•  Poème que je dédie à celui qui fut mon petit compagnon d'enfance 

    " M I C K E Y"

     

    LE  CHAT 

    LE CHAT

     

    Je n’aurai pas la prétention
    Après les vers de Baudelaire
    D’essayer, de tenter de faire
    Du Chat la glorification
    C’est cependant bien humblement
    Que dans les traces du grand Maître
    Je m’autoriserai peut-être
    D’en dire mon attachement
    Félin aux griffes rétractiles
    Au pelage doux et soyeux
    Dont les déplacements agiles
    De grande souplesse et silencieux
    Lui octroie cette démarche fière
    Cette attitude  hiératique
    Qui sans conteste lui confère
    Apparence aristocratique
    Celui qu’en des termes argotiques
    L’on nomme Greffier, Grippeminaud
    Est un Matou, matois, finaud
    Et compagnon fort sympathique
     

     

    © Dominique


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    Le Liftier  ( ou  l'ambigu dialogue ! )

     

    ( Ou  l'Ambigu Dialogue ) 

     

     

    Au second étage d'un grand magasin, en période de fêtes; une dame  ayant en main deux pagaies, attend l'ascenseur. Elle est là depuis un long moment et bien qu'elle ait appuyé comme il se doit, sur le bouton d'appel, rien ne se passe. Attendre ainsi ce n'est déjà pas évident, mais avec des pagaies, ce n’est pas gai. Enfin comme tout arrive, l'ascenseur aussi. 

     - C'est pour monter !  Dit  la charmante personne lorsque s'ouvre la porte  

    - Pour votre thé il vous faut descendre ! Répondit le liftier  (Le salon de thé était au premier étage) 

      - Si pour mon thé il me faut des cendres, pour mon cendrier est-ce qu'il me faut mon thé ? Ne put s'empêcher  d'ironiser la dame. 

    - Ah non Madame pour votre cendrier il faut aussi descendre !

    - Ce qui ,somme toute est normal ! Plaisanta-t-elle encore. 

    - Le thé est en bas,  le cendrier également soit; mais dites-moi, que trouve-t-on en haut ?

     - Les bas sont en haut Madame ! Quant aux hauts, c'est en  bas !

     - Effectivement j'ai vu des hauts en bas, mais je n'ai vu aucun dessous !

     - C'est naturel ! Pour les dessous, c'est au-dessus avec les bas !

     - Mais pourquoi sans cesse descend-t-on ?

    - Des santons ? C'est pour les mettre dans les crèches évidemment !

     - Oui cela va de soi ! Ce que je voulais dire; c'est pourquoi descendons-nous sans arrêt ?

    - Mais descendre sans arrêts cela est impossible Madame ! Des personnes sont bien descendues n'est-ce pas ? Il y a donc eu  arrêts !

     Et la dame excédée : 

     -  Ces personnes sont certes  bien descendues Monsieur, mais moi maintenant je suis bien remontée. Devoir descendre alors que l'on désire monter c'est un peu fort de café !

     - Le café  est fort en effet,  je le pense également ! C'est pourquoi je préfère mon thé.

    - Mais  c'est aussi  ce que je préfère :  Monter  !!!

    - Désolé Madame de devoir interrompre cette conversation sur nos préférences,  mais il faut que je m'assure d'une chose  : 

    - Y a -t-il Messieurs, Dames, parmi-vous des personnes qui désirent montez ?

     

      © Dominique

     


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    " MES  FABLES " 

     

    Le MYOPE et  Le MULET

     

    Mes Fables :Le Myope et le Mulet


     Un jour dans un village un noble s’ arrêta
    Devant une écurie, cherchant une monture
    Noble il l’était ma foi, mais hélas la nature
    Ne l’avait point pourvu d’innombrables appas
    Il était disgracieux autant que l’on peut l’être
    Fluet était son cou, démesurée sa tête
    Pour aussi gros qu’ils soient, ses yeux exorbités, 
    Avaient de Dame taupe, l’identique acuité
    Marchant à l’aveuglette il avait bien du mal
    A choisir pour la route un fringant animal
    Ce qui, au maquignon pensant à la déveine 
    De n’avoir qu’un mulet, bien sûr parut aubaine
    Et quand le gentilhomme demanda à choisir
    C’est de notre mulet qu’il s'en alla quérir

     

    - Permettez Monseigneur, j’ai pour vous fait ce choix
    Mon meilleur élément, vous ne regretterez pas !
     

    Le noble s’en saisit et s ‘en allait flatter 
    De la paume de la main la tête de l’équidé
    Quand l’homme, qui eut  soin, de rabattre en arrière
    De l’animal hybride  les trop longues oreilles
    S’empressa de parler pour faire diversion
    Et détourner ainsi de notre homme l’attention

     

    - Jai peine à vous le vendre, car j’y suis attaché
    Cest une belle bête, j’aurais l’aimer garder
    Mais vous me plaisez bien et je m’en vais faire taire
    Mes sentiments afin que vous fassiez affaire !

       

          Le myope trop heureux enfourcha la monture
    Qu’il paya aussitôt pour la vente conclure
    Il se félicita de son acquisition
    Pensant avoir fait là, bien bonne opération
    Au sortir du village, bien vite il déchanta
    Notre fringant coursier, marchait seulement au pas
    Et lorsqu’il dut montrer son mécontentement
    A défaut de hennir , il n’émit qu’un braiment

    - 

    Quand vous traitez affaire, faites en sorte de grâce
    De ne pas devenir le Dindon de la farce !



          © Dominique


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  • Je dédie ce Poème à ma Grand-Mère  maternelle
    (en Corse : A Ma  Mammone )


    ( L'histoire de cet anneau est purement  authentique )

     

    L'Anneau d'Or

     

    L'Anneau d'Or

    Je porte depuis peu, en souvenir de Toi
    L'anneau d'or que grand-père a  passé à ton doigt
    Le onze février de l'an mil neuf cent huit
    Il avait vingt cinq ans, tu en avais vingt huit
    Lorsque je vins au monde, grand-père l'avait quitté
    De ne l'avoir connu, cela m'a tant manqué
    Mais Toi, tu étais là et tu m'as vu grandir
    Et je garde de Toi, de si beaux souvenirs
    Que de chose recèle ce petit anneau d' or
    Qui avec tant d'éclat, à mon doigt brille encor
    Que de joies, que de peines, cache ce doux écrin
    Qui de toute ta vie, reste le seul témoin
    Il a été usé par la anse du seau
    Dans lequel tous les jours, tu allais puiser  l'eau
    Quand tu partais matin, petite lavandière
    Il a été poli aux galets des rivières
    Il a été lustré par les travaux des champs
    A été maculé par des langes d'enfants
    Il a été baigné par le flot de tes larmes
    Causes de tes douleurs de fille, de sœur, de femme
    Il fut tourné vers Dieu, tandis que tu priais
    Puis, au soir de ta vie, il fallut te l'ôter
    Dès lors, il eut pour nous valeur de talisman
    Lorsqu'il fut égaré, j'ai vu pleurer Maman
    Il m'a été offert quand il fut retrouvé
    Grand-mère ! Je suis fière, de pouvoir le porter
    Lorsque mon tour viendra  de  quitter cette terre
    Qu' on ne me l' ôte pas, car si je vois grand-père
    C'est au creux de sa main, que je le remettrai
    Pour qu' à nouveau  il puisse, à ton doigt le passer

     

    18 juin 2003
    © Dominique

     

    * Ce poème a obtenu le Premier Accessit au  «  Grand Concours  Littéraire du Monde Francophone»  en 2003

     


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    Ce petit mot « Maman » le premier qu'on apprend
    Le premier que l'on dit
    Ce petit mot « Maman » qu'on répète cent fois
    Tous les jours de la vie
    Synonyme d'amour, de douceur, de confiance
    De sacrifices, de craintes, de douleurs, de patience
    Ce mot que l'on a dit, ce mot qu'on a crié
    Sitôt qu'on avait peur ou envie de pleurer
    Et celle qui le portait, cette mère, cette femme
    Aussitôt accourait pour consoler notre âme
    En entrouvrant ses bras pour que l'on s'y blottisse
    A
    fin que le chagrin, la peur, s'évanouissent
    Ce petit mot « Maman » qu'on a tant galvaudé
    Sans jamais prendre le temps, de bien l'analyser
    D
    eux petites syllabes qu'on dit  la bouche en cœur
    Et
    qui un jour, nous font tellement verser de pleurs
    Ce petit mot « Maman » qu'on ne peut plus lui donner
    Car pour toujours vers Dieu, Elle s'en est allée
      
    14 Mai 2002 

    Ce petit Mot : Maman !


                                            

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