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    Mes Poèmes : Chers Parents !

    Mes Poèmes : Chers Parents !

    Chers Parents ! 
     
     

    Vous étiez de cette île, où le sens des valeurs
    Le respect, la droiture, sont des codes d’honneur
    L’ « Alta Rocca »  Maman !  Fut ton berceau,  ta terre

    Pour Toi,  ce fut le nord,  le « Nebbio » Petit Père !
    Rien ne vous destinait à vous connaître un jour
    Mais c’était là, le vœu, le dessein de l’ Amour
    Qui poussa facétieux, vos parents mutuels
    A quitter leur patrie, leurs  Us  traditionnels
    Pour venir s’établir avec femme et enfants
    Sur ce sol inconnu, qu’était le « Continent »
    Il est bien des régions, dans notre belle France
    Mais le Destin voulut, que ce fut en Provence
    Et plus précisément, au bord du Lacydon
    Que chacun décida, que serait sa maison
    Et l’étoile commune à vos deux destinées
    Au dessus de vos têtes, ne cessait de briller
    Dans le même quartier, elle guida vos pas
    Ils vinrent habiter même rue, même endroit
    Un étage seulement, séparait vos logis
    Et de voisins vous fûtes, bien vite des amis
    Sur lesquels, Cupidon  ne cessant de veiller
    Au moment opportun, vint décocher ses traits
    Tous deux en fûtes atteints et cet amour naissant
    Gratifia vos vies, de deux jolis enfants
    Enfants qui furent aimés, enfants qui furent heureux
    Qui grandirent trop vite et qui deviennent vieux
    Et auxquels vous manquez inexorablement
    Alors, dans le silence, quand s’égrène le temps
    Sous nos paupières closes, revivent vos visages
    Mais  des larmes, aussitôt, viennent en troubler l’image
    Avant que la vision, peu à peu se délite
    Le cœur lourd de chagrin, nous murmurons bien vite
    Tous ces mots de ferveur, d’amour et de tendresse
    Que vos deux orphelins, d’ ici bas, vous adressent
    Pour que mus, par la force de nos pieux sentiments
    Ils s’envolent vers vous, sur les ailes du vent

     

                  © Dominique              
       02 décembre 2004

    Mes Poèmes : Chers Parents !


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    Les Premiers Pas

     

    Lorsqu'un enfant apprend à faire ses premiers pas
    Il mène avec la vie, son tout premier combat
    Ce n'est pas chose simple, que de devoir poser
    Sans perdre l'équilibre, chacun des petits pieds
    Le pas est indécis, la jambe malhabile
    La décoller du sol, Dieu, que c'est difficile
    Et quel est donc ce traître qu'il sent mais ne voit pas
    Qui l'oblige à s'asseoir, alors qu'il ne veut pas ?
    Là-bas Maman sourit, elle lui tend les bras
    Il veut aller vers elle, mais il ne le peut pas
    Longue est cette distance, qui le sépare d'elle
    Oui mais, Maman l'attend et tendrement l'appelle
    Alors, il faut y aller ... !
    D'un pas mal assuré, regardant droit devant
    Il pose son regard dans celui de Maman
    Et malgré l'ombilic qui fut un jour tranché
    Il reste par ce lien, à sa mère attaché
    Et c'est dans cet amour, qu' il puise l'assurance
    Qui fait que lentement ..., peu à peu ..., il avance



       © Dominique


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    Hommage 

     

    A vous tous  sans lesquels je n'existerais pas
    A vous qui avez fait qu'à mon tour je sois là
    Que je ne connais pas, mais qui me connaissez
    C'est vers vous aujourd'hui que montent mes pensées
    Il m'a fallu du temps, avant d'avoir conscience
    Que j'ai reçu la vie, grâce à vos existences
    Parce que l'un de vous, un jour fit un enfant
    Et que lui à son tour, il en  fit tout autant
    Qu'à chaque génération, il en fut fait ainsi
    C'est donc bien à vous tous, que je dois d'être ici
    C'est toujours votre sang qui irrigue mes veines
    Pour cela je vous dit :

    « Ascendants, je vous aime ! »

    L' âge mur étant là,  je me sens plus encline
    A repenser à vous et je vous imagine
    Grands-pères et grands-mères, comment donc étiez vous ?
    Quels étaient vos visages, vos yeux étaient-ils doux ?
    Dans ces siècles passés quelles furent vos existences ?
    Ai-je hérité de vous, certaines ressemblances ... ?
    Je pense à vous souvent et quand je vous évoque
    Chacun de vous portant ses vêtements d'époque
    C'est autour d'une table, que vous êtes assis
    Un sentiment de paix, de la pièce irradie
    Vous êtes installés par rang de filiation
    Réunis dans l'amour et les générations
    J'aimerais tellement, " Un jour " vous rencontrer
    Parvenue à l'honneur, d'être à vous présentée

                                         

     

    © Dominique


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    Mes Poèmes : France !

    FRANCE 

     

    France !   Mère  Patrie
    Pays où je suis née
    Je voudrais tant qu'on t'aime
    Comme je t'ai aimée
    France de Montesquieu , de Voltaire , de Rousseau
    France de  d' Alembert, France de Diderot
    Pays des « Droits de l' Homme » du « Siècle des Lumières » 
    Où chacun s'exprimait dans la langue de Molière
    Grand Dieu !   Que t' a-t-on fait  ?
    Dans les conversations,  de nos jours l'on n'entend
    Que l'emploi  d'anglicismes ,que  formules en Verlan ,
    A la femme qu'on chérit, on ne dit plus : Je t'aime !
    P
    ourtant le verbe « Aimer » , rime en chaque poème

    Dans un néologisme, aussi laid  qu'il est neuf
    On dit tout  simplement : Je la  Kiffe cette Meuf   !
    Et lorsque on est en groupe, qu'on part et  s'en détache
    On n'dit plus: Je vous quitte !   Mais plutôt: Je m' arrache !
    Vous Pays francophones qui vous évertuez

    A toujours employer un Français épuré
    Vous devez  bien sourire, face à l' aberration
    D'une langue  bafouée  par sa propre  Nation
    Pères de la  « Pléiade » de  Ronsard  à  Belleau
    Vous devez tressaillir au fond de vos tombeaux
    Pauvre FRANCE ! 
    Il n'est pas seulement que tes mots, qui aient changé
    Mais ton sens des valeurs , Morale, Charité
    Qu'on enseignait en classe, de façon quotidienne
    L'écrivant au tableau, pour que l'enfant l'apprenne
    Mais tout est désormais aboli , périmé ,
    Les usages, la vertu, y compris le respect
    Envers les enseignants, comme envers les Aînés
    FRANCE de ma jeunesse, je ne te reconnais plus
    J' éprouve de la peine. Non , que je ne t'aime plus !
    Je t'imagine un peu ; Vieille Dame aux abois
    Abandonnée, aux mains de  gens qui la rudoient
    L'on se prévaut de toi,  pour tirer avantages
    Mais au moindre prétexte, on ternit ton image
    Souvent, je m'interroge, me posant cette question:
    D'autres que moi, font-ils cette constatation ?
    Et par cela, sont-ils comme moi, attristés  ?
    Car, même la nostalgie… n'est plus ce qu'elle était !


      
    © Dominique

     


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    Mes Poèmes : La Vieillesse

    La Vieillesse

     

    Que l'on soit un saint homme, que l'on soit un tyran
    Que l'on soit laid ou beau, malade ou bien portant
    Que l'on vive comme un gueux ou bien dans l'opulence
    Nous nous soumettons tous, un jour à sa puissance
    Les armes dont elle use, ne sont pas en airain
    N'ont pas été frappées aux forges de Vulcain
    Et pourtant leur pouvoir n'en est pas moins immense
    Ennemie redoutable, de tous temps combattue
    Nul être en ce bas monde, ne l' a jamais vaincue
    Son empire est bâti sur des forces invisibles
    Ce qui la rend de tous, pour toujours invincible
    Elle a pour père  le Temps, pour mère, la Patience
    Pour accomplir son œuvre, elle a notre existence
    Pendant des décennies elle se fait oublier
    Profitant de ce temps, pour ajuster ses traits
    C'est insidieusement, qu'elle s'immisce en nous
    Nous ne la ressentons pas, ou du moins, pas d'un coup. . . .
    Pourtant, jour après jour, pareille à la  Mygale
    Autour de notre vie, elle tisse sa toile
    Plantant dans notre  corps, son  terrible  aiguillon
    Elle en boit la jeunesse, altère la raison
    Notre peau se lézarde, nos yeux se troublent un peu
    Et d'une couleur blanche, se teintent nos cheveux
    Le pas se fait plus lent, la marche difficile
    Et nos gestes tremblants, nous rendent malhabiles
    Nos épaules se voûtent sous le manteau des ans
    Et l'on s'endort souvent comme un petit enfant
    Il n'est que le bonheur qu'elle ne puisse combattre
    Tant que l'on sait aimer, elle ne peut nous abattre
    Car en effet, ne dit-on pas souvent ?
    Que lorsqu'on aime,  on a toujours vingt ans !


     

    17 juin 1996

     © Dominique

     

     

     

     


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