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     Mes Dessins

     

    VICTOR-HUGO-Dessin-sur-Toile.jpg

    Victor HUGO  vers 1875       

    Dessin réalisé  à la mine graphite
    ( Sur Toile de Coton )
      D'après une photo du Comte
        Stanisław Julian Ostroróg  
       
        

    © Dominique 


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  • Le Pécheur

     

    Les vents avaient porté son trop léger esquif
    Sur une mer houleuse au ressac destructif
    Et le Ciel ayant pris la couleur des Enfers
    Sous la pluie diluvienne s’illuminait d’éclairs
    L’homme qui était parti très tôt au jour levant
    Luttait en permanence contre les éléments
    Cette mer qui lui fut longtemps hospitalière
    Prodigue, généreuse emplissant ses filets
    Brusquement contre lui déclenchait sa colère
    Et rien lui sembla-t-il n’aurait su la calmer
    Mais qu’avait-il donc fait de mal, de pernicieux
    Pour attiser ainsi l’acrimonie des Dieux
    Il luttait constamment, sans une interruption
    Pour que ne soit drossé la frêle embarcation
    Que les lames poussaient avec acharnement
    Comme fétu de paille sur la ligne de brisants
    L’homme lutta ainsi jusqu’au petit matin
    Mais hélas toute  fouge tout effort furent vains
    Le flot tumultueux catapulta l’esquif
    Qui vint se disloquer en frappant les récifs
    Avant que de sombrer dans les sinistres eaux
    A demi inconscient le pécheur jeune et beau
    Vit un être ondoyant s’approcher de l’épave
    Le corps d’un blanc laiteux, la chevelure d’or
    Qui par un long baiser langoureux et suave
    Vint lui ôter la vie, scellant ainsi son sort

                            

        © Dominique BONAVITA           

     

         


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    STELLA

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    Une fillette, unique enfant d'un bûcheron et d'une bûcheronne n'avait jamais quitté le minuscule hameau  de montagne qui l'avait vu naître. N'ayant aucune amie elle vivait alors en totale  communion avec la nature. Elle parlait  aux oiseaux, aux fleurs, aux arbres, aux ruisseaux; mais  par dessus tout, elle aimait parler aux étoiles.

    La nuit venue, elle allait s'étendre sur des grumes d'arbres, fraîchement coupés et, enivrée par l'odeur résineuse, elle contemplait le ciel. Elle avait localisé une étoile plus brillante que toutes les autres; était - ce Sirius ou bien Altaïr ? Bien évidemment la fillette n'aurait pu le dire et dans toute sa candeur , elle l'avait prénommée  "Stella"  (qui comme chacun sait, veut dire étoile) et tous les soirs, dès que les étoiles constellaient le ciel, elle fixait son étincelante amie et lui racontait ce qu'avait été sa journée. Or,  un matin semblable à tous les autres, un couple avec sa  fillette Estelle,arriva de la ville pour passer quelques jours dans les Alpages. C'était un couple fort sympathique et la fillette, des plus mignonnes. Les deux enfants s'entendirent à merveille et devinrent  bien vite inséparables. La  petite montagnarde fit visiter son petit monde à la citadine qui, gracieuse, avait toujours un mot gentil. Le soir, fatiguées par leurs jeux , chacune après le dîner allait se coucher tôt. Ce qui ne permit plus à la petite fille des montagnes,  d'aller retrouver "Stella"  la petite étoile. Cependant, elle dit un jour à Estelle:

    - Ce soir, il faut absolument que je te présente mon amie !

    - Ah tu as une  amie ? Mais ne m'as-tu pas dit que tu n'en avais aucune ?

    - En effet je te l'ai dit et c'est vrai ! Mais cette amie là  vois-tu ?Est une amie extraordinaire, elle m'est très chère. Je n'en ai jamais parlé à quiconque mais à toi, je veux bien la présenter.

    - Je te remercie de ta confiance !  Et quand pourrai-je la voir ton amie ? Questionna Estelle

    - Dès que brillera la lune !

    Le soir même en effet, alors que resplendissait la lune, les deux petites filles se tenant par la main, allèrent s'étendre sur les grumes et scrutèrent le ciel. Mais si celui-ci scintillait de mille feux, les fillettes  n' aperçurent  pas  "Stella" cette nuit là.  Alors la fillette des montagnes, déçue de ne pas voir l'amie si chère à son cœur, se mit à pleurer en disant que "Stella",  qui était la plus jolie  des étoiles, devait être fâchée contre elle, parce qu'elle  l'avait délaissée depuis quelques nuits.

    La petite citadine la consola en disant :

    - Rassure-toi et sèche tes larmes, "Stella" ne t'en veut pas ! Comment pourrait-elle en vouloir à sa merveilleuse  amie ? A cette amie qui  tous les soirs, lorsque s'illumine la voûte céleste, vient lui conter sa journée, partage avec elle tous ses secrets et lui demande, avant que d'aller dormir, de bien vouloir donner  de sa part, de gros baisers à ses grands-parents qui vivent désormais dans le ciel !

    Les sanglots cessaient au fil  des paroles lénifiantes, prononcées par Estelle.

    - Mais comment peux-tu savoir tout ça ? Tu viens à peine d'arriver et je n'en ai jamais parlé à personne.

    - Je viens à peine d'arriver ici, mais je t'écoute de là-haut dans le ciel tous les soirs et, sous les traits d'Estelle c'est bien  moi "Stella" qui à mon tour te parle ce soir.  Dès demain, je te promets tu n'auras comme à l'accoutumée, qu'à lever les yeux pour me voir et je brillerais alors   plus encore  que d'habitude et si dès lors, je ne pourrai plus te parler tu sauras du moins que je t'entends.

     

    En effet le lendemain "Stella" la petite étoile, fut bien présente dans le ciel et depuis, elle brille toujours d'un  incomparable éclat.

     

     

    Il est des mystères dont seuls, les enfants possèdent la clé !

     

     

    © Dominique

     


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    Mes Poèmes : Toi !

    TOI  !

     

    Je n'étais qu'une enfant, que déjà j'espérais 
    Ta venue en ce monde en berçant mes poupées
    C'était encore le temps où les gosses croyaient
    Que c'était dans les choux que les enfants naissaient   
    Cette histoire de choux tout autant que de roses
    Sans  trop savoir pourquoi m' inspirait peu de choses
    Je trouvai plus normal lorsque un  jour me fut dit
    Que  les petits bébés  s'achetaient à  « Paris »
    Mais ne  m'expliquai point qu' afin de t'acquérir
    Il me faille un mari et de surcroît : Grandir !
    Embarrassent dilemme  car je voulais de Toi
    Mais  ne souhaitais point de mari sous mon toit
    Et ce temps merveilleux doux temps de l'innocence
    Se dissipa bien vite avec l'adolescence
    Si mon désir d'enfant s'était intensifié
    Je ne rechignais plus aux joies  de l'hyménée
    Mais n'ayant pas trouvé  ou aimé réellement
    L'homme duquel j'aurais aimé porter l'enfant
    Les unes après les autres les années s'écoulèrent
    Entravant  peu à peu mon désir d'être mère
    Jusqu'au jour ou hélas je pris alors conscience
    Que de donner la vie je n'eus plus d'espérance     
    Et dus me résigner irrémédiablement
    A l'idée que jamais je ne serai  « maman »
    Je  n'ai nullement vu  s'accomplir le dessein
    De te sentir grandir t'agiter  en mon sein
    N' ai pas non plus connu cette  joie si intense
    Que, malgré les douleurs procure une naissance
    Je n'ai pu  savourer ce délicieux instant 
    Où pour la première fois tu m'aurais dit : Maman !
    Et je n'aurai  jamais  pour mon rappel à Dieu
    Ta main si bienveillante pour me fermer les yeux

                 
      

    © Dominique

     


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    Mes Poèmes : France !

    FRANCE 

     

    France !   Mère  Patrie
    Pays où je suis née
    Je voudrais tant qu'on t'aime
    Comme je t'ai aimée
    France de Montesquieu , de Voltaire , de Rousseau
    France de  d' Alembert, France de Diderot
    Pays des « Droits de l' Homme » du « Siècle des Lumières » 
    Où chacun s'exprimait dans la langue de Molière
    Grand Dieu !   Que t' a-t-on fait  ?
    Dans les conversations,  de nos jours l'on n'entend
    Que l'emploi  d'anglicismes ,que  formules en Verlan ,
    A la femme qu'on chérit, on ne dit plus : Je t'aime !
    P
    ourtant le verbe « Aimer » , rime en chaque poème

    Dans un néologisme, aussi laid  qu'il est neuf
    On dit tout  simplement : Je la  Kiffe cette Meuf   !
    Et lorsque on est en groupe, qu'on part et  s'en détache
    On n'dit plus: Je vous quitte !   Mais plutôt: Je m' arrache !
    Vous Pays francophones qui vous évertuez

    A toujours employer un Français épuré
    Vous devez  bien sourire, face à l' aberration
    D'une langue  bafouée  par sa propre  Nation
    Pères de la  « Pléiade » de  Ronsard  à  Belleau
    Vous devez tressaillir au fond de vos tombeaux
    Pauvre FRANCE ! 
    Il n'est pas seulement que tes mots, qui aient changé
    Mais ton sens des valeurs , Morale, Charité
    Qu'on enseignait en classe, de façon quotidienne
    L'écrivant au tableau, pour que l'enfant l'apprenne
    Mais tout est désormais aboli , périmé ,
    Les usages, la vertu, y compris le respect
    Envers les enseignants, comme envers les Aînés
    FRANCE de ma jeunesse, je ne te reconnais plus
    J' éprouve de la peine. Non , que je ne t'aime plus !
    Je t'imagine un peu ; Vieille Dame aux abois
    Abandonnée, aux mains de  gens qui la rudoient
    L'on se prévaut de toi,  pour tirer avantages
    Mais au moindre prétexte, on ternit ton image
    Souvent, je m'interroge, me posant cette question:
    D'autres que moi, font-ils cette constatation ?
    Et par cela, sont-ils comme moi, attristés  ?
    Car, même la nostalgie… n'est plus ce qu'elle était !


      
    © Dominique

     


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