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    Quels sont ces yeux ?

     

    Mes poèmes : Quels sont ces yeux ?

     

    Quels sont ses yeux qui me regardent
    Comme s’ils ne m’avaient jamais vue
    Cette face qui m’est inconnue
    D’une insipidité blafarde
    Il me semble de cette femme
    Pourtant me souvenir des traits
    Sous l’ovale de son visage
    Cependant loin d’être parfait
    Et son pâle et triste sourire
    Me rappelle en un bref instant
    Cet autre gai et facétieux
    Qui découvrait de blanches dents
    Son bras s’avance à me toucher
    Tandis que je sens sous ma main
    Le lustre brillant et glacé
    De mon vieux miroir Vénitien 

     

    © Dominique

     

     


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    Caravaggio au Musée des beaux-arts du Canada - Une ... « Diseuse de bonne aventure »  par  Le Caravage

     

    " La Diseuse de Bonne Aventure"

     

             Jeune homme  je peux lire en  cette main ouverte
    Qu’une grande destinée à vous sera offerte
       Vous parcourrez le monde, ferez de grands voyages
         Et serez à la tête de très grands équipages
    Je vois autour de vous  des Ors, des pierreries
      Vous marchez en des salles constellées d’armoiries
    Côtoyez de grands hommes et de très belles Dames
    Qui ne resteront point insensibles à vos charmes
    Serez également  un bretteur renommé
         Cependant ce talent sera vite oublié
    Pour la postérité ne sera pas notoire
    Et ne s’inscrira point de ce fait dans l’Histoire
    Le Damoiseau ravi de telles prédictions
    Se perdit aussitôt en des supputations
      Serait-je donc Marquis, Duc ou Prince consort
    Mais quoiqu’il en puisse être, fort ravi de mon sort
    Égaré qu’il était  en ses spéculations
         Il  omit le naïf de prêter attention
    A la dextérité de cette main légère
      Qui de fait, lui avait soustrait sa chevalière
    Quant à la prédiction si elle n’eut point menti
    La  vérité en fut pour le moins travestie
    Tout se réalisa ,il côtoya la Cour
     Fut très proche du Roi, porta de beaux autours
    Car il fut d’Henri III  l’un des célèbres « Mignons »
    Son patronyme était Louis de Maugiron *
     

      

    © Dominique

     

    * Louis de Maugiron, dit « le Beau Borgne », était l'un des mignons du roi Henri III de France

     


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  •  CONVERSATION

     

    Mes Poèmes : CONVERSATION !

     

    Dis moi un peu César quel effet cela fait

    Que d'avoir sa statue dans sa ville de naissance ?

    On t’a exprimé là, grande reconnaissance

     

    Eh oui Maître Panisse… Eh ben oui tu l’as dit !

    Mais je sens dans ta voix un peu de moquerie

    C’est pas ma faute à moi si t’as pas la pareille

    Près de la Canebière, sur une place de Marseille

     

    Mon Bon césar !  Voilà encore que tu t’emportes

    Je ne me moque pas ! Je n’en ai point, qu’importe ?

    Sur la place baptisée « Raimu » ton nom d’artiste

    Que t'y sois à l’honneur, cela n’est que justice

     

    Tè vé ! Tu me dis ça  parce que t'es avec moi

    Tu dirais la même chose si tu n’y étais pas ?

     

    Vois-tu «  Môsieur César »,  je ne suis pas jaloux

    Etre assis près de toi me flatte, voila tout !

    Parce que tu es mon ami et que notre amitié

    Est de la sorte entrée dans l’immortalité

     

    Oh dis donc Honoré, ce que tu parles bien !

    Je te fais mes excuses ! Tu m’en veux pas dis… Hein ?

    Je m’emporte assez vite, enfin tu me connais

    Je sais que t' es brave homme, ne sois pas rancunier

    Et puis je vais répondre tu vois à ta question

    L’effet que ça ma fait ? Ben, je vais te le dire

    Moi qu’on a dit grincheux, moi qu’on a dit bourru

    A toi je te l’avoue Honoré : Je suis ému !

    Et de voir tout ce monde qui nous prend en photo

    Après tellement d’années, je trouve que c’est beau   

    Et si notre sculpteur nous avait fait un cœur

    Je crois bien Honoré, que couleraient mes pleurs

    Mais pour te dire vrai, j’ai quand même de la peine

    Je pense à Monsieur Brun, je pense au Capitaine

    Qui tous les deux étaient aussi de la «  Partie »

    Je regrette qu’avec nous ils ne soient pas assis

    Et de voir devant nous, que leurs chaises sont vides

    Bien qu'étant fait en bronze, je suis pas impavide


     © Dominique


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    Le Fauteuil 

    Mes Poèmes : Le Fauteuil

     

    La jolie chambre d’hôtes de la gentilhommière
    Dans laquelle j’entrais baignait dans la lumière
    C’était une grande pièce, au mobilier ancien
    Un fauteuil à oreilles se trouvait dans un coin
      Recouvert de velours il m’offrait ses deux bras
    A cette douce invite, je ne résistais pas
    Harassée de fatigue causée par le voyage
    Je pris juste le temps de poser mes bagages
    Avant de prestement allez me laisser choir
    Mon oreille contre la sienne, mes mains sur l’accotoir
    Dans la chambre paisible troublée par aucun bruit
    Au creux de ce fauteuil je dois m’être endormie
    Car j’entendis bientôt une petite voix
    Qui là, à mon oreille, me murmurait cela

     

     - Merci que de m’avoir  au grand lit préféré
    Sur moi il y a longtemps que personne ne s’assied
    Je ne suis qu’un fauteuil que tout le monde ignore
    Je parais bien banal et me fonds au décor
    Mais voyez vous je suis un « Voltaire » séculaire
    Qui soutint le séant de nombreux dignitaires
    Celui de nobles dames, comme de petite vertu
    Et combien de propos ai-je donc entendu
    Je fus le spectateur de bien des discussions
    Les serments , confidences et autres collusions
    Puis vendu à l’encan à une épistolière
    Pour échouer plus tard chez un vieil antiquaire
    Et hélas ! Un matin me retrouver ici
    Où je ne suis rien d’autre, que voisin de ce lit
    Merci, merci à vous que de m’avoir choisi !

     

    Ai- je rêvé tout çà ou bien m’a-t-il parlé
    Qui donc pourrait le dire ?
    Seul le fauteuil le sait !

     

     

    © Dominique 


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  •  Poème que je dédie à celui qui fut mon petit compagnon d'enfance 

    " M I C K E Y"

     

    LE  CHAT 

    LE CHAT

     

    Je n’aurai pas la prétention
    Après les vers de Baudelaire
    D’essayer, de tenter de faire
    Du Chat la glorification
    C’est cependant bien humblement
    Que dans les traces du grand Maître
    Je m’autoriserai peut-être
    D’en dire mon attachement
    Félin aux griffes rétractiles
    Au pelage doux et soyeux
    Dont les déplacements agiles
    De grande souplesse et silencieux
    Lui octroie cette démarche fière
    Cette attitude  hiératique
    Qui sans conteste lui confère
    Apparence aristocratique
    Celui qu’en des termes argotiques
    L’on nomme Greffier, Grippeminaud
    Est un Matou, matois, finaud
    Et compagnon fort sympathique
     

     

    © Dominique


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