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    INSPIRATION PAR L'IMAGE

    Clémentine, une de mes voisines me conseilla, la perfide, quelques soins de beauté. Moi, bonne pomme, trouvant également que ma peau n’était plus aussi lisse qu’elle l’était alors, je consentis à suivre ses conseils. Il me fut alors injecté les acides organiques, minéraux et autres oligo-éléments tel que potassium, phosphore, zinc, manganèse magnésium, pectine qui soi-disant disparaissaient à la vitesse grand "V" de ma constitution. J’étais mi- figue mi-raisin, mais ne ramenais pas ma fraise en dépit du résultat !

    Mes jolis yeux vairons, l’un noir olive, l’autre marron  étaient quasiment fermés par une hypertrophie des pommettes, (mais pouvait-on encore les nommer ainsi ) puis le bouche à oreille me fit passer pour une poire; car j’avais été pressée comme un citron. Je n’ai jamais eu le melon je l'assure, mais avouez  qu’avant d’avoir tous ces pépins, je faisais tout de même partie du «  dessus du panier ».  Jugez en par vous-même !  

    INSPIRATION PAR L'IMAGE

    Tête Réversible avec Panier de Fruits ( 1590)
    Œuvre de Giuseppe Arcimboldo 

    https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/8/81/Giuseppe_Arcimboldo_-_Self_Portrait_-_Google_Art_Project.jpg/330px-Giuseppe_Arcimboldo_-_Self_Portrait_-_Google_Art_Project.jpg

     Giuseppe Arcimboldo (1527-1593)

     

     

     

     © Dominique

     


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    Mes photos  de Voyages : Calèches  et Cochers !

     

    Mes photos  de Voyages : Calèches  et Cochers !

    L I S B O N N E

    Après avoir vu la célèbre tour dans le quartier de Belém (contraction de Bethléem)

    Ainsi que le "Padrão dos Descobrimentos" (« Monument aux Découvertes»)

    La visite de la capitale Lisboète se poursuivit avec celle du" Musée National des Coches". Entendons par coches, " Carrosses ".

    Ce fut grâce à la Reine Amélie d'Orléans ( 1865-1951)  épouse du Roi  Carlos Ier du Portugal, que  fut créé en 1905 à LISBONNE dans le quartier de Belém: 

    Le " MUSEE NATIONNAL DES CAROSSES " .

    Ce musée abrite une somptueuse collection de Carrosses des XVII è - XVIII è et XIX è siècle; que l'on dit être unique au monde.

    Voici ci-dessous, quelques unes des ces magnifiques voitures hippomobiles. 

    Carrosses du XVIIe  siècle

    Carrosse de Dona Marie Françoise de Savoie-Nemours  (1646 -1683) que lui aurait offert Louis XIV son cousin,  lors de son mariage avec  le Roi Alphonse VI du Portugal en 1666.

    Carrosse du Roi Pierre II du Portugal (1648-1706) le  second époux de Dona Marie Françoise de Savoie-Nemours et frère de son premier époux

    Un autre carrosse de Dona Marie Françoise de Savoie-Nemours  (1646 -1683)
    son épouse

     Carrosse  Des Patriarches 

     

    Carrosses du XVIIIe  siècle

    Carrosse  du Couronnement de la personnification de "Lisbonne" 

    Carrosse du Pape Clément XI (1649-1721)

     Carrosse du Roi João V ( 1689-1750 ) du Portugal 

     Celui de son épouse: La Reine Maria Ana de Áustria,  (1683-1754 ) 

    Carrosse du Roi  José Ier (1714-1777) : Leur Fils

    Carrosse de Mariana Vitória de Bourbon (1718-1781) l'épouse du Roi José Ier

     Berline de la  Casa Réal ( la Maison du Roi)

     

    Carrosses du XIXe  siècle 

     

    Carrosse d'apparat qui fut encore utilisé en 1957, lorsque la Reine Elizabeth II  d'Angleterre vint en visite au Portugal

     

    Litières du XVIIIe Siècle

     Véhicules  sans roues, qui étaient transportés par deux mules qui s’attelaient aux brancards  latéraux.

     

    © Dominique


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     " MES  FABLES " 

     

      Je demande excuses à
    " Monsieur De La Fontaine "
    de m'être permis d'imaginer à sa Fable 
    "La Cigale et la Fourmi"
    Une suite .

    En quelque sorte ...
     "  La Réponse du berger à la bergère  "
    A savoir, ce qu' aurait pu répondre la Cigale
    A cette provocation verbale.

     

       La Cigale  A  La Fourmi  

    Mes Poèmes : La Fourmi  A  La Cigale

     

    Vous me commandez de danser
    Serait-ce « Devant le Buffet » ?
    Petite bestiole mesquine
    Que tantôt je nommais voisine
    Est-ce là tout votre bon cœur ?
    De par le vœu du créateur
    Je chante, égale à mon engeance
    Et ne nie point cette évidence
    Mais cela peut-il justifier
    La façon dont vous me traitez
    Sachez que mes stridulations
    Quand revient la belle saison
    Se font entendre à  la ronde
    Et satisfont beaucoup de monde
    Peut-on de vous et vos semblables
    Trouver action aussi louable ?
    Que nenni ! Et dussè - je encore
    Par quelques mots que j'édulcore
    Accroitre votre acrimonie
    Outre votre parcimonie
    J'ajoute que votre existence
    Et plus proche de la nuisance
    Qu'elle peut l’être du profit
    Car afin de faire vos réserves
    L'on peut voir si l'on  vous observe
    Que vous vous déplacez en masse
    Et que semblable à vos comparses
    Vous envahissez les logis
    Garde-manger, en colonies
    Et pour de vous se délivrer
     
    On se doit de pulvériser
    Mais je suis cigale pacifiste
    Et de surcroît je suis altruiste
    Si bien qu’ayant peu de pitance
    Si l’on me demande assistance
    Je suis prête à tout partager
     Point n'est besoin que d'être aisé 
    Pour faire oeuvre de charité !

     

    © Dominique


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     " LE BAISER "

     

    Le Baiser !

    Photo Internet 

     

    Lorsque ma maman, me lisait ces jolis contes peuplés de fées et d’Elfes, afin que je m’endorme, je sombrais dans le sommeil sourire aux lèvres, pensa Pierre car j’étais sûr que celui-ci m’emporterait vers ces fabuleux pays. Cela m'arrivait très souvent et je me souviens qu’au matin, j’étais heureux. Puis lorsque j’ai grandi, maman ne m’a plus raconté d’histoires, je m’endormais comme un grand bien sûr, mais hélas, je ne suis jamais plus retourné au pays des Fées et des Elfes et lorsque j’ai posé la question à maman, elle m’a répondu :

     - Mon Chéri, ce pays là, n’existe que pour les tout petits, tu n’y as plus accès à présent et tu ne peux plus voir, ni Fées ni Elfes comme autrefois ! 

     Je n’ai rien dis, mais j’eus beaucoup de peine, car dans les mots de ma maman, j’ai bien senti que l’on ne voit que ce à quoi l’on croit, et que seul les enfants croient aux contes de Fées. J’étais trop grand alors et ne faisais plus partie de leur monde.

     Pierre pensait à cela tout en se promenant dans ce bois, son lieu de prédilection ce bois qu’il aimant tant, dont il connaissait toutes les essences, toutes les senteurs. et jusqu'à la moindre sente. Soudain au détour d’un chemin il aperçut une fillette. Aussitôt qu’elle le vit, elle prit la fuite, mais comme le garçonnet connaissait ce bois comme le fond de sa poche, il n’eut aucun mal en contournant les fourrés à retrouver sans qu’elle puisse s’en rendre compte, la fillette. Sans ambages il lui dit alors :

     - Dis donc, comme t’es belle, je n’ai jamais vu de fillette aussi jolie ! 

     - C’est peut être parce que je ne suis pas une fillette tiens ! 

     - Ah tu veux dire que t’es un gars ? 

     Mais non que t’es bête, regarde-moi bien ! Rien ne te semble étrange en moi ou du moins surprenant ? 

     - Ta couronne de feuilles posée sur ta tête, mais c’est rudement joli tu sais ! 

     Ah les garçons tous les mêmes, Regarde mieux ! 

     - Oh tu as des ailes ! J'ai trouvé tu es déguisée et c’est pourquoi bien sûr tu me dis ne pas être une fille, tu es un Elfe ! 

     - Eh bien dis donc, tu en as mis du temps pour comprendre, seulement vois-tu, si je suis bien un Elfe, je ne suis pas pour autant déguisé ! 

     

    -Mais alors je ne comprends plus rien...    

     -Je suis Un Elfe ! Point barre.

     -Tu veux dire un Elfe ! .... Un vrai Elfe ? Mais ça n’existe pas ! Tous les grands savent bien ça !

     Et l’ Elfe, puisque c’était véritablement un Elfe, piqué au vif, se mit à voleter au dessus du garçonnet pour revenir se poser dans un bruissement d’ailes juste devant lui. Le petit garçon resta bouché bée, ne sachant que dire, mais dès qu’il fut revenu de sa surprise, il fouilla dans ses poches et dans tout ce qu’elles pouvaient contenir et il en sortit une petite pelote de ficelle. Promptement il se saisit du petit Génie et lui inséra les mains dans  un nœud coulant qu’il serra fort et dont il enroula l’autre extrémité autour de sa propre main. 

     - Mais que fais-tu ? Dis celui-ci

     - Ben je t’attache parbleu ! Je vais te ramener au village, pour que tout le monde voit comme moi, que les Elfes existent réellement.

     -Oh Non !  Je t’en supplie, surtout ne fais pas cela, je serais banni à jamais du royaume de la Reine Liliane et si je ne peux rejoindre mon peuple je mourrai !

     L’enfant perplexe soliloqua. 

     Si je l’emmène avec moi, je deviendrai célèbre, tout le monde me respectera, je deviendrai illustre même. Je serais celui qui a capturé un Elfe.  

     Mais d’un autre côté, cette jolie créature innocente sera à jamais perdue dans le monde des humains et de plus, elle mourra par ma faute.  

     Suis-je un si méchant garçon, pour faire le malheur d’un Elfe et y trouver satisfaction ? Ne sont-ce pas eux, qui ont peuplé mes rêves d’enfants et avec lesquels j’ai passé de si belles heures ? 

     Ce temps de réflexion parut une éternité au petit Génie prisonnier, bien que l’éternité pour un génie ne soit que très relative. 

     Le garçon tira sur la ficelle, le petit Elfe se retrouva tout contre lui, alors délicatement, il desserra le nœud, libéra les petites mains délicates et se confondit en excuses pour avoir osé faire une telle chose. 

     -Va petit Génie Va ! Lui dit Pierre. Continue à faire rêver des générations d’enfants ! 

     Le petit Elfe esquissa un sourire de remerciement et lui dit :

     - Pierre ! Tu as un grand cœur. Je te remercie d’avoir changé d’avis et de m'avoir libéré.    

     - Mais comment connais-tu mon nom ? Demanda Pierre surpris.  

     - Parce que je connais tout de toit Pierre ! Je sais que tu es un bon garçon ! Je suis navré de t’avoir joué ce tour, mais dès le début, je contrôlais la situation. Je savais à quel point les Fées et les Elfes ont marqué ton enfance et j’ai voulu savoir, si tu saurais résister à la tentation de pouvoir en capturer un. Je ne m’étais pas trompé sur ton compte, tu es vraiment un très bon garçon et je t’aime beaucoup. 

     Sur ses paroles, l ’Elfe le prit dans ses bras et déposa sur son menton le baiser de la réconciliation.

     - D’ailleurs ! lui dit-il. Avant que de m’envoler vers d’autres contrées, regarde entre nos visages, vois ! J'ai donné à une feuille de cet arbre, le forme d’un cœur et chaque année, au printemps, ce cœur reverdira pour toujours t’indiquer, si un jour il en était besoin, l’endroit où nous nous sommes rencontrés et pour te dire, que cette fois  là,tu n'avais pas rêvé. 

       

     © Dominique


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    S O N N E T :  Les Muses

     

    SONNET : Les Muses

    Tableau d' Andrea Mantegna (1431-1506) 

     

    Nées d'une nuit d’amour de Zeus et Mnémosyne

    Vous êtes le symbole, l’incarnation  des arts

    Égéries de l’auteur  même le  plus misogyne   

    Nul ne pourrait créer si vous n’ y preniez part

     

    Quel que soit le domaine musique, art de la rime  

    Pour toute suggestion on fait  appel à vous

    Quand  sous l’inspiration l’esprit alors s’anime

    Le plaisir éprouvé devient tellement doux

     

    Si vous abandonniez chacun de ces artistes

    Vous verriez  aussitôt que sa pensée s’attriste

    Mais quelquefois espiègles, leur état vous amuse

     

    Vous riez de l’humain  et le trouvez bizarre

    Vous vous raillez de lui quand son idée s’égare  

    Car celui-ci  n’est rien lorsque le fuit sa Muse

     

    © Dominique

     

     


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