•  

     

    L'Echange de domicile

     

    Deux familles décidèrent d'échanger leur domicile pour les vacances. La famille Offset vivant à TROYES et désirant les passer à SETE, échangea avec la famille Octrois vivant à SETE et voulant elle, les passer à TROYES. Les deux familles permutèrent mais, là où les choses se corsèrent, c'est qu'ils étaient sept dans la famille Octrois et trois dans la famille Offset. Il se trouva que la maison de SETE qui appartenait aux Octrois fut  bien vaste pour les Offset puisqu'ils étaient seulement trois. Alors qu'à TROYES celle des Offset plus exigüe cela va d'sois, s'avéra pour y vivre à sept bien trop petite pour les Octrois. Comment donc pouvoir vivre  à sept dans une maison conçue pour trois ? Ils ne trouvèrent pas la recette et tous convinrent : C'est étroit !

    Et tandis que les Offset demeurant chez les Octrois, se trouvant plus au large à SETE qu'ils ne le furent jamais à TROYES s'octroyaient la détente à SETE, les Octrois à TROYES, "of course" ! furent obligés   de monter des tentes.  

     

     

    © Dominique


    5 commentaires
  •  

     

    Madame !

     

    Madame 

     
    Madame je ne suis qu’un VALET
    Dont le CŒUR pour vous se consume
    M’avez un jour remarqué
    Pas une fois, je le présume
    Il est vrai qu’est-ce qu’une livrée ?
          En regard de si beaux costumes
    Des gens de cour de vos palais
    J’en suis conscient et je l’assume
    Lorsque viennent vous visiter
    REINES et ROIS c’est de coutume
    Que tous festoient à vos banquets
    J’avoue que mon esprit s’embrume
    Je m’imagine à vos côtés
    Votre doux parfum que je hume
    N’en finit plus de me griser
          Alors je me mets à rêver…
    Comme sous un voile de brume
    Je nous vois toux deux rencontrer
         Je suis assis sur une grume   *
    Lorsque  je vous vois  arriver
    Aussi légère qu'une plume
    Vos pieds ne semblant qu'affleurer
    L'épais tapis de fleurs de lune
    Dont les spathes vous révéraient
    Vous portez un panier d’agrumes
    Et des fleurs fraîchement coupées
    Souriante vous m'en  offrez  une
    Ainsi qu’un TREFLE dont il paraît
    Qu’il attire la bonne fortune
       Je le mets en mon escarcelle   
    Et hardi   vous vole un  baiser 
        Qui m'envoûte et qui m'ensorcelle 
    Et je vous regarde marcher
    Jusques aux marches d'escalier
    Pavées de splendides CARREAUX…
     
    Mais une voix m'apostrophant
    Fit se dissiper ce tableau
    Et mit un terme à mon beau  rêve
    Qu' AS-tu à béer bêtement
    Et à ton travail faire trêve
    Le sol est-il enduit de colle ?
    Cria le chef du protocole
    Et cette PIQUE me vexa
    Plus encore que son pied rageur
    S'abattant sur mon postérieur !
         

     

    © Dominique

     

     

    grume * : Bois coupé et ébranché

         

     

         


    5 commentaires
  •  

     

    En littérature une  « concaténation »
     désigne la disposition  dans un texte
    d’ Anadiploses se succédant à la manière des maillons d’une chaîne


     

     

    Que je voudrais revoir les jours de mon enfance
    Enfance qui s’enfuit sans qu’on la voit passer
    Passer de l’insouciance à cette adolescence
    Adolescence troublant bien souvent les pensées
    Pensées vous qui m’aidez à retrouver l’ambiance
    L’Ambiance de ces jours à jamais écoulés
    Écoulés comme les heures qui sur le cadran passent
    Passent comme les saisons; Printemps, Hiver, Eté
    Eté que je conjugue au passé composé
    Composé de bonheur, de grandes joies, de rires
    Rire voila bien là tout ce que je désire
    Désire  qui est bien moins aisé à faire qu’à dire
     
     

    ©  Dominique

     

     

    * L'Anadiplose (substantif féminin), du grec ana ("de nouveau") et diploos ("double") est une figure de style consistant en la reprise du dernier mot d'une phrase à l'initiale de la phrase qui suit, afin de marquer la liaison entre les deux.

    5 commentaires
  •  

    Le Liftier  ( ou  l'ambigu dialogue ! )

     

    ( Ou  l'Ambigu Dialogue ) 

     

     

    Au second étage d'un grand magasin, en période de fêtes; une dame  ayant en main deux pagaies, attend l'ascenseur. Elle est là depuis un long moment et bien qu'elle ait appuyé comme il se doit, sur le bouton d'appel, rien ne se passe. Attendre ainsi ce n'est déjà pas évident, mais avec des pagaies, ce n’est pas gai. Enfin comme tout arrive, l'ascenseur aussi. 

     - C'est pour monter !  Dit  la charmante personne lorsque s'ouvre la porte  

    - Pour votre thé il vous faut descendre ! Répondit le liftier  (Le salon de thé était au premier étage) 

      - Si pour mon thé il me faut des cendres, pour mon cendrier est-ce qu'il me faut mon thé ? Ne put s'empêcher  d'ironiser la dame. 

    - Ah non Madame pour votre cendrier il faut aussi descendre !

    - Ce qui ,somme toute est normal ! Plaisanta-t-elle encore. 

    - Le thé est en bas,  le cendrier également soit; mais dites-moi, que trouve-t-on en haut ?

     - Les bas sont en haut Madame ! Quant aux hauts, c'est en  bas !

     - Effectivement j'ai vu des hauts en bas, mais je n'ai vu aucun dessous !

     - C'est naturel ! Pour les dessous, c'est au-dessus avec les bas !

     - Mais pourquoi sans cesse descend-t-on ?

    - Des santons ? C'est pour les mettre dans les crèches évidemment !

     - Oui cela va de soi ! Ce que je voulais dire; c'est pourquoi descendons-nous sans arrêt ?

    - Mais descendre sans arrêts cela est impossible Madame ! Des personnes sont bien descendues n'est-ce pas ? Il y a donc eu  arrêts !

     Et la dame excédée : 

     -  Ces personnes sont certes  bien descendues Monsieur, mais moi maintenant je suis bien remontée. Devoir descendre alors que l'on désire monter c'est un peu fort de café !

     - Le café  est fort en effet,  je le pense également ! C'est pourquoi je préfère mon thé.

    - Mais  c'est aussi  ce que je préfère :  Monter  !!!

    - Désolé Madame de devoir interrompre cette conversation sur nos préférences,  mais il faut que je m'assure d'une chose  : 

    - Y a -t-il Messieurs, Dames, parmi-vous des personnes qui désirent montez ?

     

      © Dominique

     


    11 commentaires
  •  

     

    En  BLEU  les  Patronymes
      Des 
    " Premiers Ministres Français "
        D' Henri  IV   à la  V ème République

          

     

     

    Joseph GERARD  dit à  son hôte , Édouard SIMON  en arrivant dans la demeure de ce dernier :

     

    - Quel  RICHELIEU  SIMON  le  plus beau de COMBES !

     

    - DESSOLE  GERARD  !  Par ce CHAUTEMPS, je n'ai plus de château  LAFFITE cela ne te fera pas MARET je  le sais bien, mais il ne me reste dans le BUFFET qu'un fond de BOURBON, un THIERS de  PERIER , du GAMBETTA  et... de l'eau  DUPUY  Aucune crainte d'être  SOULT.

    - J'en pendrai un peu dans un GOBLET, mais pour des BOURGEOIS, ce n'est pas BRIAND  mon GAILLARD  on te croirait FAUCHER !

     Edoaurd SIMON demanda sa gouvernante  (d'origines Italiennes) :

    - MELINE ! Pouvez-vous nous préparer un en-cas ?

    - MA ZA RIN   M'sieur !

    - Des œufs MOLLET, un peu de CRESSON  feront  l'affaire !

    - CISSEY qu'ça !  L' temps de passer  l' SARRAUT  FLEURY  qu'est  SULLY  et mon BONNET  et zé   fais !

    -V'là !  Zé  aussi  sorti   LEPAINLEVE   DUFAURE !

    Lorsqu' il VILLEPIN SIMON  se tourna vers son ami en lui disant

    - Tu as vu dis  JO  SPIN  ?

    Ils déjeunèrent de bon appétit puis l'hôte  dit à son invité  : 

    -  Il faut maintenant penser  à rentrer.  Allons  il est temps FILLON

    - Deux minutes, le temps de boire un dernier verre d'eau de VALLS !

    Très pressé, en entendant ceci , Édouard  (fit lippe)  PHILIPPE

     

    © Dominique

     

     

     


    4 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique