•  

    Caravaggio au Musée des beaux-arts du Canada - Une ... « Diseuse de bonne aventure »  par  Le Caravage

     

    " La Diseuse de Bonne Aventure"

     

             Jeune homme  je peux lire en  cette main ouverte
    Qu’une grande destinée à vous sera offerte
       Vous parcourrez le monde, ferez de grands voyages
         Et serez à la tête de très grands équipages
    Je vois autour de vous  des Ors, des pierreries
      Vous marchez en des salles constellées d’armoiries
    Côtoyez de grands hommes et de très belles Dames
    Qui ne resteront point insensibles à vos charmes
    Serez également  un bretteur renommé
         Cependant ce talent sera vite oublié
    Pour la postérité ne sera point notoire
    Et ne s’inscrira pas de ce fait dans l’Histoire
    Le Damoiseau ravi de telles prédictions
    Se perdit aussitôt en des supputations
      Serais-je donc Marquis, Duc ou Prince consort
    Mais quoiqu’il en puisse être, fort ravi de mon sort
    Égaré qu’il était  en ses spéculations
         Il  omit le naïf de prêter attention
    A la dextérité de cette main légère
      Qui de fait, lui avait soustrait sa chevalière
    Quant à la prédiction si elle n’eut point menti
    La  vérité en fut pour le moins travestie
    Tout se réalisa ,il côtoya la Cour
     Fut très proche du Roi, porta de beaux autours
    Car il fut d’Henri III  l’un des célèbres « Mignons »
    Son patronyme était Louis de Maugiron *
     

      

    © Dominique

     

    * Louis de Maugiron, dit « le Beau Borgne », était l'un des mignons du roi Henri III de France

     


    3 commentaires
  •  

    La  Berceuse

          Tableau de William Bouguereau         

      

     

    Tandis qu’elle file sa quenouille
    Du pied elle berce l’enfant
    Qui dans son berceau gentiment
    Avant de s’endormir gazouille

    Il fait chaud et le vent léger
    En auxiliaire bienvenu
    Vient déposer sur la peau nue
    Du bambin, comme un doux baiser 

     

    Par le constant balancement
    Et la caresse du zéphyr
    Sous le regard de sa maman
    Le chérubin va s’endormir
     

     

    Sur le fruit rouge de sa bouche
    S’esquisse déjà un sourire
    Où donc est-il, qui peut le dire
    Son esprit a quitté la couche

     

    Il voyage en un monde immense
    Inaccessible et fabuleux
    Où il côtoie le merveilleux
    Dans l’innocence de l’enfance  

     

    © Dominique


    14 commentaires
  •  

     

          ALLEGORIE

           

    Mes Poèmes :  ALLEGORIE (2)

        

    Il porte un grand manteau tantôt bleu, tantôt gris
    Ainsi que sur son dos un havresac rempli
    D’une charge, semblant tous les jours, plus pesante
    Infatigable il suit, la nuit comme le jour
    D'un rythme régulier, l'identique parcours
    Toujours accompagné de deux adolescentes

    Qu' il pleuve, vente ou neige rien n'arrête jamais
    Le constant mouvement de leur grande avancée
    Mais où donc les conduit ce long cheminement ?
    Duquel naissent pour les uns, enjouement et bonheur
    Et  apporte aux autres, la tristesse ou la peur
    Leur progression se fait inéluctablement

    Car l'homme au grand manteau n’est autre que : Le TEMPS
    Et celles qui l'accompagnent, ces toutes jeunes filles
    De son très grand cartel ; Elles sont les aiguilles !

     

     

    © Dominique BONAVITA


    4 commentaires
  •  

     

     

    Grand Mère

     


    T
    u avais le pas lent, la démarche gracile
    Le port de tête altier des femmes de notre île
    Ton visage était fin, ton sourire charmant
    Et ton front était ceint de jolis cheveux blancs
    Je t'ai toujours connue vêtue de noir, grand-mère
    Car tu portais le deuil, de ton mari, tes frères…
    Et comme pour chacun, tu le portas des années

    Quand tu le pris un jour, ce fut pour le garder
    La seule touche claire, que tu te permettais
    C'était quelques fleurettes, ornant tes tabliers
    Qui protégeaient tes mises simples et sans atours
    Et te paraient pourtant,  plus que Robes de Cour
    Ta grâce était innée, on t'appelait « Comtesse »
    Tu n'appartins pourtant  jamais à la noblesse
    Et bien que tu sois née sur la  Terre des Seigneurs *
    La seule vraie noblesse, fut celle de ton cœur
    Tu étais effacée, délicate et discrète
    Je n'étais qu'une enfant et souvent je regrette
    De n'avoir pris le temps, ou n'avoir pas osé
    Sur ce que fût ta vie, des questions te poser
    Quand tu quittas ce monde, j'avais juste quinze ans
    Je t'aimais tant, grand-mère, que bien naïvement
    Je te fis la promesse, que je déposerai
    Sur ta tombe, en offrande, mon "Bouquet de Mariée"
    Je suis vieille à présent et cela est très loin
    Quarante ans sont passés, pourtant je me souviens
    Que cette promesse faite, je ne l'ai pas tenue
    Car de mari, grand-mère ! ... Je n'en ai jamais eu
                                                   
     

    2003

      © Dominique   




    18 commentaires
  •  

     

    Mes Poèmes :Le Vieux Marin

     

    Le Vieux Marin

     

    Tout le monde ignorait et son nom et son âge
    Mais il était de tous notoirement connu
    Il avait bourlingué avec maints équipages
    Et des diverses mers mesuré l’étendue
    Les hommes l’appelaient avec respect « Grand Maître »
    Car tous lui concédaient un immense savoir
    Du monde maritime il semblait tout connaître
    Et des cinq continents il avait dû tout voir 

     

    Tant il avait pérégriné le vieux marin !

     

    Il aimait à chacun conter son aventure
    Et ses yeux aussi bleus que l’était l’océan
    Envoûtaient l’auditoire autour de la mâture
    D’où il buvait les mots très religieusement
    Lui, expliquait les faits, les ponctuant de gestes
    Semblant encor revivre un à un les instants
    Des traversées épiques et des heures funestes
    En tirant sur sa barbe de ses doigts tremblotants

     

    Tant il était ému le vieux marin !

     

    Il revoyait passer sa vie et sa jeunesse
    L’Epoque où il était un officier fringuant
    Ressentait sur sa peau ridée par la vieillesse
    Les embruns de la vague enlevés par le vent
    Il savait qu’il allait faire un autre voyage
    Celui que chacun fait lorsque l’heure est venue
    Serait seul maître à bord, n’aurait nul équipage
    Mais éternellement voguerait dans les nues

     

    Tant il était usé le vieux marin !

     

     

    © Dominique


    11 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique