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        "Mignonne"

     

    Quand  tu verras Mignonne, sur ta peau opaline
    Se creuser ces sillons, que seul le temps dessine
    Que ton corps harassé te paraîtra  pesant
    Te contraignant à vivre une partie du temps
    Assise et, que dans un réflexe, tes pauvres mains iront
    Flatter sur tes genoux, le chat dormant en rond
    Comme je le fais, vois-tu ?  Tu fermeras les yeux
    Pour aller retrouver cet ailleurs merveilleux
    Pays où tu étais encore jeune et jolie
    Et tes paupières closes, feront dire aux plus p'tits 
    Ne faisons plus de bruit... Grand-mère s'est endormie ! 
    Mais toi seule sauras, que tu n'as pas sombré
    Aussi facilement dans les bras de Morphée
    Mais facétieusement, tu le laisseras croire
    Afin que de pouvoir savourer ta victoire
    Ce jeu, qu'avec le temps tu auras engagé
    Pour, fuyant ton présent : Revivre ton passé  
    Et tu remonteras une à une les heures
    Pour retrouver tous ceux qui vivront en ton cœur
    Et qui bien malgré eux, les uns, après les autres
    Auront du  « Paradis»  vu s'entrouvrir la porte
    Ressuscitant ces jours, ces merveilleux moments
    Qui ont peuplé ta vie, tous ces visages aimants
    Que tu verras heureux, que tu entendras rire
    Qui feront sur tes lèvres s'esquisser un sourire
    Béatitude heureuse, de ceux que rien n'dérange
    Qui laissera penser, que tu souris aux « Anges »
    Tu t'octroieras, ainsi, ces plages de bonheur
    Car seuls, ces instants là, feront battre ton cœur
    Bien qu'aimant, adorant, très fort  ceux qui t'entourent
    Les comblant, de bienfaits, de tendresse et d'amour

    De toute ma lignée Mignonne ! Toi seule me ressembles
    Et nous avons passé, tant de journées ensemble
    Et si je te révèle, aujourd'hui mon secret
    C'est que tu es la seule, digne de l'écouter
    Tu es celle en laquelle, je me revois le mieux
    Mais tu es surtout celle, qui a  vu que mes yeux
    Bien qu'ils fussent fermés, laissaient couler des larmes
    Et cet après midi, quand tes cousins t'ont dit
    Ne faisons plus de bruit...
    Grand-mère  s'est endormie !
    Toi seule es venue voir de plus près mon visage
    Lentement, t'y es penchée, déposant au passage
    Sur mon font un baiser si doux, si apaisant...
    Tu as séché mes pleurs, très délicatement
    Et  après que tu m'aies serrée contre  ton cœur
    Tu répondis : Nigauds ! 

    Elle ne dort pas ... Elle pleure !



            © Dominique

     


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    LE  GRAND PIN   

     

     

    Allongée près de Toi, ma main serrant la Tienne
    Nous regardions ensemble les branches du grand pin
    S’agiter sous le vent, telles de grandes  mains
    Paraissant saluer les amis lorsqu'ils viennent

     

    Comme j’aimais ce lit, comme j’aimais Ta chambre
    Qui semblait suspendue  là, entre Terre et  Ciel
    Mais j’aimais plus encore ces instants  doux et tendres
    Qui laissèrent en moi un exquis goût de miel

     

    J’égrenais avec  Toi, mes souvenirs d’enfance
    Tous ces moments heureux  que l’on a partagé
    Devenus si précieux, par  le poids de l’absence
    Qui d'années en  années m’est plus lourde  à porter

     

    Je Te disais, alors : Maman tu te souviens … ?
    Et nous parlions longtemps et nous parlions encore
    Jusqu’à ce que vaincue,  tu t’endormes soudain
    Comme un petit enfant, bercée par mes paroles

     

    Je profitais alors de l’instant éphémère
    Pour pouvoir sans pudeur  m’imprégner  de Tes traits
    Afin qu'en mes pensées " Jolie Petite Mère "
    Ainsi que dans mon coeur,  ils vivent à tout jamais

     

    © Dominique

     

     


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    CORSE

    Mes Poèmes : Corse !

    Berceau de mes parents, terre de mes ancêtres
    Un destin malicieux loin de toi me fit naître
    Mais je n'en suis pas moins l'une des tes enfants
    Puisque je porte d'eux et les gènes et le sang
    Ile bénie des Dieux, que la vague caresse
    Loin de tes rives d'or, s'égaya ma jeunesse
    Mais je voue cependant à tes sublimes attraits
    Cet amour ancestral qu'alloue l'hérédité
    Alors que j'atteins l'age où l'avenir décline
    Du bout de l'horizon m'appellent mes racines
    Et tout comme l' Hélianthe se tourne vers le ciel
    Mon âme languissante répond à leurs appels
    Si je n'ai pu avoir ta terre pour berceau
    Puisse Dieu faire un jour, qu'elle soit mon tombeau !



     © Dominique

     

     


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    Ce petit mot « Maman » le premier qu'on apprend
    Le premier que l'on dit
    Ce petit mot « Maman » qu'on répète cent fois
    Tous les jours de la vie
    Synonyme d'amour, de douceur, de confiance
    De sacrifices, de craintes, de douleurs, de patience
    Ce mot que l'on a dit, ce mot qu'on a crié
    Sitôt qu'on avait peur ou envie de pleurer
    Et celle qui le portait, cette mère, cette femme
    Aussitôt accourait pour consoler notre âme
    En entrouvrant ses bras pour que l'on s'y blottisse
    A
    fin que le chagrin, la peur, s'évanouissent
    Ce petit mot « Maman » qu'on a tant galvaudé
    Sans jamais prendre le temps, de bien l'analyser
    D
    eux petites syllabes qu'on dit  la bouche en cœur
    Et
    qui un jour, nous font tellement verser de pleurs
    Ce petit mot « Maman » qu'on ne peut plus lui donner
    Car pour toujours vers Dieu, Elle s'en est allée
      
    14 Mai 2002 

    Ce petit Mot : Maman !


                                            

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    Mes Poèmes : Si Dieu avait Voulu !

     

     Si Dieu avait Voulu !

     

    Si Dieu avait voulu qu’un jour j’aie des enfants
    J’eus souhaité qu’ils m’aiment, comme ma mère fut aimée
    Jeus désiré pour eux, que mon cœur de maman 
    Soit un refuge d’amour, comme le sien l’était
    J’aurais aimé avoir, un peu de son savoir
    Cette douce aptitude, que seul l’amour dispense
    Le don de deviner afin que de pouvoir
    Leur épargner les peines, les chagrins à l’avance
    J’aurais aimé savoir, leur consacrer ma vie
    Comme Maman le fit, pour nous, dès la naissance
    Privilégiant toujours, nos désirs, nos envies
    Sacrifiant aux nôtres, toutes ses espérances
    D’ Elle j’aurais aimé, hériter la droiture
    La vertu, la douceur, l’altruisme, la probité
    Toutes ces qualités, dont sans demi-mesure
    La providence sut, de tout temps la parer
    J’aurais aimé pouvoir enseigner les préceptes
    Qui rendent les êtres droits, honnêtes et courageux
    Leur apprendre la vie, afin qu’ils en acceptent
    Tant les moments de joie, que les jours malheureux
    J’aurais voulu enfin, qu’en mes jours finissants
    Mes enfants sur leur cœur, avec amour m’étreignent
    Déposant sur mon front de doux baisers brûlants
    Qu’ ils me tiennent la main, comme on tenait la Sienne
    Mais aurais-je mérité toutes ces prévenances
    Que mérita Maman, tout au long de sa vie
    Aurais-je de mon amour donné la quintessence
    En aurais-je eu la force, bien qu’ayant eu l’envie
    De cette Mère aimante, je n’ai pas l’envergure
    Dieu seul le savait bien et je sais que pour ça
    Craignant que je ne puisse tenir cette gageure
    I
    l aurait pu vouloir… Mais il ne voulut pas !

     

    24 mai 2002

    ©  Dominique


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