à sa survie,  le hissa, le secoua, le sécha avec un pan de sa chemise en viscose, puis le sécurisa tant il avait de cœur; sans se soucier de sa chaussure de cuir qui avait été cousue en raison de l’usure et n’avait pas survécu aux souches. Il eut du mal à suivre ses copains et ses sœurs qu’il tenta de rejoindre au pas de course ; il  sauta la haie avec aisance ,ce qui dérangea une araignée posée sur sa "rosace", et  fit fuir une hase et quelques oies.  Il arriva à l’école en sueurs. Une fois dans la cour, il s'achemina vers la coursive menant à sa classe et alla s’asseoir, sur sa chaise. Ce retardataire hérissa l’instituteur qui, les bras croisés ne  le cria pas se contentant d’ hausser  les épaules plutôt que de sévir. Le garçon ahuri, ouvrit son casier qu'il avait aménagé et, après y avoir sorti l’un de ses cahiers, ravi qu’il ait survécu, il y déposa le bébé souris qui se retrouve alors avec des biscuits que, vorace il savoure pour assouvir sa faim. Tandis que le garçonnet d’un écriture cursive écrivit, dictés par l'instituteur chauve, des mots tels que : Auchoises, housserai, souscrive etc... Relatifs à un exercice qu'il ne révisa pas. Comment eût-il pu savoir ?

     

    © Dominique


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    PASTICHE

     

    Sur L' Air  DeLA CHANSON  DES  JUMELLES

    Du Film 

    " LES DEMOISELLE DE ROCHEFORT "

     

    LES CONTRACTUELLES

     

    Mes Pastiches : Les Contractuelles

     

    Refrain

    Elles sont contractuelles
    Elles vérifient que les autos
    Ne soient pas mal garées
    Portes cochères ou sur bateaux
    Dans les rues, les ruelles
    Avec leur carnet leur stylo
    Elles traquent  les infractions, les délits
    C'est là leur boulot

    Couplet

    Elles n'ont pas un   sa/ lai /re  -  mi /ro/ bo/lant
    Et font un métier guère / va / lo / ri /sant
    De la population vouées  aux gémonies
    Comment donc pourraient-elles, n'avoir d'acrimonie
    Elles verbalisent de  par / faits / -  in / co /nnus
    Qui voyant les P-V semblent tom / bés  /  des / nues
    Ils cherchent des excuses, des mots qui amadouent
    Mais avec les Pervenches, ça ne marche pas du tout

    Refrain

    Elles sont contractuelles
    Et parfois dans le caniveau
    Elles retrouvent froissé
    Ces petits papillons-cadeaux
    Qu'avec beaucoup de zèle
    Elles distribuent à gogo
    Coincés sur l'essuie-glace
    Entre pare-brise et capot

    Couplet

    Sitôt qu'un véhicule est  mal  /sta / tion / né
    Elles sont toujours là pour le  sanc/ tio /nner
    De même sur une zone avec horodateur
    Sera verbaliser qui dépassera l'heure
    Elles sont déterminées et n'ont pas  froid  / aux  / yeux
    Ces auxiliaires de police en  uni  / for / me / bleu
    Qui ont abandonné les légumes pour les fruits
    Et vous colles des prunes et des amendes aussi

    Refrain

    Elles sont contractuelles
    Elles vérifient que les autos
    Ne soient pas mal garées
    Portes cochères ou sur bateaux
    Dans les rues, les ruelles
    Avec leur carnet leur stylo
    Elles traquent les infractions, les délits
    C'est là leur boulot

     

     © Dominique


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