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    L' ABECEDAIRE DES ANIMAUX DU MONDE LETTRE   "K "

    Proposé par  VIOLETTE

     

                                  

     

           Komondor

     

                           

     

    Non, non je ne suis pas un Faubert * qui sècherait au vent, sur le pont d’un navire. Regardez de plus près ! Vous les plus anciens, est-ce que je ne vous rappelle pas quelqu’un de familier avec un accent « So British » ? Oui c’est ça ! C’est bien de Pollux du "Manège Enchanté" dont je veux parler.

    Mais je me présente. Je suis un KOMONDOR, un chien d’origine Hongroise à la robe de couleur exclusivement ivoire. Gardien de troupeaux et par extension, de tout ce que j'aime. Mes ancêtres vivaient auprès des bergers nomades "magyars" pour la garde de moutons "Rackas" et pour aussi les défendre. N’allez pas imaginer que mon propriétaire  se soit amusé à faire à mon pelage, des « Dreadlocks » pas du tout. Mes congénères sont tous ainsi, notre poil est cordé. Cela est dû à l’entremêlement de nos poils, floconneux et feutré, associés à nos sous-poils moins épais. A l'époque de mes ancêtres, notre pelage caractéristique, nous protégeait des intempéries mais également des loups, des ours et autres prédateurs contre lesquels notre race avait à lutter. Si je suis dévoué à mon maître et à sa famille, les protégeant contre tout ce qui peut constituer pour eux une menace, je dois avouer que je suis méfiant de nature envers ceux que je ne connais pas. Il est donc impératif de me sociabiliser dès mon plus jeune âge. A part cela, je suis robuste, 80 cm pour 61 kg, ce qui induit un solide appétit et un risque de torsion de mon estomac durant mes repas. Mais  mis à part cela, je ne présente pas de problèmes particuliers de santé. Parfois, un risque de dysplasie de la hanche; mais nul n'est parfait n'est-ce pas ? Vous l'aurez aisément compris, compte tenu de mes caractéristiques, je ne suis pas un chien de salon  et j'ai besoin de beaucoup d'exercice et de pas mal d'espace pour le pratiquer. 

    Ah j'allais oublier ! On ne me brosse pas évidemment, on doit me donner un bain, une à deux fois par an seulement et entretenir mes cordes en séparant les nouveaux poils, de sorte qu’ils en forment de nouvelles et les couper avant qu'elles n'atteignent le sol.

     © Dominique

     

     

                                                       

          * Ci-dessus un FAUBER :    

    Balai constitué de cordes et servant à essuyer le pont d'un navire  

     
     
     

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    LOGO-COUR-DE-RECRE-de-JILL.jpg

    La Cour de Récré de JB

    Prénom du jour :

     P E P I N

     

    - Ah Madame Rotrude * !
    Quelle ne fut pas mon inquiétude
    Anxieuse de ne plus vous voir
    Je me disais allez  savoir
     Peut-être  est-elle gravement malade
    Ou son mari, monté en grade
    Affecté dans une autre brigade
     

    - Heureusement il n’en est rien
    Je viens d’avoir un p’tit Pépin !

    - Vous m’en voyez toute marrie
       Mais  qu’en pense votre mari….
    C
    omment cela est arrivé ?

    - Euh bien …Tout naturellement !
    Vous pensez quel événement
    D’autant si vous voulez savoir
    J’ai bien failli ne pas l’avoir
    Mon époux faisant son devoir
    Parfois matin, midi et soir
    Nous pensions : C’est le destin
    Qui nous refuse ce pépin ! 

    - Mais vous auriez dû être heureux
    Et deviez faire des envieux
    Oserais-je dire c’est malsain
    Que de désirer des pépins ?

    - Oh je vous assure Enguérande
    Je ne suis pas aussi gourmande
    Je n'en voulais certes pas deux
    Un seul nous eut rendu heureux 
    Et puis un jour un astronome
    Nous a dit de croquer la pomme
    Lorsque la lune serait pleine
    Que cela en vaudrait la peine
    Comme le conseilla le devin
     A la pleine Lune c’est certain
    On se mit à croquer la pomme
    Et grâce à l' aimable bonhomme...

    Bref !  Nous l'eûmes enfin notre Pépin  

     

    © Dominique 

      

    Prénom : Pépin

     

    Rotrude : Mère de Pépin le Bref et grand-mère de Charlemagne

     

     


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           Sophie Anderson - The Turtle Dove
      Tableau de Sophie Anderson :  La Tourterelle 
     

    La Tourterelle 

     

    La fillette souffrait sa mère l’avait quittée
    Son cœur las, épuisé, avait cessé de battre
    Soudainement partie, par un beau jour d’été
    L’enfant était prostrée, elle ne pouvait combattre
    La douleur, l’affliction de son premier chagrin
    Sa belle, douce Maman était partie sans elle
    Elle était effondrée, mais comment ferait-elle
    Pour seule désormais parcourir le chemin
    Chemin d’une jeune vie qu’elle empruntait à peine
    Qui lui paraissait sombre et inintéressant
    Elle n'y survivrait pas la petite Madeleine
    Puisqu’elle n’avait plus, auprès d’elle sa Maman
    Le visage raviné par le flot de ses larmes
    Elle voulut pour sa mère, porter habits de deuil
    Trop jeune pour du noir, elle consentit au parme
    Et passait tout son temps, lovée dans un fauteuil
    Un jour s’y endormant elle avait fait un songe
    Dans lequel sa Maman s'en  revenait vers elle
    Voulant inconsciemment que le rêve se prolonge
    Elle la vit  se muer en une  tourterelle
    Et venir se poser au creux de son épaule
    Taquinant ses cheveux comme par des baisers
    Alors que près de l’eau appuyée contre un saule
    A l’instar de cet arbre, la fillette pleurait
    La tourterelle alors s’abreuva à ses larmes
    Une à une, doucement, elle les étancha
    Et l'enfant étonnée et touchée par le charme
    Se mit à crier : Maman !  Puis elle s’éveilla
    Elle découvrit alors sur sa robe de velours
    Un présent qui pour d’autres eut été peu de chose
    La rémige d’une aile aux couleurs grise et rose
    Que l'on eut dit posée à dessein, par amour
    La mignonne  sourit alors, malgré  ses pleurs
    Elle seule savait, elle seule avait  compris
    Désormais où qu’elle aille une tourterelle amie
     Était là, bien présente, pressée contre son cœur

      

     

    © Dominique


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    LES COMMERES 

    FONT LEUR CINEMA

    LES COMMERES FONT LEUR CINEMA

    Garance (à gauche) est aussi entière et caustique
    Que  Léonie (à droite ) est effacée et naïve 

     

    Garance : J’irais bien voir «Mon Oncle» aujourd’hui, y passe au «Palace Royal»  dites-voir, voulez pas v’nir avec moi ?

    Léonie : Ben ché pas trop, c’est que j’le connais pas moi vôt'e  oncle !

    Garance : Mon oncle, de Tati; vous l’connaissez pas ? Ah ben çà alors ? 

    Léonie (Etonnée) Et comment que j’aurais pu l’connaître dites ?

    Garance : C’tte bonne blague comme moi tiens , en allant l'voir !

    Léonie :  Z' êtes drôle vous ! Vous  êtes sa neveuse, c’est normal que vous soyez allée l’voir !

    Garance ( Hilare ) Hiii…Hii. Haa..Haa !  Vla que chui sa neveuse à présent !

    Léonie (Vexée) Oh goussez-vous, goussez-vous, ça m’gêne pas allez ! Mais j’connais pas pus vôt’e oncle, que vôt’e tatie voilà ! J’peux pas connaît’ les oncles et les taties de tout l’monde tout d’même !  

    Garance : Z ‘avez jamais entendu parler de Tati ? TA..TI  -  TA..TI !

    Léonie:  Ah mais c'est ben sûr ! Que chui bête ! Y vendent des pantalons, des jupes, des jupons.

    Garance: (Moqueuse, sautillant en chantonnant ) …. Et des gilets d’flanelle…Ils vendent… Mais c’est de Mam‘zelle Angèle que vous parlez là ! Et de M’sieur Hulot, Z ‘avez jamais entendu parler non plus ? 

    Léonie: Pourquoi qu’je devrai, il est  connu ce M’sieur là ?

    Garance Parce que c’est lui Mon Oncle, c’est Ms’ieur Hulot !

    Léonie: Et le fait qui soit v’ôte oncle ça l’rend célèbe et ben, z’êtes ben venimeuse vous dites-voir !  Ou alors chui  palourde, car j’comprends rien à vot' Histoire !

    Garance (Enervée) Palourde, ché pas mais moule sûrement ! J’reprends du début : Aujourd’hui, au « Place Royal » y passe Mon Oncle, Ms’ieur Hulot vous v’nez le voir avec moi ou pas ?

    Léonie: Oui j’veux ben mais vous pensez pas qui sera étonné d’m’voir ? Surtout dans un Palace Royal !

    Garance : Etonné c’est vous qu’allez l’être croyez moi ! J’adore Mon Oncle, et chui sûre que vous allez l’aimer autant que moi.

    Léonie: J’vois pas pourquoi j’devrais aimer v’ôtre oncle ? C’est pas l’mien dites !

    Garance : Mais tout l’monde a apprécié « Mon Oncle » quand il est sorti en 1958 tout l'monde allait le voir.

    Léonie: Rassurez-moi : Il est sorti d’où v’ôtre oncle en 1958, pas d’prison tout d’même ?

    Garance: Z’êtes indécrottable vous décidément !

    Léonie: Ben j’me renseigne v’là tout ! 

    Garance: Il est sorti en 1958 sur l’écran

    Léonie: A l’était coiffeur  alors ? C’est vrai qu’les crans c’était la mode hein à c’tte époque-là, vous vous souv’nez ? Moi j’en avais des crans !

    Garance: Là voyez, 'et moi qui suis à cran. Vous êtes tel‘ment igname, j’parie que vous vous intéressez jamais à la culture !

    Léonie: Et où qu'je pourrais faire ça, sur mon p’tit balcon ?  Et pour planter quoi ?

    Garance : La culture de l’esprit, c’est d’celle-là que j’vous parle Léonie. Essayez donc d’vous culturer un peu quoi !

    Léonie: Ah ben oui, pourquoi pas et quèque vous me conseilleriez pour me culturer vous ?

    Garance: Littérature, musique,  cinéma…. Est-ce que j'sais moi ? Les arts quoi !  

    Léonie:  Lit, thé, j'aime ça ! Ratures et  musique, j’veux ben essayer, mais pas lézards, j’en ai ben trop peur. Savez-pas ? Quand j’étais p’tite, j’ai voulu en attraper un, m’est resté sa queue dans la main dites !  Alors d’puis, tout c’qua une queue ; c’est fini j’y touche pu !  

    Garance: (Railleuse) Ah vous m’en direz tant !  Et l’cinéma il a pas d’queue l'cinéma et pourtant vous y connaissez rien non plus !

    Léonie: Le cinéma l’a pas d’queue ? Ah ben vous ! Zavez jamais vu alors les « wikenges » toutes ces queues qu’attentent d’vant les entrées. Ah ben ça  m’dit rien du tout !

    Garance: J’ai ben vu allez ! Et c’est dommage, car si ça vous avait dit quèque chose, vous sauriez que Ms’ieur Hulot est le personnage du film « Mon Oncle» joué par l'acteur Jacques Tati et qui passe au « Palace Royal » aujourd’hui.  Alors pour la dernièr' fois  vous v’nez  ou vous v’nez pas ?

     

    © Dominique

     


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    L' ABECEDAIRE DES ANIMAUX DU MONDE LETTRE   "J "

    Proposé par  VIOLETTE

     

                             

     

     

     JAGUARONDI

     

    Surtout ne vous méprenez pas, même si je ressemble à un chat que l'on aurait étiré ! En effet, ma longueur varie entre soixante-dix-sept et cent quarante cm, ma hauteur au garrot peut atteindre cinquante-cinq cm. On me confond parfois aussi avec le Puma, mais alors là, c'est lui qui est plus gros. Cependant, comme eux j'appartiens à la famille des félidés.

    Mais en fait, je ne suis que moi, le seul, l'unique, le JAGUARONDI, que l’on nomme aussi "Chat Loutre" ou "Eyra" nom plus connu des cruciverbistes. Je me décline en huit sous-espèces. Si ma queue est longue, et peut atteindre jusqu'à soixante cm, soit environ 40 % de ma longueur totale ; ma tête elle, est petite et aplatie et mes yeux dont la couleur peut aller du bleu jusqu'à l’ambre foncé, sont cerclés de poils blancs. Ma robe est soit, Noire, Brune ou Rousse mais toujours unie. Je vis dans les prairies des Etats-Unis et d'Argentine. Félin diurne, je me nourris de reptiles, de rongeurs, mais principalement d’oiseaux. J'ai une prédilection pour les dindons et les cailles, mais je ne fais pas la fine bouche savez- vous ? Tous les volatiles sont pour moi des mets de choix. Et bien qu’ingurgitant tout cela, mon poids ne dépasse jamais les neuf kilogrammes et encore, parce que je suis un mâle ; ma femelle, elle n'atteint pas les cinq kilogrammes. De quoi vous rendre jalouses n’est-ce pas Mesdames ?

      

    © Dominique 

     

                         

                Un Jaguarondi

     

     


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