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    Mes Fables :  Pourquoi ?

     

    Pourquoi ?

     

    Pourquoi donc, êtres  humains, nous appelez vous :
    « Bêtes »
    Le plus bête souvent, n'est pas celui qu'on croit
    E
    t sans vous faire offense, je m'en vais de ce pas
    V
    ous prouver à quel point, votre idée est surfaite
    Q
    uand vous venez au monde, il vous faut quelques mois
    A
    vant que de pouvoir marcher avec aisance
    P
    our nous, les animaux, si petit que l'on soit
    N
    ous marchons, dès notre naissance
    L
    e créateur voulu vous doter de parole
    I
    l avait ses raisons, pour nous la point donner
    N
    'êtes vous pas surpris ? Moi je trouve ça drôle
    N
    ous pouvons vous  comprendre 
    Mais vous, ne  le pouvez !
    N
    ous flairons le danger, avant qu'il ne survienne
    V
    ous n'en prenez conscience, qu'une fois qu'il est là
    J
    e n'en fais pas grief, autant qu'il m'en souvienne
    V
    otre constitution, n'y prédispose pas
    N
    ous respectons la vie , Elle vous indiffère
    E
    t si des prédateurs, se trouvent parmi nous
    L
    eur instinct de survie, les oblige à le faire
    L
    e plaisir de tuer, seul commande chez vous 
    V
    ous détruisez nos vies, sans la moindre vergogne
    L
    a vie d'un animal, qu'est ce donc, après tout ?
    M
    ais vous arrêteriez , votre sale  besogne
    S
    i vous pouviez comprendre, qu'on souffre comme vous
    M
    a condition de chien, ne peut qu'abominer
    L
    a manière dont on traite, nombre de mes congénères
    S
    i certains sont heureux, ont trouvé un foyer
    D
    'autres  bien moins chanceux, vivent dans la misère
    A
    près avoir connu, adorables petits chiots
    D
    'une famille unie, l'affection , la tendresse
    Q
    uand ils deviennent grands, et dérangent un peu trop
    I
    ls sont abandonnés par une main traîtresse   
    Q
    ui  ne  se soucie point, de ce qu'il adviendra
    D
    e celui  qu' hier encor , elle serait dans ses bras
    Sans l'ombre d'un remord, mais  avec quelle  bassesse.
    V
    ous  que l'on nomme humains, êtes capables de « Çà »
    J
    amais, vous ne verrez, un chien quitter son maître
    B
    onne est notre nature et sain est notre esprit
    M
    ême s'il nous  traitait, aussi mal qu'on peut l'être
    P
    our lui , nous serions prêts, à sacrifier nos vies
    B
    ien  que n'ignorant  pas, qu'il est de bonnes gens
    Q
    ui savent nous aimer, au sein  de vos semblables
    L
    a  réciprocité  me  paraît cependant, inconcevable
    V
    oilà en quelques mots, la raison du pourquoi
    L
    e plus bête souvent, n'est pas celui qu'on croit !
                                   

     

    © Dominique


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     " MES  FABLES " 

     

      Je demande excuses à
    " Monsieur De La Fontaine "
    de m'être permis d'imaginer à sa Fable 
    "La Cigale et la Fourmi"
    Une suite .

    En quelque sorte ...
     "  La Réponse du berger à la bergère  "
    A savoir, ce qu' aurait pu répondre la Cigale
    A cette provocation verbale.

     

       La Cigale  A  La Fourmi  

    Mes Poèmes : La Fourmi  A  La Cigale

     

    Vous me commandez de danser
    Serait-ce « Devant le Buffet » ?
    Petite bestiole mesquine
    Que tantôt je nommais voisine
    Est-ce là tout votre bon cœur ?
    De par le vœu du créateur
    Je chante, égale à mon engeance
    Et ne nie point cette évidence
    Mais cela peut-il justifier
    La façon dont vous me traitez
    Sachez que mes stridulations
    Quand revient la belle saison
    Se font entendre à  la ronde
    Et satisfont beaucoup de monde
    Peut-on de vous et vos semblables
    Trouver action aussi louable ?
    Que nenni ! Et dussè - je encore
    Par quelques mots que j'édulcore
    Accroitre votre acrimonie
    Outre votre parcimonie
    J'ajoute que votre existence
    Et plus proche de la nuisance
    Qu'elle peut l’être du profit
    Car afin de faire vos réserves
    L'on peut voir si l'on  vous observe
    Que vous vous déplacez en masse
    Et que semblable à vos comparses
    Vous envahissez les logis
    Garde-manger, en colonies
    Et pour de vous se délivrer
     
    On se doit de pulvériser
    Mais je suis cigale pacifiste
    Et de surcroît je suis altruiste
    Si bien qu’ayant peu de pitance
    Si l’on me demande assistance
    Je suis prête à tout partager
     Point n'est besoin que d'être aisé 
    Pour faire oeuvre de charité !

     

    © Dominique


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    Aux Temps Jadis 

    Mes  Fables : Aux temps jadis

    Peinture de Julien Dupré (1851-1910 )

     

    Aux temps jadis vivaient, dans une humble chaumière 
    Un couple de bergers et leur fille, bergère 
    La jeune fille était douce, sage et amène 
    Et malgré sa beauté, la simplicité même 
    Un jour qu'elle veillait à ce que paisse son troupeau 
    Non loin d'elle se trouvait un garçon jeune et beau 
    Elle ne le vit point, car il était caché 
    Derrière les rameaux d'une haute futaie 
    Agile elle sautillait et chantonnait gaiement 
    Tandis que ses cheveux s'ébouriffaient au vent 
    Le jeune homme admirait le merveilleux tableau 
    De cette adolescente, vêtue que d'oripeaux 
    Mais qui avait une grâce innée, si naturelle 
    Et qui le changeait tant de toutes ces donzelles 
    Cérémonieuses, guindées, fardées, trop bien coiffées  
    Rien ne lui plaisait plus, que la simplicité 
    Bien qu'il craignit qu'elle fuit ou qu'elle fût effrayée 
    Sortant de sa cachette il osa l'aborder 
    - Pourriez-vous Jeune Fille, me dire si dans le val 
    Coulerait un ruisseau où boirait mon cheval ? 
    - Le ruisseau est trop loin, mais venez donc chez nous 
    Il y a de l'eau pour lui et du bon vin pour vous ! 
    Ce qui fut dit fut fait et depuis ce jour-là 
    Ils devinrent amis et même,  plus que cela 
    Mais lorsqu'il lui fit part, de son titre nobiliaire 
    Elle ne supporta plus, que d'être roturière 
    Voulant donner le change quant à sa condition 
    Elle désira quitter, chaumière et moutons 
    Et se voulut vêtir comme ces jeunes filles 
    Qu'elle voyait partout déambuler en ville 
    Leur ressembler en tout, elle n'aspirait qu'à ça 
    Ce qu'abhorrait l'galant, sans qu'elle s'en doutât 
    Élégamment vêtue, elle fut si transformée 
    Qu'elle perdit sa candeur, sa spontanéité 
    Tout ce que le jeune homme, avait aimé en elle 
    Par voie de conséquence, elle le perdit aussi 
    Devenue comme les autres, il n'en fut plus épris 
    Toutes ces transformations nuisirent à ses desseins 
    Car le Mieux trop souvent, est l'ennemi du Bien ! 

     

      © Dominique  


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    " MES  FABLES "  

     

    "Le Nanti et le Pauvre" 

     

    MES FABLES : Le Nanti

    L’histoire se passa en période antique
    Dans un vaste palais de Mésopotamie
    Tout près de Babylone que des récits bibliques
    Décrivent comment étant une citée honnie
    Là, vivait un Nabab un homme cousu d'or
    Qui ne songeait qu' à lui et à son opulence
    Ne pouvant vivre heureux qu'au milieu de trésors
    Noyé dans une débauche de surabondance
    Aux marches du palais était un homme assis
    Âgé et loqueteux que des gens inhumains
    Chassaient à chaque fois qu'il le voyait ainsi
    Posé sur une marche un ballot à la main
    Lui donnant du bâton ou lui jetant des pierres
    Car comment osait-il lui, cet être indigent
    Venir salir les marches d'un palais éminent
    Et l'on pouvait alors voir partir le pauvre hère
    Injurié  et meurtri mais toujours sans mot dire
    Pour se mettre à l'abri de la maudite sphère
    Sur laquelle veillaient les méprisables sbires
     Chaque jour cependant il revenait s'asseoir

    Quels étaient ses desseins, était-il doloriste ?
    Pour revenir ainsi sachant que chaque soir
    La volée de bois vert sur son dos viendrait choir
    Aimait-t-il être battu.. ? Était-t-il masochiste ?
    Voyant un soir venir vers lui  les hommes de main
    Sans plus se démonter il leur tendit la sienne
    Il osa  demander l'aumône  aux béotiens
    Et contre toute attente, le plus jeune remit
    Au creux de celle-ci deux "drahms" en une obole
    L'homme le remercia, sans aucune  parole
    Mais par un doux sourire ému et attendri

    - Tu as donné deux pièces à cet homme dit l'autre
    Mais c'est un moins que rien, tu devais les garder
    C'est ce qu'a dit le Maître de ne lui rien donner

    Il l'interdit à tous et tu es l'un des nôtres !

    - N'as-tu pas vu ? Pauvre homme il avait juste un pagne
    Pour tout autre vêtement  que la peau  sur les os
    Certes je ne suis pas riche, vu le peu que je gagne
    Mais lui pourra manger quelques grains de sorgho !

    - Sais-tu ce que tu risques d'avoir désobéi
    Au Maître en ayant fait ce qu'il a interdit ? 

    - Je le sais et l'assume et si c'est avoir tort
    Que de venir en aide aux  êtres vivant dehors 
    Je m'en remets aux dieux et accepte mon sort !

    A l' instant où le garde prononça ces paroles
    Qu'on aurait dit sorties droit d'une parabole
    La terre alors trembla et le sol s'entrouvrit
    Engloutissant  palais, le nabab avec lui
    Les gemmes, les trésors, les richesses amassées
    Les êtres ayant fait preuve d'aucune aménité
    Tout fut enseveli dans l'immense cratère
    Au terrible séisme, seul deux hommes échappèrent
    Ce fut le charitable et le mendiant âgé
    Qui n'était autre qu'un Dieu, qui les hommes, visitait ! 
    Jean II le Bon l'a dit
    Et  j'en suis convaincue

    * Un bienfait n'est jamais perdu ! *



    © Dominique

    * Citation  de Jean II Le Bon, Roi de France (1350 -1364) 

     


     


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    " MES  FABLES " 

     

    Le MYOPE et  Le MULET

     

    Mes Fables :Le Myope et le Mulet


     Un jour dans un village un noble s’ arrêta
    Devant une écurie, cherchant une monture
    Noble il l’était ma foi, mais hélas la nature
    Ne l’avait point pourvu d’innombrables appas
    Il était disgracieux autant que l’on peut l’être
    Fluet était son cou, démesurée sa tête
    Pour aussi gros qu’ils soient, ses yeux exorbités, 
    Avaient de Dame taupe, l’identique acuité
    Marchant à l’aveuglette il avait bien du mal
    A choisir pour la route un fringant animal
    Ce qui, au maquignon pensant à la déveine 
    De n’avoir qu’un mulet, bien sûr parut aubaine
    Et quand le gentilhomme demanda à choisir
    C’est de notre mulet qu’il s'en alla quérir

     

    - Permettez Monseigneur, j’ai pour vous fait ce choix
    Mon meilleur élément, vous ne regretterez pas !
     

    Le noble s’en saisit et s ‘en allait flatter 
    De la paume de la main la tête de l’équidé
    Quand l’homme, qui eut  soin, de rabattre en arrière
    De l’animal hybride  les trop longues oreilles
    S’empressa de parler pour faire diversion
    Et détourner ainsi de notre homme l’attention

     

    - Jai peine à vous le vendre, car j’y suis attaché
    Cest une belle bête, j’aurais l’aimer garder
    Mais vous me plaisez bien et je m’en vais faire taire
    Mes sentiments afin que vous fassiez affaire !

       

          Le myope trop heureux enfourcha la monture
    Qu’il paya aussitôt pour la vente conclure
    Il se félicita de son acquisition
    Pensant avoir fait là, bien bonne opération
    Au sortir du village, bien vite il déchanta
    Notre fringant coursier, marchait seulement au pas
    Et lorsqu’il dut montrer son mécontentement
    A défaut de hennir , il n’émit qu’un braiment

    - 

    Quand vous traitez affaire, faites en sorte de grâce
    De ne pas devenir le Dindon de la farce !



          © Dominique


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