•  

     

     

    LE  GRAND PIN   

     

     

    Allongée près de Toi, ma main serrant la Tienne
    Nous regardions ensemble les branches du grand pin
    S’agiter sous le vent, telles de grandes  mains
    Paraissant saluer d'une grâce aérienne

     

    Comme j’aimais ce lit, comme j’aimais Ta chambre
    Qui semblait suspendue  là, entre Terre et  Ciel
    Mais j’aimais plus encore ces instants  doux et tendres
    Qui laissèrent en moi un exquis goût de miel

     

    J’égrenais avec  Toi, mes souvenirs d’enfance
    Tous ces moments heureux  que l’on a partagé
    Devenus si précieux, par  le poids de l’absence
    Qui d'années en  années m’est plus lourde  à porter

     

    Je Te disais, alors : Maman tu te souviens … ?
    Et nous parlions longtemps et nous parlions encore
    Jusqu’à ce que vaincue,  tu t’endormes soudain
    Comme un petit enfant, bercée par mes paroles

     

    Je profitais alors de l’instant éphémère
    Pour pouvoir sans pudeur  m’imprégner  de Tes traits
    Afin qu'en mes pensées " Jolie Petite Mère "
    Ainsi que dans mon coeur,  ils vivent à tout jamais

     

    © Dominique

     

     


    8 commentaires
  •  

     

     Ce jour est celui  du  24e  Anniversaire 
    De  ton " Départ "

    Maman  Chérie !  
     

     

     

     

     
    Ce petit mot « Maman » le premier qu'on apprend
    Le premier que l'on dit
    Ce petit mot « Maman » qu'on répète cent fois
    Tous les jours de la vie
    Synonyme d'amour, de douceur, de confiance
    De sacrifices, de craintes, de douleurs, de patience
    Ce mot que l'on a dit, ce mot qu'on a crié
    Sitôt qu'on avait peur ou envie de pleurer
    Et celle qui le portait, cette mère, cette femme
    Aussitôt accourait pour consoler notre âme
    En entrouvrant ses bras pour que l'on s'y blottisse
    A
    fin que le chagrin, la peur, s'évanouissent
    Ce petit mot « Maman » qu'on a tant galvaudé
    Sans jamais prendre le temps, de bien l'analyser
    D
    eux petites syllabes qu'on dit  la bouche en cœur
    Et
    qui un jour, nous font tellement verser de pleurs
    Ce petit mot « Maman » qu'on ne peut plus lui donner
    Car pour toujours vers Dieu, Elle s'en est allée
      

    Ce petit Mot : Maman !


                                            

  • Mes Poèmes : Pardonnez-moi !

    Pardonnez-moi !
     

    Pardonnez-moi, si je n’ai facilement

    Employé envers vous l’opportun tutoiement

    Et de cette retenue, n'avoir su vous prouver  

    Cet amour que pour vous, pleinement j'éprouvais

    N'étant pas expansifs, parlant qu'à bon escient

    Si peu démonstratifs, furent vos sentiments

    Que je crus cette réserve, perçue à votre endroit

    N'être que détachement, désamour envers moi

    L’enfant timide alors, s'est vite retrouvée

    Renfermée et discrète, en votre intimité

    Je me revois encore, lorsque venant chez vous

    J'allais hâtivement m'asseoir sur les genoux

    De mon Père, votre « Fils » et ne m'en détachais

    Que lorsque du départ, l’heure était arrivée

    Dès que je vous croisais, je m'avançais vers vous

    Posais furtivement, un baiser sur vos joues

    Et les miennes rosissaient, si la conversation

    M'obligeait à répondre à l'une de vos questions

    J'étais très mal à l'aise, mais ce qui m’affectait

    Était de percevoir que vous le ressentiez

    Alors pour me soustraire à ce triste embarras

    Indulgents, en riant, vous disiez :
    Sauve- toi... !

    Si jeunesse savait ……Comme le dit l'adage

    Je me serais comportée, d'une façon plus sage

    Le doute que des aïeux n'aiment pas leur enfant

    Ne m'eût pas effleurée, ne fût-ce qu'un instant

    J'aurais trouvé l'audace de dire : Je vous aime !

    Je sais bien maintenant que c'eût valu la peine

    Car nous sommes passés involontairement

    A côté d'effusions et de doux sentiments

    Je vous demande pardon, de m’être à votre égard

    Comportée de la sorte, je l'ai compris trop tard

    Et de n'avoir pas su, qu’apparente froideur

    N'empêchait nullement que puisse battre un cœur

    J'aurais auprès de vous, passé de longs moments

    Vous aurais questionné sur vos années d'antan

    J'aurais tout fait alors, pour briser cette glace

    Que de l'indifférence, je crus voir la cuirasse

    Je vous demande aussi, pardon pour cette « ORANGE »

    Ce cadeau qu’à « Noël », je trouvais si étrange

    Je ne me doutais point, qu'elle était simplement

    Restée pour vous symbole, de vos « Noëls » d'enfants

    Si dans un autre monde, un jour Dieu le permet

    Grand-mère et grand-père, je m'engage, je promets

    Que nous partagerons et pour l'éternité

    Cet Amour qu'ici-bas, nous ne sûmes exprimer

                        

     

    © Dominique

     

     


     


    3 commentaires
  •  

    Rêve de Noël 

     

    Mes Poèmes "Etat d'Ame" : Rêve de Noël

     

    De la table familiale où vous fûtes assis
    De ces repas de fêtes qui y furent servis
    D’où fusèrent tant de chants, de rires et de mots
    Dont les murs, s’ils pouvaient, propageraient l’écho
    Ne restent que vos places à jamais désertées
    Que nul autre que vous, ne viendra occuper
    Et bien que notre famille compte que peu de membres
    Tous les ans, lorsque arrive le 24 décembre
    Je dresse encore la table en mettant vos couverts
    Assiettes, près desquelles, je dépose les verres
    Cela matérialise, pour moi vos existences
    Et malgré que ne soit, de vos chères apparences
    Présent le souvenir, qu’en mon cœur, mes pensées
    Je porte mon regard sur la grande tablée
    Et il me semble alors, discerner vos présences
    Je garde au cœur l’espoir, puéril, enfantin
    Qu’en cette « Nuit Divine », Dieu conçoive le dessein
    De permettre aux défunts de revenir des cieux
    Et bien que n’étant plus visibles à nos yeux
    Ils puissent pour Noël, de nouveau partager
    Avec tous ceux qu’ils aiment et dont ils sont aimés
    Dans la paix, le bonheur et la reconnaissance
    La joie de glorifier de Jésus la « Naissance »

    © Dominique

     


    11 commentaires
  •  

    Je dédie ce Poème à ma Grand-Mère  maternelle

    Ma  Mammone ) 

    Qui a quitté ce monde, il a 56 Ans aujourd'hui

    ( L'histoire de cet anneau est absolument  authentique )

    Mes Poèmes : L'Anneau D'Or !

     L' Anneau d' Or 

     

    Je porte depuis peu, en souvenir de Toi
    L'anneau d'or que grand-père a  passé à ton doigt
    Le onze février de l'an mil neuf cent huit
    Il avait vingt cinq ans, tu en avais vingt huit
    Lorsque je vins au monde, grand-père l'avait quitté
    De ne l'avoir connu, cela m'a tant manqué
    Mais Toi, tu étais là et tu m'as vu grandir
    Et je garde de Toi, de si beaux souvenirs
    Que de choses recèle ce petit anneau d' or
    Qui avec tant d'éclat, à mon doigt brille encor
    Que de joies, que de peines, cache ce doux écrin
    Qui de toute ta vie, reste le seul témoin
    Il a été usé par la anse du seau
    Dans lequel tous les jours, tu allais puiser  l'eau
    Quand tu partais matin, petite lavandière
    Il a été poli aux galets des rivières
    Il a été lustré par les travaux des champs
    A été maculé par des langes d'enfants
    Il a été baigné par le flot de tes larmes
    Causes de tes douleurs de fille, de sœur, de femme
    Il fut tourné vers Dieu, tandis que tu priais
    Puis, au soir de ta vie, il fallut te l'ôter
    Dès lors, il eut pour nous valeur de talisman
    Lorsqu'il fut égaré, j'ai vu pleurer Maman
    Il m'a été offert quand il fut retrouvé
    Grand-mère ! Je suis fière, de pouvoir le porter
    Lorsque mon tour viendra  de  quitter cette terre
    Qu' on ne me l' ôte pas, car si je vois grand-père
    C'est au creux de sa main, que je le remettrai
    Pour qu' à nouveau  il puisse, à ton doigt le passer

     



    © Dominique

     

     

    * Ce poème avait obtenu le Premier Accessit 
    Au «Grand Concours  Littéraire du Monde Francophone»  en 2003 

     

     

      


    14 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique