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    L'Innocence et L' Infamie !

     

     

    Vous qui sur des gradins venez -vous délecter
    De ce combat que  livre en toute iniquité
    Un paltoquet  vêtu de l' habit de lumière
    Qui croit qu'il lui  suffit d'adresser une prière
    Dans laquelle il demande à la « Vierge Marie »
    Dans cet affrontement, de protéger sa vie
    Pour s'octroyer au nom, d'un divertissement
    Le droit d'ôter la sienne, à un être innocent
    Qui ne demandait rien, que de fouler la terre
    Courant, impétueux et libre comme l'air
    Dans de vastes étendues, les naseaux écumants
    Humant  l'air parfumé que lui offrait le vent
    Et que des hommes abjects, sans aucun état d'âme
    Sont venus capturer. Les ignobles ! Les infâmes !
    Le privant de ce bien qu'était la « Liberté »
    Pour le vouer dès lors à sa triste destinée
    Celle, de devenir, objet d' amusements
    D'une foule cruelle, faite  de milliers de gens
    Attendant impatients, cette boucherie atroce
    Où un cuistre s'attaque à un taureau sans force
    Après  qu'il ait subi, d' hommes lâches et vils
    Tant de persécutions, dans l'ombre du Toril
    Duquel on le propulse vers la horde en délire
    Qui le trouble, le surprend, par ses cris, par ses rires
    Qu'il entend mais ne voit, tant il est ébloui
    Par l'éclat du soleil, contrastant à sa nuit
    Et lorsqu'il aperçoit l'écarlate « Muleta »
    La croyant ennemie, vers elle , la pauvre bête
    Charge innocemment, l'affronte et la combat
    Sans savoir que de l'homme, lui  viendra le trépas
    Avant qu'il ait  compris qu'il combattait un leurre
    De sa mort annoncée, la trompette sonne l'heure
    Le bellâtre costumé,  n' as que très peu de temps
    Pour donner l'Estocade , s'il veut vivre longtemps !
    Et s'il n'y parvient pas dans le temps imparti
    Il doit se retirer sous les cris, les lazzis...
    Malgré ce, on tuera l' Animal qui est vainqueur
    Toute cette barbarie me soulève le cœur
    Si dans ces répugnantes, sordides corridas
    Au matador vainqueur on accorde le  droit
    D 'avoir de l'adversaire les oreilles et la queue
    Je voudrais qu'il puisse être, par devoir d'équité
    Au taureau valeureux, lorsqu'il les a gagnés
    Remis du Matador,  d'identiques trophées
     

     

    05 mars 2007

    © Dominique


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    FILLETTE

      

    Mes Poèmes !

    Une de mes Aquarelles : Diaphane

     

     

    Fillette savez-vous que la vie est taquine ?
    Vous en êtes il est vrai en vos jeunes printemps
    Si m’en croyez usez, abusez de ce temps
    Car vous perdrez un jour votre allure enfantine

     

    Vous goûterez alors en votre adolescence
    Autres jeux et plaisirs cela est évident
    Connaîtrez de l’amour les feux  et les tourments
    Mais aurez à jamais perdue votre innocence

     

    Chaque âge de la vie offre gaieté, tristesse
    Chaque âge de la vie est un enseignement
    Vous connaîtrez la joie de devenir Maman
    L’instant sera pour vous un moment d’allégresse

     

    Mais pour l’instant fillette profitez de l’enfance
    Buvez avec délice la coupe d’ insouciance
    Buvez je vous en prie, son breuvage à loisir
    Elle est la seule coupe qui ne se puisse emplir  

     

    © Dominique

     

     


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     Pourquoi ... ? 

     

     Mes Poèmes : POURQUOI  ?

    Pourquoi donc, êtres  humains, nous appelez-vous : « Bêtes »
    Le plus bête souvent, n’est pas celui qu’on croit
    Et sans vous faire offense, je m’en vais de ce pas
    Vous prouver à quel point, votre idée est surfaite
    Quand vous venez au monde, il vous faut quelques mois
    Avant que de pouvoir marcher avec aisance
    Pour nous, les animaux, si petit que l’on soit
    Nous marchons, dès notre naissance
    Le créateur voulu vous doter de parole
    Il avait ses raisons, pour nous la point donner
    N’êtes vous pas surpris ? Moi je trouve ça drôle
    Nous pouvons vous  comprendre ; Mais vous, ne  le pouvez !
    Nous flairons le danger, avant qu’il ne survienne
    Vous n’en prenez conscience, qu’une fois qu’il est là
    Je n’en fais pas grief, autant qu’il m’en souvienne
    Votre constitution, n’y prédispose pas
    Nous respectons la vie , Elle vous indiffère
    Et si des prédateurs, se trouvent parmi nous
    Leur instinct de survie, les oblige à le faire
    Le plaisir de tuer, seul commande chez vous
    Vous détruisez nos vies, sans la moindre vergogne
    La vie d’un animal, qu’est ce donc, après tout ?
    Mais vous arrêteriez , votre sale  besogne
    Si vous pouviez comprendre, qu’on souffre comme vous
    Ma condition de chien, ne peut qu’abominer 
    La manière dont on traite, nombre de mes congénères
    Si certains sont heureux, ont trouvé un foyer
    D’autres biens moins chanceux, vivent dans la misère
    Après avoir connu, adorables petits chiots
    D’une famille unie, l’affection , la tendresse
    Quand ils deviennent grands, et dérangent un peu trop
    Ils sont abandonnés par une main traîtresse
    Qui  ne  se soucie point, de ce qu’il adviendra
    De celui  qu’ hier encor , elle serait dans ses bras
    Vous que l’on nomme humains, êtes capables de « Ça ! »
    Sans l’ombre d’un remord, mais  avec quelle  bassesse
    Jamais, vous ne verrez, un chien quitter son maître
    Bonne est notre nature et sain est notre esprit
    Même s’il nous  traitait, aussi mal qu’on peut l’être
    Pour lui , nous serions prêts, à sacrifier nos vies
    Bien  que n’ignorant  pas, qu’il est de bonnes gens
    Qui savent nous aimer, au sein  de vos semblables
    La  réciprocité  me  paraît cependant, inconcevable
    Voilà en quelques mots, la raison du pourquoi
    Le plus bête souvent, n’est pas celui qu’on croit ! 
     
      

                                 

                               Dominique  BONAVITA                                


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    VANITÉ

     

    VANITE

    Si fière de votre éclat voilà de l’inconscience

    Quelle peine prîtes-vous pour une telle apparence ?

    La nature vous fit dans sa mansuétude

    Offrande de la beauté mais quelle piètre attitude

    Que d’être aussi hautaine, pour avoir hérité

    D‘un si beau privilège sans qu’il fût mérité

    Si la fortune pour vous eût été moins prodigue

    Et ne vous eût donné ce que quiconque brigue

    Qu’elle se soit envers vous montré avaricieuse

    Qu'elle vous fit vilaine, ingrate ou disgracieuse

    Face à ce coup du sort qui se fut redoutable

    Vous ne vous fussiez point considérée coupable ?

    Et à juste raison, vous ne l’eussiez été !

    Il en va voyez vous de même pour la beauté

    Dans les deux cas vous n'êtes en rien décisionnaire

    Acceptez ce présent mais sans pour autant faire

    Preuve d'outrecuidance, preuve de vanité

    Par ailleurs chacun sait que la beauté ne dure

    Et les traits les plus purs subiront flétrissure

    Comme des plus belles fleurs l'on voit l'altération

    La beauté n’est qu’un prêt, elle n'est point un don

    Et comme pour tout prêt qu'un jour l'on peut vous faire

    De la beauté aussi il faudra vous défaire

     

    © Dominique


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    S O N N E T

     

     

    Les Muses

     

    Nées d'une nuit d’amour de Zeus et Mnémosyne

    Vous êtes le symbole, l’incarnation  des arts

    Égéries de l’auteur  même le  plus misogyne   

    Nul ne pourrait créer si vous n’ y preniez part

     

    Quel que soit le domaine musique, art de la rime  

    Pour toute suggestion on fait  appel à vous

    Quand  sous l’inspiration l’esprit alors s’anime

    Le plaisir éprouvé devient tellement doux

     

    Si vous abandonniez chacun de ces artistes

    Vous verriez  aussitôt que sa pensée s’attriste

    Mais quelquefois espiègles, leur état vous amuse

     

    Vous riez de l’humain  et le trouvez bizarre

    Vous vous raillez de lui quand son idée s’égare  

    Car celui-ci  n’est rien lorsque le fuit sa Muse

     

    © Dominique

     

     


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