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    Mes Poèmes : Si Dieu avait Voulu !

     

     Si Dieu avait Voulu !

     

    Si Dieu avait voulu qu’un jour j’aie des enfants
    J’eus souhaité qu’ils m’aiment, comme ma mère fut aimée
    Jeus désiré pour eux, que mon cœur de maman 
    Soit un refuge d’amour, comme le sien l’était
    J’aurais aimé avoir, un peu de son savoir
    Cette douce aptitude, que seul l’amour dispense
    Le don de deviner afin que de pouvoir
    Leur épargner les peines, les chagrins à l’avance
    J’aurais aimé savoir, leur consacrer ma vie
    Comme Maman le fit, pour nous, dès la naissance
    Privilégiant toujours, nos désirs, nos envies
    Sacrifiant aux nôtres, toutes ses espérances
    D’ Elle j’aurais aimé, hériter la droiture
    La vertu, la douceur, l’altruisme, la probité
    Toutes ces qualités, dont sans demi-mesure
    La providence sut, de tout temps la parer
    J’aurais aimé pouvoir enseigner les préceptes
    Qui rendent les êtres droits, honnêtes et courageux
    Leur apprendre la vie, afin qu’ils en acceptent
    Tant les moments de joie, que les jours malheureux
    J’aurais voulu enfin, qu’en mes jours finissants
    Mes enfants sur leur cœur, avec amour m’étreignent
    Déposant sur mon front de doux baisers brûlants
    Qu’ ils me tiennent la main, comme on tenait la Sienne
    Mais aurais-je mérité toutes ces prévenances
    Que mérita Maman, tout au long de sa vie
    Aurais-je de mon amour donné la quintessence
    En aurais-je eu la force, bien qu’ayant eu l’envie
    De cette Mère aimante, je n’ai pas l’envergure
    Dieu seul le savait bien et je sais que pour ça
    Craignant que je ne puisse tenir cette gageure
    I
    l aurait pu vouloir… Mais il ne voulut pas !

     

    24 mai 2002

    ©  Dominique


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    Mes Poèmes : Toi !

    TOI  !

     

    Je n'étais qu'une enfant, que déjà j'espérais 
    Ta venue en ce monde en berçant mes poupées
    C'était encore le temps où les gosses croyaient
    Que c'était dans les choux que les enfants naissaient   
    Cette histoire de choux tout autant que de roses
    Sans  trop savoir pourquoi m' inspirait peu de choses
    Je trouvai plus normal lorsque un  jour me fut dit
    Que  les petits bébés  s'achetaient à  « Paris »
    Mais ne  m'expliquai point qu' afin de t'acquérir
    Il me faille un mari et de surcroît : Grandir !
    Embarrassent dilemme  car je voulais de Toi
    Mais  ne souhaitais point de mari sous mon toit
    Et ce temps merveilleux doux temps de l'innocence
    Se dissipa bien vite avec l'adolescence
    Si mon désir d'enfant s'était intensifié
    Je ne rechignais plus aux joies  de l'hyménée
    Mais n'ayant pas trouvé  ou aimé réellement
    L'homme duquel j'aurais aimé porter l'enfant
    Les unes après les autres les années s'écoulèrent
    Entravant  peu à peu mon désir d'être mère
    Jusqu'au jour ou hélas je pris alors conscience
    Que de donner la vie je n'eus plus d'espérance     
    Et dus me résigner irrémédiablement
    A l'idée que jamais je ne serai  « maman »
    Je  n'ai nullement vu  s'accomplir le dessein
    De te sentir grandir t'agiter  en mon sein
    N' ai pas non plus connu cette  joie si intense
    Que, malgré les douleurs procure une naissance
    Je n'ai pu  savourer ce délicieux instant 
    Où pour la première fois tu m'aurais dit : Maman !
    Et je n'aurai  jamais  pour mon rappel à Dieu
    Ta main si bienveillante pour me fermer les yeux

                 
      

    © Dominique

     


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    Mes Poèmes : France !

    FRANCE 

     

    France !   Mère  Patrie
    Pays où je suis née
    Je voudrais tant qu'on t'aime
    Comme je t'ai aimée
    France de Montesquieu , de Voltaire , de Rousseau
    France de  d' Alembert, France de Diderot
    Pays des « Droits de l' Homme » du « Siècle des Lumières » 
    Où chacun s'exprimait dans la langue de Molière
    Grand Dieu !   Que t' a-t-on fait  ?
    Dans les conversations,  de nos jours l'on n'entend
    Que l'emploi  d'anglicismes ,que  formules en Verlan ,
    A la femme qu'on chérit, on ne dit plus : Je t'aime !
    P
    ourtant le verbe « Aimer » , rime en chaque poème

    Dans un néologisme, aussi laid  qu'il est neuf
    On dit tout  simplement : Je la  Kiffe cette Meuf   !
    Et lorsque on est en groupe, qu'on part et  s'en détache
    On n'dit plus: Je vous quitte !   Mais plutôt: Je m' arrache !
    Vous Pays francophones qui vous évertuez

    A toujours employer un Français épuré
    Vous devez  bien sourire, face à l' aberration
    D'une langue  bafouée  par sa propre  Nation
    Pères de la  « Pléiade » de  Ronsard  à  Belleau
    Vous devez tressaillir au fond de vos tombeaux
    Pauvre FRANCE ! 
    Il n'est pas seulement que tes mots, qui aient changé
    Mais ton sens des valeurs , Morale, Charité
    Qu'on enseignait en classe, de façon quotidienne
    L'écrivant au tableau, pour que l'enfant l'apprenne
    Mais tout est désormais aboli , périmé ,
    Les usages, la vertu, y compris le respect
    Envers les enseignants, comme envers les Aînés
    FRANCE de ma jeunesse, je ne te reconnais plus
    J' éprouve de la peine. Non , que je ne t'aime plus !
    Je t'imagine un peu ; Vieille Dame aux abois
    Abandonnée, aux mains de  gens qui la rudoient
    L'on se prévaut de toi,  pour tirer avantages
    Mais au moindre prétexte, on ternit ton image
    Souvent, je m'interroge, me posant cette question:
    D'autres que moi, font-ils cette constatation ?
    Et par cela, sont-ils comme moi, attristés  ?
    Car, même la nostalgie… n'est plus ce qu'elle était !


      
    © Dominique

     


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    CORSE

    Mes Poèmes : Corse !

    Berceau de mes parents, terre de mes ancêtres
    Un destin malicieux loin de toi me fit naître
    Mais je n'en suis pas moins l'une des tes enfants
    Puisque je porte d'eux et les gènes et le sang
    Ile bénie des Dieux, que la vague caresse
    Loin de tes rives d'or, s'égaya ma jeunesse
    Mais je voue cependant à tes sublimes attraits
    Cet amour ancestral qu'alloue l'hérédité
    Alors que j'atteins l'age où l'avenir décline
    Du bout de l'horizon m'appellent mes racines
    Et tout comme l' Hélianthe se tourne vers le ciel
    Mon âme languissante répond à leurs appels
    Si je n'ai pu avoir ta terre pour berceau
    Puisse Dieu faire un jour, qu'elle soit mon tombeau !



     © Dominique

     

     


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    LE  GRAND PIN   

     

     

    Allongée près de Toi, ma main serrant la tienne
    Nous regardions ensemble les branches du grand pin
    S’agiter sous le vent,  pareilles à des mains
    Paraissant saluer les amis lorsqu'ils viennent

     

    Comme j’aimais ce lit, comme j’aimais ta chambre
    Qui semblait suspendue  là, entre Terre et  Ciel
    Mais j’aimais plus encore ces instants  doux et tendres
    Qui laissèrent en moi un exquis goût de miel

     

    J’égrenais avec  Toi, mes souvenirs d’enfance
    Tous ces moments heureux  que l’on a partagé
    Devenus si précieux, par  le poids de l’absence
    Qui d'années en  années m’est plus lourde  à porter

     

    Je te disais, alors : Maman tu te souviens … ?
    Et nous parlions longtemps et nous parlions encore
    Jusqu’à ce que vaincue,  tu t’endormes soudain
    Comme un petit enfant, bercée par mes paroles

     

    Je profitais alors de l’instant éphémère
    Pour pouvoir sans pudeur  m’imprégner  de tes traits
    Afin qu'en mes pensées " Jolie Petite Mère "
    Et au fond de mon coeur,  ils vivent à tout jamais

     

    © Dominique

     

     


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