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    Mes Poèmes : La Vieillesse

    La Vieillesse

     

    Que l'on soit un saint homme, que l'on soit un tyran
    Que l'on soit laid ou beau, malade ou bien portant
    Que l'on vive comme un gueux ou bien dans l'opulence
    Nous nous soumettons tous, un jour à sa puissance
    Les armes dont elle use, ne sont pas en airain
    N'ont pas été frappées aux forges de Vulcain
    Et pourtant leur pouvoir n'en est pas moins immense
    Ennemie redoutable, de tous temps combattue
    Nul être en ce bas monde, ne l' a jamais vaincue
    Son empire est bâti sur des forces invisibles
    Ce qui la rend de tous, pour toujours invincible
    Elle a pour père  le Temps, pour mère, la Patience
    Pour accomplir son œuvre, elle a notre existence
    Pendant des décennies elle se fait oublier
    Profitant de ce temps, pour ajuster ses traits
    C'est insidieusement, qu'elle s'immisce en nous
    Nous ne la ressentons pas, ou du moins, pas d'un coup. . . .
    Pourtant, jour après jour, pareille à la  Mygale
    Autour de notre vie, elle tisse sa toile
    Plantant dans notre  corps, son  terrible  aiguillon
    Elle en boit la jeunesse, altère la raison
    Notre peau se lézarde, nos yeux se troublent un peu
    Et d'une couleur blanche, se teintent nos cheveux
    Le pas se fait plus lent, la marche difficile
    Et nos gestes tremblants, nous rendent malhabiles
    Nos épaules se voûtent sous le manteau des ans
    Et l'on s'endort souvent comme un petit enfant
    Il n'est que le bonheur qu'elle ne puisse combattre
    Tant que l'on sait aimer, elle ne peut nous abattre
    Car en effet, ne dit-on pas souvent ?
    Que lorsqu'on aime,  on a toujours vingt ans !


     

    17 juin 1996

     © Dominique

     

     

     

     


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    Mes Poèmes : L'Enfant

    L'Enfant

     

    L’Atmosphère était lourde en ce beau jour d'été
    J'étais sur un fauteuil, nonchalamment couchée
    Le sommeil me gagnait, quand je sentis soudain
    Que la main d'un enfant se posait sur ma main
    Je fus très effrayée par cette sensation
    Soudain, mes yeux s'ouvrirent et je fis un grand bond
    Car il y avait vraiment un enfant près de moi
    Une enfant, devrais-je dire, car l'enfant… C'était moi !
    J'avais six ou sept ans, car je reconnaissais
    La petite robe bleue, que j'avais tant aimée
    Il n'est rien d'étonnant à cela, direz-vous
    Il est normal qu'on rêve lorsqu'on dort, après tout
    Mais je ne rêvais pas ! Et l'enfant en question
    Venait me demander quelques explications
    Qu'as-tu fait de ta vie ? Tristement me dit-elle
    Il y avait tant de projets, que j'avais fait pour elle
    Je rêvais d'être heureuse, d'un métier épatant
    D'une belle maison, d'élever mes enfants
    J'espérais voir un jour grandir ma descendance
    De cette destinée, tu as rendu la sentence
    J'avais un potentiel !  Et tu l'as gaspillé
    J'avais un avenir !  Et tu me l'as volé
    Vois !  Mes yeux étaient beaux, d'aucuns me le disaient
    Les tiens sont tellement tristes…Qu'ils semblent  délavés
    On me disait jolie... T'es-tu donc regardée ?
    Pense  un peu  à Maman, qu'as-tu donc fait pour elle ?
    Elle  a tellement voulu que notre vie soit belle
    Elle nourrissait pour moi, certaines ambitions
    Tu lui as apporté, que des désillusions
    J'avoue, qu'à un moment, tu as su me surprendre
    J'ai sincèrement cru, que tu allais comprendre
    A défaut de m'avoir construit une famille
    Tu ne t'en sortais pas mal. T'étais plutôt gentille...
    Sans avoir décroché de diplôme, sans bagage
    Tu gagnais bien ta vie ! Tu faisais des voyages …
    Mais quelques temps plus tard, tu perdais ton emploi
    Qu'es-tu donc devenue? Que reste-t-il de moi ?
    Et tandis que parlait ce petit bout de femme
    Qui me brisait le cœur et m'arrachait des larmes
    Tout ce que je sus dire c'est  « Maman n'est plus là ! »
    Elle me répondit  « Je l'ai su avant toi ! »
    Et me voyant surprise par sa phrase Sibylline
    Elle ajouta alors, de sa voix enfantine
    Sais-tu ce qu'il advient de l'enfant que remplace
    L'adulte qui grandit et qui vole sa place ?

    L'enfant s'en va là-bas, où les mortels s'en vont !
    Mais, t’es-tu seulement, posé cette question ? 



       

                    © Dominique                   
       


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        "Mignonne"

     

    Quand  tu verras Mignonne, sur ta peau opaline
    Se creuser ces sillons, que seul le temps dessine
    Que ton corps harassé te paraîtra  pesant
    Te contraignant à vivre une partie du temps
    Assise et, que dans un réflexe, tes pauvres mains iront
    Flatter sur tes genoux, le chat dormant en rond
    Comme je le fais, vois-tu ?  Tu fermeras les yeux
    Pour aller retrouver cet ailleurs merveilleux
    Pays où tu étais encore jeune et jolie
    Et tes paupières closes, feront dire aux plus p'tits 
    Ne faisons plus de bruit... Grand-mère s'est endormie ! 
    Mais toi seule sauras, que tu n'as pas sombré
    Aussi facilement dans les bras de Morphée
    Mais facétieusement, tu le laisseras croire
    Afin que de pouvoir savourer ta victoire
    Ce jeu, qu'avec le temps tu auras engagé
    Pour, fuyant ton présent : Revivre ton passé  
    Et tu remonteras une à une les heures
    Pour retrouver tous ceux qui vivront en ton cœur
    Et qui bien malgré eux, les uns, après les autres
    Auront du  « Paradis»  vu s'entrouvrir la porte
    Ressuscitant ces jours, ces merveilleux moments
    Qui ont peuplé ta vie, tous ces visages aimants
    Que tu verras heureux, que tu entendras rire
    Qui feront sur tes lèvres s'esquisser un sourire
    Béatitude heureuse, de ceux que rien n'dérange
    Qui laissera penser, que tu souris aux « Anges »
    Tu t'octroieras, ainsi, ces plages de bonheur
    Car seuls, ces instants là, feront battre ton cœur
    Bien qu'aimant, adorant, très fort  ceux qui t'entourent
    Les comblant, de bienfaits, de tendresse et d'amour

    De toute ma lignée Mignonne ! Toi seule me ressembles
    Et nous avons passé, tant de journées ensemble
    Et si je te révèle, aujourd'hui mon secret
    C'est que tu es la seule, digne de l'écouter
    Tu es celle en laquelle, je me revois le mieux
    Mais tu es surtout celle, qui a  vu que mes yeux
    Bien qu'ils fussent fermés, laissaient couler des larmes
    Et cet après midi, quand tes cousins t'ont dit
    Ne faisons plus de bruit...
    Grand-mère  s'est endormie !
    Toi seule es venue voir de plus près mon visage
    Lentement, t'y es penchée, déposant au passage
    Sur mon font un baiser si doux, si apaisant...
    Tu as séché mes pleurs, très délicatement
    Et  après que tu m'aies serrée contre  ton cœur
    Tu répondis : Nigauds ! 

    Elle ne dort pas ... Elle pleure !



            © Dominique

     


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    LE  GRAND PIN   

     

     

    Allongée près de Toi, ma main serrant la Tienne
    Nous regardions ensemble les branches du grand pin
    S’agiter sous le vent, telles de grandes  mains
    Paraissant saluer les amis lorsqu'ils viennent

     

    Comme j’aimais ce lit, comme j’aimais Ta chambre
    Qui semblait suspendue  là, entre Terre et  Ciel
    Mais j’aimais plus encore ces instants  doux et tendres
    Qui laissèrent en moi un exquis goût de miel

     

    J’égrenais avec  Toi, mes souvenirs d’enfance
    Tous ces moments heureux  que l’on a partagé
    Devenus si précieux, par  le poids de l’absence
    Qui d'années en  années m’est plus lourde  à porter

     

    Je Te disais, alors : Maman tu te souviens … ?
    Et nous parlions longtemps et nous parlions encore
    Jusqu’à ce que vaincue,  tu t’endormes soudain
    Comme un petit enfant, bercée par mes paroles

     

    Je profitais alors de l’instant éphémère
    Pour pouvoir sans pudeur  m’imprégner  de Tes traits
    Afin qu'en mes pensées " Jolie Petite Mère "
    Ainsi que dans mon coeur,  ils vivent à tout jamais

     

    © Dominique

     

     


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    CORSE

    Mes Poèmes : Corse !

    Berceau de mes parents, terre de mes ancêtres
    Un destin malicieux loin de toi me fit naître
    Mais je n'en suis pas moins l'une des tes enfants
    Puisque je porte d'eux et les gènes et le sang
    Ile bénie des Dieux, que la vague caresse
    Loin de tes rives d'or, s'égaya ma jeunesse
    Mais je voue cependant à tes sublimes attraits
    Cet amour ancestral qu'alloue l'hérédité
    Alors que j'atteins l'age où l'avenir décline
    Du bout de l'horizon m'appellent mes racines
    Et tout comme l' Hélianthe se tourne vers le ciel
    Mon âme languissante répond à leurs appels
    Si je n'ai pu avoir ta terre pour berceau
    Puisse Dieu faire un jour, qu'elle soit mon tombeau !



     © Dominique

     

     


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