• L'ASSOMPTION 
     
    ASSOMPTION DE LA STE VIERGE par Nicolas POUSSIN relief
      L'Assomption de la  Vierge par Nicolas Poussin

     

     

    Ô Vierge Marie !
    Vous qui fûtes choisie
    Pour porter et enfanter le « Verbe »
    Vous qui avez subi
    Sur le mont Golgotha
    La souffrance suprême
    Assistant à l’infâme
    L’ignominieuse crucifixion du fils de Dieu
    De votre fils bien aimé Jésus Notre Seigneur
    Vous qui L’avez recueilli dans vos bras
    A la descente de la croix
    Qui avez ôté de Son visage, de Sa bouche
    De Ses cheveux, le sang qui s’y était répandu
    Vous qui avez oint d’onguents toutes Ses plaies
    Avant Sa mise au tombeau
    Vous Ô Très Sainte Mère
    Qui avez dû supporter l’insupportable
    Voila que dans Votre dormition
    Des anges sont venus vous enlever
    Vous élever, afin de vous déposer
    Sur votre Céleste trône où Vous régnez
    Dans la maison du Père auprès de Jésus
    Pour l’éternité.
     

     

    © Dominique

     

     


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     LE   PÂTRE

              Mes Poèmes : Le Berger

     

    Dans des senteurs de thym, de genêts, de lavande
    Coiffé d‘un grand chapeau et portant houppelande
    Il part dès que point l’aube, son bâton  dans la main
    La route sera longue, escarpé le chemin
    Dans lequel le suivra son bel et blanc troupeau
    De béliers, de brebis et de petits agneaux
    Ils s’en  iront  migrer, tout en haut des Alpages
    Où le cheptel pourra dans de verts pâturages
    Se repaître d’herbage, s’abreuver aux ruisseaux
    Tandis que lui, le pâtre, cet homme solitaire
    Tout en le surveillant , regardera la terre
    Qui à ses pieds s’étend et, d’un regard profond
    Parcourra les vallées, embrassera les monts
    Aux senteurs de garrigue, de ciste, de sarriette
    N’aura pour compagnie,  que son chien et ses bêtes
    Durant le long séjour de cette migration
    Il percevra pourtant  dans le cœur du silence
    Le souffle du mistral, sifflant entre les branches
    Les rayons du soleil pointant à l’orient
    Le murmure des  rivières, que portera le vent
    Et après un repas  rapide et  très frugal
    S’endormira heureux, bercé par les cigales

     

    © Dominique

     

     


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  • CROQUEURS DE MOTS
    DEFI N° 168

    Défi N° 137 des croqueurs de mots  

    proposé par   


    " CABARDOUCHES "
    (Marie et François)

    Qui nous disent ceci :  

     Sur l' une de nos trois illustrations proposées
    racontez- nous comment les p'tiots gamins en sont arrivés là !
    ( la fantaisie est la bienvenue...) 

      

    Défi n°168

    Illustration de  François 

    Voici ce que celle choisie m'inspira  

     

     

    Ah quel manque de pot !

     

    - Dépêche-toi, courons ! Nous n’avons pas de temps à perdre, mamie m’a confié qu’ici, dans le Béarn, on mettait la Poule au pot le dimanche. Oui, oui ! Elle m’a dit comme ça :

    - Ma p'tiote, c'est demain dimanche et tradition oblige, le dimanche aux alentours de Pau, on met la Poule au pot, selon le souhait du "Bon roi Henri " Tu voudras bien m'aider dit ? Ma p'tiote citadine.

    Et ben comment te dire.... J'ai dit oui  v'là ! Mauvaise idée hein ? Mais pas aussi  biscornue que celle du « Bon Roi Henri » ! Mettre la poule au pot non mais ...! Plus de quarante  poules qu’elle a, mamie et manque de pot:   seulement deux pots de chambre :  Les nôtres  de quand on était p'tit !  On a besoin d' se dépêcher si on veut que toutes puissent faire leurs besoins dans l'pot, sinon ce sera plus le dimanche qu’on la mettra  au pot la poule, mais bien le lundi, ou  le mardi pt' ête,  qui sait ?

    - Ah j’aurais bien aimé l'y voir tiens le « Bon roi Henri » ! C'est plus facile à dire qu'à faire c'tte histoire là. Courir après toutes les poules  pour les attraper tu parles d’un sport, mais en plus, devoir faire tenir chacune d’entre-elles sur l' pot, c'est pas marrant ha non ! Et puis, pourquoi qu'il faut les mettre au pot spécialement le dimanche les poules, alors que les autres jours de la semaine elles font leur crottes  partout ?

    -  C'tte question ? Chais pas moi ! 

    - Hé dis ! Tu crois qu’il faut qu’on attende que chacune ait fait popo dans le pot ?

    - Ah ben non alors ! Il a dit mettre la poule au pot, l’aute;  il a pas dit d'attendre son popo !

    - Et si elles ne veulent pas rester sur l' pot comment qu'on fait ?

    On les y attache pardi ?

    - Alors , nous faudra autant de pots qu’ a d' poules ?

    - Ah dis donc quelle Histoire ! Il y a déjà eu ce sacré Charlemagne qu'aurait inventé l’école, et  maintenant, le roi Henri,  qui veut qu'on mette la poule au pot ! Ah ces rois, j'te jure, ils ont de ces idées bizarres parfois. Ecoute nous allons essayer puisque j'ai promis  et,  si on n'y arrive pas eh ben ! On dira à mamie qu’on a ben voulu l'aider, mais qu'on est trop fatigué pour continuer et on restera allongé  Sully !

    - Bonne idée ! Hiii...Hiii.

     

     © Dominique

     


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    L’Aveugle et les Bougons

     

    Sur un long banc de pierre un aveugle vint s’asseoir
    Ignorant se trouver tout près d’un auditoire
    D' hommes qui comme lui étaient venus chercher
    Sur ce siège le repos après un long trajet
    Le non voyant alors, s’adressant à son chien
    Lui dit:  Viens mon Médor, ici nous serons biens 
    Pour reprendre des forces et boire quelques gouttes
    Avant que de reprendre le cours de notre route !
    C’est alors que les hommes semblant ne point les voir
    A refaire le monde se mirent en devoir
    - Avez vous constaté dit l’un, ces constructions
    Qui poussent de nos jours comme des champignons
    Qui nous privent dit un autre des îlots de verdure
    Et de tout agrément qu’offre aux yeux la nature
    Notre vie désormais est faite de béton
    Les petits pavillons laissant places aux bâtisses
    Il n’est tout alentour que de grands édifices
    Ne pourrait-on cesser cette dégradation
    Et je ne parle pas de l’inconscience humaine
    Qui veut que, quel que soit l’endroit où l’on promène
    Il se trouve toujours des décharges sauvages
    Pour déplaire à la vue, gâcher le paysage
    L’aveugle qui malgré lui entendit le dialogue
    S’adressa en ces termes à ces fins " psychologues "
    Excusez-moi Messieurs, pour mon inconvenance
    D' enfreindre ici les règles de toute bienséance
    En m’immisçant ainsi à la conversation
    Sans en avoir de vous reçu l’invitation
    Mais si vous permettez, souffrez alors que j’ose
    Dire que j’aimerais voir, ce qui vous indispose
    Le destin a voulu me priver de  vision
    Je n’ai vécu  dès lors que d’imagination
    Mon quotidien n’ayant que des formes factices
    Je ne sais ce que sont béton ou édifices
    Décharges, champignons pavillons et bâtisses,
    Car je  suis de naissance immergé dans le noir
    Tout me semblerait beau si l'on m'offrait de voir
    Ne fut-ce qu’un instant, voire quelques secondes
    Pour me faire une idée de ce qu’est notre monde   

     

    Sachons raison garder face au superficiel
    Quant il est tant de gens privés de l’essentiel !


     © Dominique

     


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    APPRENTISSAGE

     

    Mes Poèmes : L'Apprentissage !

     

    - Grand-mère s'il vous plait est-ce que je peux m'asseoir ?
    Près de vous je promets je resterai bien sage
    Je suis encore bien jeune mais j'aimerais pouvoir
    Tout comme vous le faites commencer un ouvrage
    Je vous vois chaque jour tandis que la maison
    Dort sous le chaud soleil d'un sommeil bien tranquille
    Déposer sur la table étoffes, fils , coton
    Qui vous servent à faire tous vos travaux d'aiguille

     

    - Je t'apprendrai Petite si tel est ton désir
    Comme le fit pour moi, un jour ma "Bonne maman"
    Rien je dois avouer ne me fait plus plaisir
    Que de voir s'exprimer chez toi un tel penchant
    Car tu seras un jour, une femme, une mère
    Et tu constateras qu'en multiples occasions
    Ces travaux de couture il te faudra les faire
    Corsages et sarraus, culottes et cotillons
    Que tu devras couper, bâtir et ajuster
    Mais tu acquerras vite agilité, aisance
    Rompue à ce travail qui sera journalier
    De cet art tu auras une grande expérience
    Cependant un beau jour par la difficulté
    Lorsque tout comme moi tu auras atteint l'âge
    Tu ne pourras plus coudre avec dextérité
     Tes doigts te seront gourds, hostiles à l'enfilage
    Et tes yeux quant à eux manqueront d'acuité
    Mais ce jour là fillette est bien loin d'arriver
    Et tu auras le temps à ta petite fille
    D'apprendre toi aussi tous les travaux d'aiguille
    Qu'avec très grand plaisir je m'en vais te montrer !

     

     © Dominique

      

       


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