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    CORSE

    Mes Poèmes : Corse !

    Berceau de mes parents, terre de mes ancêtres
    Un destin malicieux loin de toi me fit naître
    Mais je n'en suis pas moins l'une des tes enfants
    Puisque je porte d'eux et les gènes et le sang
    Ile bénie des Dieux, que la vague caresse
    Loin de tes rives d'or, s'égaya ma jeunesse
    Mais je voue cependant à tes sublimes attraits
    Cet amour ancestral qu'alloue l'hérédité
    Alors que j'atteins l'age où l'avenir décline
    Du bout de l'horizon m'appellent mes racines
    Et tout comme l' Hélianthe se tourne vers le ciel
    Mon âme languissante répond à leurs appels
    Si je n'ai pu avoir ta terre pour berceau
    Puisse Dieu faire un jour, qu'elle soit mon tombeau !



     © Dominique

     

     


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    Mes Poèmes : L'Enfant

    L'Enfant

     

    L’Atmosphère était lourde en ce beau jour d'été
    J'étais sur un fauteuil, nonchalamment couchée
    Le sommeil me gagnait, quand je sentis soudain
    Que la main d'un enfant se posait sur ma main
    Je fus très effrayée par cette sensation
    Soudain, mes yeux s'ouvrirent et je fis un grand bond
    Car il y avait vraiment un enfant près de moi
    Une enfant, devrais-je dire, car l'enfant… C'était moi !
    J'avais six ou sept ans, car je reconnaissais
    La petite robe bleue, que j'avais tant aimée
    Il n'est rien d'étonnant à cela, direz-vous
    Il est normal qu'on rêve lorsqu'on dort, après tout
    Mais je ne rêvais pas ! Et l'enfant en question
    Venait me demander quelques explications
    Qu'as-tu fait de ta vie ? Tristement me dit-elle
    Il y avait des projets, que j'avais fait pour elle
    Je rêvais d'être heureuse, d'un métier épatant
    D'une belle maison, d'élever mes enfants
    J'espérais voir un jour grandir ma descendance
    De cette destinée, tu as rendu la sentence
    J'avais un potentiel !  Et tu l'as gaspillé
    J'avais un avenir !  Et tu me l'as volé
    Vois !  Mes yeux étaient beaux, d'aucuns me le disaient
    Les tiens sont tellement tristes…Qu'ils semblent  délavés
    On me disait jolie... T'es-tu donc regardée ?
    Pense  un peu  à Maman, qu'as-tu donc fait pour elle ?
    Elle  a tellement voulu que notre vie soit belle
    Elle nourrissait pour moi, certaines ambitions
    Tu lui as apporté, que des désillusions
    J'avoue, qu'à un moment, tu as su me surprendre
    J'ai sincèrement cru, que tu allais comprendre
    A défaut de m'avoir construit une famille
    Tu ne t'en sortais pas mal. T'étais plutôt gentille...
    Sans avoir décroché de diplôme, sans bagage
    Tu gagnais bien ta vie ! Tu faisais des voyages …
    Mais quelques temps plus tard, tu perdais ton emploi
    Qu'es-tu donc devenue? Que reste-t-il de moi ?
    Et tandis que parlait ce petit bout de femme
    Qui me brisait le cœur et m'arrachait des larmes
    Tout ce que je sus dire c'est  « Maman n'est plus là ! »
    Elle me répondit  « Je l'ai su avant toi ! »
    Et me voyant surprise par sa phrase Sibylline
    Elle ajouta alors, de sa voix enfantine
    Sais-tu ce qu'il advient de l'enfant que remplace
    L'adulte qui grandit et qui vole sa place ?

    L'enfant s'en va là-bas, où les mortels s'en vont !
    Mais, t’es-tu seulement, posé cette question ? 



       

                    © Dominique                   
       


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    LE  GRAND PIN   

     

     

    Allongée près de Toi, ma main serrant la Tienne
    Nous regardions ensemble les branches du grand pin
    S’agiter sous le vent, telles de grandes  mains
    Paraissant saluer d'une grâce aérienne

     

    Comme j’aimais ce lit, comme j’aimais Ta chambre
    Qui semblait suspendue  là, entre Terre et  Ciel
    Mais j’aimais plus encore ces instants  doux et tendres
    Qui laissèrent en moi un exquis goût de miel

     

    J’égrenais avec  Toi, mes souvenirs d’enfance
    Tous ces moments heureux  que l’on a partagé
    Devenus si précieux, par  le poids de l’absence
    Qui d'années en  années m’est plus lourde  à porter

     

    Je Te disais, alors : Maman tu te souviens … ?
    Et nous parlions longtemps et nous parlions encore
    Jusqu’à ce que vaincue,  tu t’endormes soudain
    Comme un petit enfant, bercée par mes paroles

     

    Je profitais alors de l’instant éphémère
    Pour pouvoir sans pudeur  m’imprégner  de Tes traits
    Afin qu'en mes pensées " Jolie Petite Mère "
    Ainsi que dans mon coeur,  ils vivent à tout jamais

     

    © Dominique

     

     


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     Ce jour est celui  du  24e  Anniversaire 
    De  ton " Départ "

    Maman  Chérie !  
     

     

     

     

     
    Ce petit mot « Maman » le premier qu'on apprend
    Le premier que l'on dit
    Ce petit mot « Maman » qu'on répète cent fois
    Tous les jours de la vie
    Synonyme d'amour, de douceur, de confiance
    De sacrifices, de craintes, de douleurs, de patience
    Ce mot que l'on a dit, ce mot qu'on a crié
    Sitôt qu'on avait peur ou envie de pleurer
    Et celle qui le portait, cette mère, cette femme
    Aussitôt accourait pour consoler notre âme
    En entrouvrant ses bras pour que l'on s'y blottisse
    A
    fin que le chagrin, la peur, s'évanouissent
    Ce petit mot « Maman » qu'on a tant galvaudé
    Sans jamais prendre le temps, de bien l'analyser
    D
    eux petites syllabes qu'on dit  la bouche en cœur
    Et
    qui un jour, nous font tellement verser de pleurs
    Ce petit mot « Maman » qu'on ne peut plus lui donner
    Car pour toujours vers Dieu, Elle s'en est allée
      

    Ce petit Mot : Maman !


                                            

  • Mes Poèmes : Pardonnez-moi !

    Pardonnez-moi !
     

    Pardonnez-moi, si je n’ai facilement

    Employé envers vous l’opportun tutoiement

    Et de cette retenue, n'avoir su vous prouver  

    Cet amour que pour vous, pleinement j'éprouvais

    N'étant pas expansifs, parlant qu'à bon escient

    Si peu démonstratifs, furent vos sentiments

    Que je crus cette réserve, perçue à votre endroit

    N'être que détachement, désamour envers moi

    L’enfant timide alors, s'est vite retrouvée

    Renfermée et discrète, en votre intimité

    Je me revois encore, lorsque venant chez vous

    J'allais hâtivement m'asseoir sur les genoux

    De mon Père, votre « Fils » et ne m'en détachais

    Que lorsque du départ, l’heure était arrivée

    Dès que je vous croisais, je m'avançais vers vous

    Posais furtivement, un baiser sur vos joues

    Et les miennes rosissaient, si la conversation

    M'obligeait à répondre à l'une de vos questions

    J'étais très mal à l'aise, mais ce qui m’affectait

    Était de percevoir que vous le ressentiez

    Alors pour me soustraire à ce triste embarras

    Indulgents, en riant, vous disiez :
    Sauve- toi... !

    Si jeunesse savait ……Comme le dit l'adage

    Je me serais comportée, d'une façon plus sage

    Le doute que des aïeux n'aiment pas leur enfant

    Ne m'eût pas effleurée, ne fût-ce qu'un instant

    J'aurais trouvé l'audace de dire : Je vous aime !

    Je sais bien maintenant que c'eût valu la peine

    Car nous sommes passés involontairement

    A côté d'effusions et de doux sentiments

    Je vous demande pardon, de m’être à votre égard

    Comportée de la sorte, je l'ai compris trop tard

    Et de n'avoir pas su, qu’apparente froideur

    N'empêchait nullement que puisse battre un cœur

    J'aurais auprès de vous, passé de longs moments

    Vous aurais questionné sur vos années d'antan

    J'aurais tout fait alors, pour briser cette glace

    Que de l'indifférence, je crus voir la cuirasse

    Je vous demande aussi, pardon pour cette « ORANGE »

    Ce cadeau qu’à « Noël », je trouvais si étrange

    Je ne me doutais point, qu'elle était simplement

    Restée pour vous symbole, de vos « Noëls » d'enfants

    Si dans un autre monde, un jour Dieu le permet

    Grand-mère et grand-père, je m'engage, je promets

    Que nous partagerons et pour l'éternité

    Cet Amour qu'ici-bas, nous ne sûmes exprimer

                        

     

    © Dominique

     

     


     


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