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    Dans le calendrier Chrétien, l’ « Epiphanie » est traditionnellement fixée au 6 janvier  

    Pour des raisons plus ou moins mercantiles, la date de celle-ci fut réformée, voilà quelques années, afin qu’elle tombât le second dimanche suivant Noël.  

     

     

    La Marche des RoisMes Poèmes : La Marche des Rois

    Image trouvée sur le  Net

     


    Conduits par cette Etoile qu‘ils attendirent longtemps
    Ils se mirent en route pour adorer l’Enfant
    L’Enfant Dieu si petit dormant dans une étable
    Lieu d’un grand dénuement et si inconfortable
    C’est là que les guida la si brillante étoile
    Qu’ils avaient observée par cette nuit sans voile
    Tous trois étaient des Mages et venaient d’Orient
    Pour offrir à Jésus Myrrhe, Or et Encens
    Ils cheminèrent longtemps avec leur caravane
    Par des nuits qu’éclairait une Lune diaphane
    Par des jours qu’ accablait  un Soleil trop ardent
    Mais parvinrent enfin en ce lieu désigné
    Où auprès de Marie, le fils de Dieu dormait
    Aidés par tous leurs gens, ils mirent pied à terre
    Et devant l’Enfant Roi tous trois se prosternèrent
    Le plus âgé Melchior offrit l'Or à L'Enfant 
    Le plus jeune Gaspard, Lui fit  don de l’Encens
    Quant au troisième béat, Balthazar sans mot dire
    Aux pieds de l' Enfant roi déposa lui, la Myrrhe

     

    © Dominique


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    Danseuse assise (Pastel sur papier)
    Edgar DEGAS 1881 

       

    M'sieur DEGAS

     

    Je vous suis r'connaissante pour sûr M’sieur DEGAS
    Mais pourquoi m’avoir peinte en cette posture là
    La pose  sur le vif pour moi n’est pas flatteuse
    Et elle ne convient pas à une jeune danseuse
    J
    e dois vous dire aussi et vous en d'mande pardon
    Que depuis cent trente ans dans cette position
    Je suis plus qu’éreintée et pour que je délasse
    Mes chevilles meurtries, il faut que je les masse
    Je n'dirai point pour sûr,  c'est bien trop manifeste
    Qu’étant ainsi penchée  j’ai le sang à la teste
    J’espère Monsieur Edgar, n’pas vous avoir froissé
    Etant assez directe il  m’fallait vous l’avouer
      Que voulez vous cher Maître, j' connais point les manières
    Je parle com' vous voyez un langage populaire
    Si s’trouvait une bonne âme qui puisse venir m’aider
    Rectifiant quelque peu l’pastel que vous avez fait
    En relevant ma teste et redressant mon dos
    Me détendant les jambes, que j’ repose mes os
    Mais il s’en trouvera point, c'est plus que naturel
    Elle serait accusée d' vandalisme culturel
    Alors je suis contrainte pour le reste du temps
    De souffrir en silence et de serrer les dents

     

     

    © Dominique


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    MADAME

    Gravure de Maurice Sand, Masques et bouffons de la Comédie italienne ... 

    Madame je ne suis qu’un VALET
    Dont le CŒUR pour vous se consume
    M’avez un jour remarqué
    Pas une fois, je le présume
    Il est vrai qu’est-ce qu’une livrée?
    En regard de si beaux costume
    Des gens de cour de vos palais
    J’en suis conscient et je l’assume
    Lorsque viennent vous visiter
    REINES et ROIS c’est de coutume
    Que tous festoient en vos banquets
    J’avoue que mon esprit s’embrume
    Je m’imagine à vos côtés
    Votre doux parfum que je hume
    N’en finit plus de me griser
    Alors je me mets à rêver…
    Comme sous un voile de brume
    Je nous vois toux deux rencontrer
    Je suis assis sur une grume
    Lorsque je vous vois arriver
    Aussi légère qu'une plume
    Vos pieds ne semblant qu'affleurer
    L'épais tapis de fleurs de lune
    Dont les spathes vous révéraient
    Vous portez un panier d’agrumes
    Et des fleurs fraîchement coupées
    Souriante vous m'en offrez une
    Ainsi qu’un TREFLE dont il paraît
    Qu’il attire la bonne fortune
    Je le mets en mon escarcelle
    Et hardi vous vole un baiser
    Qui m'envoûte et qui m'ensorcelle
    Et je vous regarde marcher
    Jusques aux marches du palais
    Pavé de splendides CARREAUX
    Mais une voix m'apostrophant
    Fit se dissiper ce tableau
    Et mit un terme à mon beau rêve
    Qu'AS-tu à béer bêtement
    Et à ton travail faire trêve
    Le sol est-il enduit de colle ?
    Cria le chef du protocole
    Et cette PIQUE me vexa
    Plus encore que son pied rageur
    S'abattant sur mon postérieur !

     

      © Dominique

     


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    Une Mère !

     

    Mes Poèmes : Une Mère !

    John William Waterhouse

     

    Qu’ y a -t-il de plus doux que les bras d’une mère
    Lorsque l’on s’y blottit tout en fermant les yeux
    Qu’avec délicatesse tendrement ils nous serrent
    Que la main bienveillante caresse nos cheveux
    Apaisant notre peine et notre esprit anxieux 
    Qu’ y a- t-il de plus doux que les bras d’une mère ?



    Q
    u’ y a -t-il de plus sûr que le cœur d’une mère
    Lui qui peut tout garder, nos secrets, nos tourments
    Qui peut tout accepter sans aucune barrière  
    Qui sait tout pardonner sans aucun jugement
    Absolvant toutes nos fautes avec empressement
    Qu’ y a -t-il de plus sûr que le cœur d’une mère ?




    Q
    u’ y a -t-il de plus vrai que l’amour d’une mère 
    Librement ressenti envers tous ses enfants
    Qui est admiration, adoration sincère
    Qui est la quintessence des plus beaux sentiments
    Amour démesuré, insondable, incessant
    Qu’ y a -t-il de plus vrai que l’amour d’une mère ?

     

    © Dominique


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           Sophie Anderson - The Turtle Dove
      Tableau de Sophie Anderson :  La Tourterelle 
     

    La Tourterelle 

     

    La fillette souffrait sa mère l’avait quittée
    Son cœur las, épuisé, avait cessé de battre
    Soudainement partie, par un beau jour d’été
    L’enfant était prostrée, elle ne pouvait combattre
    La douleur, l’affliction de son premier chagrin
    Sa belle, douce Maman était partie sans elle
    Elle était effondrée, mais comment ferait-elle
    Pour seule désormais parcourir le chemin
    Chemin d’une jeune vie qu’elle empruntait à peine
    Qui lui paraissait sombre et inintéressant
    Elle n'y survivrait pas la petite Madeleine
    Puisqu’elle n’avait plus, auprès d’elle sa Maman
    Le visage raviné par le flot de ses larmes
    Elle voulut pour sa mère, porter habits de deuil
    Trop jeune pour du noir, elle consentit au parme
    Et passait tout son temps, lovée dans un fauteuil
    Un jour s’y endormant elle avait fait un songe
    Dans lequel sa Maman s'en  revenait vers elle
    Voulant inconsciemment que le rêve se prolonge
    Elle la vit  se muer en une  tourterelle
    Et venir se poser au creux de son épaule
    Taquinant ses cheveux comme par des baisers
    Alors que près de l’eau appuyée contre un saule
    A l’instar de cet arbre, la fillette pleurait
    La tourterelle alors s’abreuva à ses larmes
    Une à une, doucement, elle les étancha
    Et l'enfant étonnée et touchée par le charme
    Se mit à crier : Maman !  Puis elle s’éveilla
    Elle découvrit alors sur sa robe de velours
    Un présent qui pour d’autres eut été peu de chose
    La rémige d’une aile aux couleurs grise et rose
    Que l'on eut dit posée à dessein, par amour
    La mignonne  sourit alors, malgré  ses pleurs
    Elle seule savait, elle seule avait  compris
    Désormais où qu’elle aille une tourterelle amie
     Était là, bien présente, pressée contre son cœur

      

     

    © Dominique


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