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    Mes Poèmes :Le Vieux Marin

     

    Le Vieux Marin

     

    Tout le monde ignorait et son nom et son âge
    Mais il était de tous notoirement connu
    Il avait bourlingué avec maints équipages
    Et des diverses mers mesuré l’étendue
    Les hommes l’appelaient avec respect « Grand Maître »
    Car tous lui concédaient un immense savoir
    Du monde maritime il semblait tout connaître
    Et des cinq continents il avait dû tout voir 

     

    Tant il avait pérégriné le vieux marin !

     

    Il aimait à chacun conter son aventure
    Et ses yeux aussi bleus que l’était l’océan
    Envoûtaient l’auditoire autour de la mâture
    D’où il buvait les mots très religieusement
    Lui, expliquait les faits, les ponctuant de gestes
    Semblant encor revivre un à un les instants
    Des traversées épiques et des heures funestes
    En tirant sur sa barbe de ses doigts tremblotants

     

    Tant il était ému le vieux marin !

     

    Il revoyait passer sa vie et sa jeunesse
    L’Epoque où il était un officier fringuant
    Ressentait sur sa peau ridée par la vieillesse
    Les embruns de la vague enlevés par le vent
    Il savait qu’il allait faire un autre voyage
    Celui que chacun fait lorsque l’heure est venue
    Serait seul maître à bord, n’aurait nul équipage
    Mais éternellement voguerait dans les nues

     

    Tant il était usé le vieux marin !

     

     

    © Dominique


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    Mes Poèmes : Merci Monsieur HUGO !

    Victor Hugo (1802-1885)
     
    Merci Monsieur HUGO  !
     
    Merci Monsieur HUGO ! 
    De nous avoir légué
    Vos Œuvres, vos Romans, vos diverses Épopées
    Pour " La Légende des Siècles "
     " Notre Dame de Paris "
    Pour " Les Contemplations "
    Monsieur HUGO Merci !

    Vos poèmes m'émeuvent à chaque relecture
    Grande est l'inspiration, magistrale la facture
    Votre Prose est  si riche  et votre Vers si beau
    Que l'une et l'autre semblent, inspirés du Très-Haut
    Chacune de vos œuvres est un tableau vivant
    Qui s'anime et se meut au gré des sentiments

    Ainsi,  je vous  découvre, partant pour Villequier
    Lieu, où Léopoldine repose  à tout jamais
    Rapide est votre pas, brisé est votre cœur
    Vous tenez en vos mains de la bruyère en fleurs
    Que vous déposerez accablé de tristesse
    Sur cette froide pierre, que vos doigts fins caressent...

    Parfois je crois entendre, revenu d'outre-tombe
    Sur un champ de bataille, alors que la nuit tombe
    Les râles d'agonie, d'innombrables soldats
    Que tant d'hostilités ont mené au trépas
    Alors que votre père, d'un altruisme indicible
    Donne  à boire à celui, qui l'avait pris pour cible
    Et le visait au front  en criant : Caramba !

    Au fil de vos écrits je flâne,  je musarde
    Je me trouve maintenant devant la barricade
    Que Gavroche cet enfant, courageux et hardi
    A quittée pour ramper vers la ligne ennemie
    Afin que de pouvoir ramener les cartouches
    Des gardes Nationaux, tués dans l' escarmouche
    De cet agissement, insouciant de son sort
    Il, sait qu'à tout instant il va braver la mort 
    Mais il est trop conscient, que toutes ces munitions
    Sont des plus nécessaires à la population
    Et tandis que gouailleur, goguenard  il chantonne
    C' Est la Faute à…. chanson qu'il affectionne   
    Une balle perfide, finement ajustée
    Atteint le jeune enfant qui choit sur le pavé
    Mortellement touché, son sang sourd  des blessures
    Dans un dernier effort, il se hisse et murmure
    La suite du couplet :  « Le nez dans le ruisseau ….
    Mais  jamais plus dira ….C'est la faute à Rousseau ! »

    Monsieur HUGO Merci ! Pour Cosette et Fantine
    La Belle Esméralda,  Dea et  Eponine
    Pour Monsieur Madeleine ,Phœbus , Quasimodo
    Pour  Gwynplaine, Ursus,  Fleur de Lys et Frollo
    Pour l'ensemble de votre Œuvre, 
           

                 Merci Monsieur HUGO !           
                                    

                                        

    © Dominique


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                                                    La Flamme                                                 

    Mes Poèmes : La Flamme !

     

    L’inspiration des mots, tarissait à sa source
    Les yeux levés au Ciel, tournés vers la « Grande Ourse »
    J’ai invoqué « PIERROT » doux ami des poètes
    Qui sur son coin de Lune, garde sa plume prête
    Et comme il faisait sombre dans mon petit logis

    Tout comme il l’aurait fait, j’allumais une bougie
    Et c’est de celle-ci, que jaillit l’étincelle
    Ne vous y trompez pas, je ne parle pas de celle
    Procurant la lumière, pourvoyant la clarté
    Mais nourrissant l’esprit. Celle, qui me manquait
    Et voyant osciller cette petite flamme
    Je m’adressais à elle, ainsi qu’à une femme
    Des êtres humains – lui dis-je - Tu as l’ambivalence
    Tu peux être douceur, chaleur et bienveillance
    Lorsque tu accompagnes un dîner d’amoureux
    Où que l’on te voit luire, briller au fond des yeux
    L’on peut te voir aussi, dès que l’hiver paraît
    Te mouvoir avec grâce dans l’âtre des foyers
    Être, l’ambassadrice des prières et des vœux
    Brûler dans les églises, près des Saints et de Dieu
    Mais lorsque tu te fâches, quand tu n’es que colère
    Ta force destructrice, devient tentaculaire
    Tout ce qui nous entoure succombe sous ta loi
    Avec célérité tu fais de nous, tes proies
    De la petite flamme, je crus alors entendre
    S’élever une voix, afin de se défendre
    Mais toi, qui donc es-tu ? -  Me dit-elle - Pour juger ?
    Ton opinion n’est faite, que de vils préjugés
    Tu me dis destructrice, ravageuse, incendiaire
    Crois-tu que je m’allume, comme cela, par mystère ?
    Dans le mal que je fais, se cache toujours l’humain
    Qui bien contre mon gré, m'embrase de ses mains
    Combien d’elles ont pris part, à ce dont tu m’accuses
    Ces crimes faits en mon nom, j’les dénie, les récuse
    A chacun des Bûchers, Holocaustes, Incendies
    Je ne fus qu’instrument de leur ignominie
    Je dois aussi compter avec les éléments
    La Pluie m‘est alliée, mais adversaire, le Vent
    Car ne serais-je alors, qu’à l’état de brandon
    Qu’il viendrait m’attiser, d’où tes imputations
    Car lorsque le vent souffle, qu’il rugit, qu’il fait rage
    Il me fait croître afin, qu’ailleurs je me propage
    Et si ton jugement était plus équitable
    Tu me verrais victime, mais certes pas coupable
    Je me sentis confuse après ce plaidoyer
    Alors, timidement, pour me faire pardonner
    Je n’ai l’ai point soufflée quand finit l’entretien
    Mais en gage d’amitié, l’ai couverte de ma main  

                               

    © Dominique

     


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    UNE DE MES AQUARELLES

    " Diaphane"

      

    Mes Poèmes !

    FILLETTE 

     

     

    Fillette savez-vous que la vie est taquine ?
    Vous en êtes il est vrai en vos jeunes printemps
    Si m’en croyez usez, abusez de ce temps
    Car vous perdrez un jour votre allure enfantine

     

    Vous goûterez alors en votre adolescence
    Autres jeux et plaisirs cela est évident
    Connaîtrez de l’amour les feux  et les tourments
    Mais aurez à jamais perdue votre innocence

     

    Chaque âge de la vie offre gaieté, tristesse
    Chaque âge de la vie est un enseignement
    Vous connaîtrez la joie de devenir Maman
    L’instant sera pour vous un moment d’allégresse

     

    Mais pour l’instant fillette profitez de l’enfance
    Buvez avec délice la coupe d’ insouciance
    Buvez je vous en prie, son breuvage à loisir
    Elle est la seule coupe qui ne se puisse remplir  

     

    © Dominique

     

     


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        L’ ACCENT    

     

    On le porte avec nous comme on porte un flambeau

    Il fait chanter la voix et fait vibrer les mots

    Il a le caractère de ce lieu, de la terre

    Qui nous a vu grandir et vu grandir nos pères

    Il témoigne à lui seul de notre identité

    Il est notre émissaire en pays étrangers

    Il peut se décliner en inflexions diverses

    Mais il est spécifique à chacune des provinces

    On dit qu’il est hâbleur dans le pays Gascon

    Aux nuances Celtiques chez nos amis Bretons

    De l’autre bord des rives de Méditerranée

    Il est celui de Corse, que mes ancêtres avaient

    Et s’il devient « Pointu » aux Portes de Paris

    Il fleure bon le Thym dans notre beau Midi

    Il se métamorphose au gré de nos régions

    Et de chacune d’elles, on lui attribue le nom

    Et c’est à lui qu’on doit l’amène cohérence

    De toutes ces régions qui composent La France !

     

    © Dominique


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