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    Colosséum

     

     

    Colosséum

     

    Commencé à l'époque où régna Vespasien
    Je ne fus achevé que vers l'an quatre vingt
    Et fus édifié sur les cendres de Rome
    A l'emplacement même, où se trouvait, de l'homme
    Du fou, devrais- je dire, du  parricide « Néron »
    L'imposante statue nommée « Colosséum 
    Qui  me valut de fait, de par son nom latin
    Celui qui désormais, est devenu le mien
    Comme j'aurais aimé, que mes pierres ne fissent
    Emerger du néant, ce terrible édifice
    On eût pu, avec elles, tout autant ériger
    Un temple ou un forum, je l'aurais préféré
    Des thermes, un aqueduc ou de belles  villas
    Mais pas ce lieu sinistre, qui ne vit que trépas
    Qui n'entendit que cris, clameurs, rugissements
    S'entrechoquer des armes, monter des hurlements
    Ceux d' innocents, livrés à des bêtes féroces
    Ceux d'hommes, s'affrontant en des luttes atroces
    Combien de Sécutors, de Samnites, de Rétiaires
    De Mirmillons, de Trhaces, de Scissors, de Belluaires
    Le sort  fît - il passer, de la vie au trépas

    Et  livrer dans l'arène, leur ultime combat
    Après qu'ils aient  du peuple, sollicité leur grâce 
    Mais la horde acharnée, sans détourner la face
    Sans aucune pitié, sans aucune clémence
    Baissa  alors le pouce et rendit sa sentence
    Car cette foule avide, violente et sanguinaire
    Ne fut  jamais repue du sang de tous ses frères
    Ne se priva jamais, d'un avilissement
    Pour combler son besoin de divertissement
    Vous ! qui un jour viendrez visiter  mes  vestiges
    Dans cet amphithéâtre, qui donne le vertige
    Ayez une pensée pour ceux qui sont tombés
    Au cœur de cette arène, à  jamais empourprée
    Et, si entre mes pierres disjointes, vous entendez
    Le bruissement du vent, je vous prie : Ecoutez !
    Il vous rapportera,  venu du fond des âges
    La  formule prononcée  avec tant de courage
    Ces mots tant répétés et que toujours j'entends
    Qui restent en  moi,  gravés en des lettres de sang :
                
    AVE CESAR, 

    MORITURI TE SALUTANT !
                                                                              

                                 

    ©  Dominique


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     L'Oeuvre Détournée

     

    L'Oeuvre  Détournée

    " Le Prêteur et sa femme"
    Oeuvre  de
    Quentin Massys (1514)

     

    Que j'ai eu l'impertinence de  détourner en 

    L'Oeuvre  Détournée

    " La Pause-café "

    (ou Le breuvage convoité)

     

    © Dominique


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     JE  VOUS SOUHAITE 

    A TOUTES  ET  TOUS  

    de

     BONNES  FËTES  DE  NOËL

    NOËL ANIME

     

    Dominique


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    Un Conte de Noël

     

     

     

    Il y a de cela très longtemps ,  à l’orée de la forêt, dans une pauvre masure, vivait une famille si pauvre, que les parents se privaient le plus souvent,  afin que leurs quatre enfants  puissent manger à leur faim.

    Le père qui avait été bûcheron avant qu’un stupide accident ne le contraigne à cesser cette activité en le privant de l’une de ses jambes, proposait ça et là, ses services pour de  menus travaux.

    C’était dans des couvertures usagées, que la maman taillait et cousait des manteaux pour les bambins. il arrivait aussi, que quelques âmes charitables lui donnent de  vieux vêtements  , qu’elle réajustait tant pour sa petite famille que pour elle  et, tant bien que mal, ils vivaient ainsi. Des bougies pour éclairer le soir venu, la pauvre chaumière et du bois sec, récupéré en forêt, pour alimenter l’âtre  où cuisait invariablement une marmite de soupe. Ils ne se plaignaient pas non, car faute d’avoir le nécessaire, ils avaient une chose que bien des gens aurait pu leur envier :       L’amour.

    En effet cet amour qui, s'il ne pouvait  réchauffer leurs corps, apportait une douce chaleur à leurs cœurs et tant qu’ils posséderaient cette chaleur là, qu’ils la partageraient, ils ne se sentiraient pas malheureux. 
    Cependant une chose chagrinait les  parents. C’était la période de l’Avent, cette période de l’année où, dans chaque maison, se préparait cette merveilleuse fête de la Nativité. Tant que leurs gosses  furent en bas âge, ils ne comprirent guère le sens de cette merveilleuse fête qu'est Noël et ne firent jamais grand cas  de n'avoir pas  de cadeaux, mais ils grandissaient et, sans pourtant jamais se plaindre, ils aimaient en sortant de l’école, coller leurs petits nez contre la devanture de chez Monsieur Baron, dont le magasin, regorgeait d’une multitude d’objets hétéroclites et qui, pour la circonstance, brillait de mille feux sous les guirlandes. Ils ne faisaient que regarder, jamais ils n’auraient osé en pousser la porte. Mais regarder était déjà un tel plaisir, qu'ils en parlaient entre eux, le soir dans la chambre commune.
    La nuit, tandis qu'ils dormaient, leur maman se levait, jetait un châle sur ses maigres épaules, quelques brindilles dans l’âtre pour entretenir le feu et, à la lueur de la bougie, traçait, coupait, cousait, afin de confectionner pour les deux fillettes des poupées de chiffons. Peu de temps après, s’étant assuré que les enfants dormaient toujours, son mari la rejoignait et lui, à l’aide de gouges et de ciseaux, creusait des bûches, pour faire aux deux garçons des chariots, des trains et autres jouets de bois.
    Toutes les nuits, pendant ces quelques jours précédant Noël, les deux époux, à l’insu des enfants  et afin qu’ils puissent eux aussi avoir une surprise pour cette nuit magique, agissaient de la sorte. Le visage penché sur leur travail, ils levaient parfois leurs regards l’un vers l’autre et, sans mot dire, d’un air entendu, se souriaient. Sous leurs doigts agiles, déjà se dessinaient les formes qui, nuit après nuit, se transformeraient en ces objets qu’ils avaient  alors imaginés. 
    Avant que l’aurore ne se lève, bras dessus, bras dessous, épuisés mais heureux, après avoir pris soin de ranger leurs travaux, ils regagnaient leur chambre, jusqu’au chant du coq. 
    Le vingt quatre décembre arriva enfin. Les cadeaux préparés en cachette étaient fins prêts et l’on aurait pu voir les yeux des parents briller de joie, à l’idée de la surprise qu’auraient pour ce Noël là, leurs quatre gosses. Pour parfaire cette surprise, le papa alla à la nuit venue, dans la forêt couper un sapin qu’il traîna jusqu’à la demeure, à l’aide de cordes. Il coupa deux planches de bois qu’il cloua en forme de croix pour faire un pied à celui-ci et le hissa. Le sapin trônait maintenant près de la cheminée et son odeur caractéristique, se répandit dans la pièce, qu’elle embauma.
    Toute la maisonnée dormait à cette heure. Le père regarda une dernière fois le sapin, nu mais odorant et alla chercher les joujoux terminés. Il les déposa avec amour  sous le sapin et alla se coucher à son tour avec cette sensation agréable du travail accompli et dans l’attente du réveil des enfants. 
    Mais un sapin se doit de briller, or celui-ci ne pourrait jamais être illuminé, alors, comme la nuit de Noël est une nuit magique le Ciel voulut remercier à sa façon, ces parents, bons, courageux et aimants ; Il demanda aux étoiles de s’accrocher les unes aux autres et de descendre ainsi, en une guirlande, décorer le sapin nu.

    La première s’avança, suivie de la seconde et l’on put voir dans le ciel, tout  un cortège d’étoiles, descendre vers la terre, se glisser sous la porte de la masure et venir s’enrouler autour du sapin. Elles étaient éblouissantes ; Jamais lumière ne fut aussi éclatante au point tel, que la petite chaumière eut l’air incandescente. Tous réveillés par cette extraordinaire lumière, ils se précipitèrent vers la source de celle-ci. Afin de ne pas les éblouir, les étoiles diminuèrent d’intensité et c’est alors, que les enfants découvrirent le sapin illuminé d’étoiles et au pied de celui-ci, les joujoux confectionnés par leurs parents. Ils étaient fous de joie. Un Noël, comme jamais ils n’en avaient eu, comme jamais il s n’auraient pu en rêver. 
    Les étoiles maintenant clignotaient comme autant de petits cœurs qui battaient. C’est alors, qu’un miracle  plus grand encore se produisit.

    Le papa qui avait perdu l’usage d’une jambe, se mit au marcher normalement, à sauter même, les vieux vêtements dont tous étaient vêtus, se transformèrent en de somptueux costumes et atours, la petite masure se transforma quant à elle, en une très belle demeure, enrichie du plus beau  mobilier, les bougeoirs en des lustres de cristal et le vieux pétrin, en un coffre rempli de pièces d’or. Ce ne fut qu’à ce moment là, que la guirlande d’étoiles regagna le ciel, non sans avoir  au préalable, remplacé sa présence dans l’arbre, par une multitude d’ampoules multicolores.

    La vie de cette famille fut transformée à jamais. Elle connut en plus de l’amour qui les unissait les uns aux autres, un bonheur sans nuage et vécut heureuse pour le reste du temps.
    C’est pourquoi, en souvenir de ces étoiles descendues du Ciel en ce soir de Noël, de nos jours encore, une étoile brille toujours au sommet du sapin. 

     

     

     © Dominique
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     Mes Dessins

     

    VICTOR-HUGO-Dessin-sur-Toile.jpg

    Victor HUGO  vers 1875       

    Dessin réalisé  à la mine graphite
    ( Sur Toile de Coton )
      D'après une photo du Comte
        Stanisław Julian Ostroróg  
       
        

    © Dominique 


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