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    Un triolet est un poème à forme fixe composé de huit vers sur deux rimes et dans lequel les premier, quatrième et septième vers, ainsi que les deuxième et huitième vers, sont identiques.

    Le mètre d'un triolet est généralement octosyllabique. Il peut être composé de deux quatrains ou bien d'un seul tenant, formant un huitain que l'on appelle alors triolet continu.

     

    TRIOLET

     

    Girouette

     

    La girouette tourne au vent

    Au vent fol des journées d’Automne

    En des crissements monotones

    La girouette tourne au vent

    Elle perd le nord se faisant

    Comme feuilles elle tourbillonne

    La girouette tourne au vent

    Au vent fol des journées d’Automne

     

    Lorsque reviendra le printemps

    Saison des brises passagères

    Elle se mouvra légère

    Lorsque reviendra le printemps

    Elle indiquera lors du vent

    L’orientation coutumière

    Lorsque reviendra le printemps

    Saison des brises passagères

     

    © Dominique


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    Je suis un vieux  « Pleyel », presque bicentenaire
    Qui demeure toujours au château de « Nohant »
    Mon unique plaisir est d' évoquer le temps
    Partagé avec Lui, dans la gentilhommière

    Il a joué sur moi, Polonaises et Rondos
    Et mes touches d'ivoire, ressentent encore ses doigts
    Courant sur le clavier d' andante en allégro
    Exécutant Sonates, Ballades et Mazurkas

    Nocturnes et Préludes, nés sous ses mains expertes
    Traduisant ses angoisses, ses peines, sa nostalgie
    La passion qu'il garda toujours de sa patrie
    Je les présume écrits, sous l'égide d'Euterpe

    Je fus son allié, puis-je oser, partenaire... ?
    Son doigté exprimant ses divers sentiments
    D'objet, Il m'éleva au rang de confident
    Et de ses états d'âme, je suis dépositaire

    Je fus le spectateur de sa vie quotidienne
    Témoin de son amour, comme de son affliction
    Je vis de l' un la fin, de l'autre l'aggravation
    Et fus très éprouvé, autant qu'il m'en souvienne

    Mais la désaffection de celle qu'il aimait
    Mit un beau jour d'été un terme à notre entente
    Je ne résonnais plus d'allégro et d'andante
    Et je le vis partir pour le revoir jamais

    Ce fut deux ans plus tard à deux heures du matin
    Que ce compositeur au génie reconnu
    Fit ses adieux au monde et partit vers les nues
    Il était mon ami  et  s'appelait . . . CHOPIN !

        


       © Dominique

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    Dans le calendrier Chrétien, l’ « Epiphanie » est traditionnellement fixée au 6 janvier  

    Pour des raisons plus ou moins mercantiles, la date de celle-ci fut réformée, voilà quelques années, afin qu’elle tombât le second dimanche suivant Noël.  

    Le calendrier  en cette année 2019 rétablit donc la tradition 

     

    La Marche des Rois

     

     

    Mes Poèmes : La Marche des Rois

    Image trouvée sur le  Net

     


    Conduits par cette Etoile qu‘ils attendirent longtemps
    Ils se mirent en route pour adorer l’Enfant
    L’Enfant Dieu si petit dormant dans une étable
    Lieu d’un grand dénuement et si inconfortable
    C’est là que les guida la si brillante étoile
    Qu’ils avaient observée par cette nuit sans voile
    Tous trois étaient des Mages et venaient d’Orient
    Pour offrir à Jésus Myrrhe, Or et Encens
    Ils cheminèrent longtemps avec leur caravane
    Par des nuits qu’éclairait une Lune diaphane
    Par des jours qu’ accablait  un Soleil trop ardent
    Mais parvinrent enfin en ce lieu désigné
    Où auprès de Marie, le fils de Dieu dormait
    Aidés par tous leurs gens, ils mirent pied à terre
    Et devant l’Enfant Roi tous trois se prosternèrent
    Le plus âgé Melchior offrit l'Or à L'Enfant 
    Le plus jeune Gaspard, Lui fit  don de l’Encens
    Quant au troisième béat, Balthazar sans mot dire
    Aux pieds de l' Enfant roi déposa lui, la Myrrhe

     

    © Dominique


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    CANDEUR 

     

    Dis donc petit canard, faut pas que tu aies peur ! 

    T’as perdu ta  maman, tes frères et tes sœurs ? 

    Ne sois donc pas inquiet ce n’est pas une déroute 

    A nous deux tu vas voir on va trouver leur route 

    Faut pas être craintif, j’ai mangé mon Ronron 

    Puis de toute façon j’aime pas le caneton 

    Qu’il n’y ait pas de méprise, je veux dire en repas 

    Faut pas croire ce qu’on dit sur nous autres les chats 

    Tu trembles de toutes tes plumes et tu claques du bec 

    Je  ne te fais pas là quelques salamalecs 

    J’ai rétracté mes griffes pour que tu n’aies pas mal 

    Pour ne pas te blesser par ce geste amical 

    Tu es surpris je sais, tu te demandes pourquoi 

    Un petit félidé se soucierait de toi 

    Eh bien un jour sais-tu, j'ai perdu ma Maman

    Je l'ai cherchée partout, je l'ai cherchée longtemps

    Parce que j'étais tous seul, je ne l'ai pas trouvée

    Alors si t'es d'accord je vais t'accompagner

    Tu verras qu'à nous deux, on va y arriver !

     

     © Dominique

     


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    CE MEUBLE !

     

    Je suis meuble possédant diverses formes et tailles
    A mes balbutiements je n’étais que de paille
    Ulysse me tailla dans un tronc d’olivier
    Il n’aurait pu le faire dans un palétuvier
    Je fus nommé Lectus dans la Rome dite antique
    Mais devins par la suite beaucoup plus romantique
    Sous Louis XV l’on dit que je suis  en corbeille
    L’on me pare de brocard et de soie nid d’abeille
    De tout temps je perçus de la jeune épousée
    Ce grand trouble inhérent à la « Chose » ignorée
    Spectateur malgré moi de ces corps qui s’étreignent
    Et qui dans le plaisir à la morale enfreignent
    Je suis témoin muet de la parturiente
    De ses cris de douleurs à l’heure où elle enfante
    Tout autant que celui de ce vagissement
    Le tout premier que pousse à la vie un enfant
    On m’attribue moult noms, l’on me dénomme cage
    Lorsque je suis celui d’un enfant en bas-âge
    Quand je suis de douleurs, l’on dit que je suis blanc
    Et dans un corps de garde je me nomme de camp
    Si à moi un semblable s’emboite sans vergogne
    On me désigne alors sous le nom de gigogne
    Sans pour le moins du monde vouloir vous offenser
    Par toutes les épithètes que je vous aie données
    Je termine en disant pour clore celles-ci
    Qu'en moi l’on Nait, l’on Aime et l’on Finit sa Vie
    C’est sur moi que l’on dort car mon nom est : Le LIT !

     

     © Dominique

     


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