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    L’intellect, La Mémoire, La Volonté

     

    Mes Poèmes : L’intellect,La Mémoire, La Volonté

    L’intellect, La Mémoire, La Volonté
    Tableau d'après Simon Vouet

     

     

    L’Intellect

     

    Je suis l’entendement et la compréhension
    L’esprit, la connaissance, la pensée, la raison
    C’est en mon sein que naissent savoir, intelligence
    J’enrichit à loisir culture et compétence
    Je peux tout concevoir, exprimer et comprendre
    Ce qui j’en suis certain est loin de vous surprendre
    Je permets grandes choses chez qui je suis puissant
    Le bon sens, la sagesse et le discernement

      

    La Mémoire

     

    Mon siège est l’« Hippocampe » dans le lobe temporal
    J’accueille le visuel, le manuscrit, l’oral
    J’en fais des souvenirs qu’ils soient heureux ou pas
    Ce depuis la naissance jusqu’ à l’heure du trépas
    Tout on long de la vie à moi l’on fait appels
    Pour se remémorer ce dont on ne se rappelle
    Mais aux fils des années j’ai quelques défaillances
    Et deviens responsable de ce qu’on nomme absences

     

    La Volonté

     

    Je suis la faculté, oserais-je dire la vertu
    De faire ou d’obtenir ce qui fut convenu
    Quelles que soient les entraves, je vous force à agir
    Et dans l’abattement vous pousse à réagir
    J’anime les plus faibles et conforte les forts
    Afin qu’ils continuent sans céder sous l’effort
    Pour qu’ils restent toujours résolus opiniâtres
    J' insuffle l’énergie qui les pousse à combattre

     

    © Dominique


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     LE   PÂTRE

              Mes Poèmes : Le Berger

     

    Dans des senteurs de thym, de genêts, de lavande
    Coiffé d‘un grand chapeau et portant houppelande
    Il part dès que point l’aube, son bâton  dans la main
    La route sera longue, escarpé le chemin
    Dans lequel le suivra son bel et blanc troupeau
    De béliers, de brebis et de petits agneaux
    Ils s’en  iront  migrer, tout en haut des Alpages
    Où le cheptel pourra dans de verts pâturages
    Se repaître d’herbage, s’abreuver aux ruisseaux
    Tandis que lui, le pâtre, cet homme solitaire
    Tout en le surveillant , regardera la terre
    Qui à ses pieds s’étend et, d’un regard profond
    Parcourra les vallées, embrassera les monts
    Aux senteurs de garrigue, de ciste, de sarriette
    N’aura pour compagnie,  que son chien et ses bêtes
    Durant le long séjour de cette migration
    Il percevra pourtant  dans le cœur du silence
    Le souffle du mistral, sifflant entre les branches
    Les rayons du soleil pointant à l’orient
    Le murmure des  rivières, que portera le vent
    Et après un repas  rapide et  très frugal
    S’endormira heureux, bercé par les cigales

     

    © Dominique

     

     


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    Jean-Baptiste POQUELIN

      

     

     

    Que ne vous doit-on pas Jean-Baptiste Poquelin
    Plus connu il est vrai sous votre pseudonyme
    Celui-là même, qu’un prix aujourd’hui éponyme
    Récompense de votre art le meilleur comédien
    Bien qu’étant avocat vous quittâtes la toge
    Pour suivre la femme aimée jouant sur les tréteaux
    Oubliant par amour le droit et le barreau
    Vous déclamâtes ensemble tant les vers que la prose
    C'était votre "Madeleine", mais après quelques années
    Ce fut une autre «  Béjart » que vous épousassiez
    Votre belle-fille de fait, puisque fille d'Armande
    Cet hymen-là fit dire aux esprits malveillants
    Que la jeune épousée eût pu être votre enfant
    Et cela vous valut  mauvaise propagande
    Mais retenons de vous que ce qui nous importe
    Il n’est pont justifié de croire ce qu’on colporte
    Vous fûtes  mémorable comédien et auteur 
    Dans la Dramaturgie, dans le Tragi-comique
    Composant libellés et œuvres satiriques
    L’Avare, Amphitryon, Tartuffe ou l’Imposteur
    Vous moquâtes en vos pièces les travers de la cour
    Le Médecin malgré lui, le Misanthrope, Dandin
    Des Précieuses ridicules  aux Fourberies de Scapin
    Vous les brocardâtes tous et chacun à leur tour
    Le théâtre fut votre vie, il fut votre passion
    Jusqu’au  jour de l’ultime représentation
    Où la vie vous quitta devant tout un parterre
    Dans le fauteuil d'Argan, « Malade Imaginaire »
    Pour votre œuvre, votre talent
    Chapeau bas M'sieur MOLIERE ! 

     

    © Dominique 


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    MES POEMES : La Mendiante

     Tableau de Charles Guillaume Brun

     

    La Mendiante

     

    Quelle destinée, quel fatum
    L’avait contrainte à faire la manche
    Sur le parvis chaque dimanche
    A la fin du grand " Te Deum"

    Elle avait au fond du regard
    Une  lueur, une étincelle
    La faisant ressembler à celles
    Vêtues de soies et de brocart 

    Sa physionomie, sa prestance
    Etaient celles d’une femme du monde
    Mais un accoutrement immonde
    Subodorait sa décadence

    Dut elle à un revers de fortune
    Aux inconstances de la vie
    Que d'être à ce jour démunie
    Sous ces vêtements d’infortune ?

    Aux ouailles sortant de la Messe
    Il lui ne lui était pas facile
    Que de devoir tendre sa sébile
    Pour solliciter leurs largesses

     Il n’y a pourtant rien d’honteux
    Qu'à cause d’épreuves, de malchance
    L'on devienne nécessiteux
    Car aussi haut qu'il  soit assis
    Aucun être n’est à l’abri
    De désastreuses contingences 

     

    © Dominique  

     


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    Dans le calendrier Chrétien, l’ « Epiphanie » est traditionnellement fixée au 6 janvier  

    Pour des raisons plus ou moins mercantiles, la date de celle-ci fut réformée, voilà quelques années, afin qu’elle tombât le second dimanche suivant Noël.  

     

     

    La Marche des RoisMes Poèmes : La Marche des Rois

    Image trouvée sur le  Net

     


    Conduits par cette Etoile qu‘ils attendirent longtemps
    Ils se mirent en route pour adorer l’Enfant
    L’Enfant Dieu si petit dormant dans une étable
    Lieu d’un grand dénuement et si inconfortable
    C’est là que les guida la si brillante étoile
    Qu’ils avaient observée par cette nuit sans voile
    Tous trois étaient des Mages et venaient d’Orient
    Pour offrir à Jésus Myrrhe, Or et Encens
    Ils cheminèrent longtemps avec leur caravane
    Par des nuits qu’éclairait une Lune diaphane
    Par des jours qu’ accablait  un Soleil trop ardent
    Mais parvinrent enfin en ce lieu désigné
    Où auprès de Marie, le fils de Dieu dormait
    Aidés par tous leurs gens, ils mirent pied à terre
    Et devant l’Enfant Roi tous trois se prosternèrent
    Le plus âgé Melchior offrit l'Or à L'Enfant 
    Le plus jeune Gaspard, Lui fit  don de l’Encens
    Quant au troisième béat, Balthazar sans mot dire
    Aux pieds de l' Enfant roi déposa lui, la Myrrhe

     

    © Dominique


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