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    Mais que reste-t-il des Traditions... ?

     

    Mais que reste-t-il des Traditions... ?

    Je voudrais  aujourd’hui, en ce jour
    des " RAMEAUX", parler d’un de mes souvenirs d’enfance, que je sais être également, le souvenir de  personnes de ma génération:  

    La tradition  des « RAMEAUX» .
     

    Ce jour, VI°  dimanche de carême est  le début de la "Semaine sainte". CE jour, commémoratif de l’entré de Jésus, en  tant que « Messie » dans une Jérusalem où la foule l’acclamait en agitant des  palmes (alors que LUI, monté sur un ânon, modeste monture comme l'avait annoncé le prophète, montrait le caractère humble et pacifique de son règne) .
     (Évangile : Jn 12/13) 
     



    Pour n’en être pas moins une fête importante du Christianisme, fête que l’on célèbre le dimanche précédant Pâques, La fête des " Rameaux " restera toujours pour moi, ce qu’elle fut lorsque j’étais enfant. Comme un projectionniste  débobine son film, je déroule celui de mes souvenirs. Sur l’écran noir de mes paupières closes, je revois, cette petite fille à laquelle on offrait pour la circonstance, un magnifique Rameau composé d’un bouquet de plumets  roses et d’une hampe en papier d’or enrubanné et dont, les branches ployaient,  sous le poids de petits filets en mailles dorées remplis de pièces de monnaie en chocolat, d’une multitude de petits joujoux, de friandises et autres bonbons. Selon les années, une poule un œuf, ou un poisson  en chocolat, plus gros que les autres, se balançait allégrement,  à l’extrémité d’un ruban. Et tout en haut du Rameau, transpercé par une tige, était  placé l’orange confite. La tradition voulait que ce soit la marraine qui offre le Rameau et je me souviens d’une année, tout particulièrement, (pourquoi celle-ci, plutôt qu’une autre, la mémoire est souvent sélective) où mes parents, le samedi soir, après avoir décoré  l’inoubliable Rameau, l’avaient suspendu  tout près de mon lit  dans l’attente du lendemain. Je revois la scène, comme si celle-ci se déroulait encore sous mes yeux. Couchée dans mon lit, je regardais ce petit  arbuste  multicolore et après avoir souhaité une bonne nuit à mes parents, je me souviens ne l'avoir plus quitté des yeux, jusqu’à ce que, gagnée par le sommeil, je m’endorme. Le lendemain matin, après que Maman m’ait préparée pour partir à la messe, ma Marraine est venue me chercher  pour m‘y conduire. Tenant d’une main  le Rameau, bien trop lourd pour moi et de l’autre, serrant très fort la mienne. Elle me regardait en souriant, je lui rendais ce sourire. . . J’étais  heureuse.
    Cette tradition  concernant le rameau des enfants est tombée en désuétude pendant de nombreuses années. 

    Cependant l'on  constate que depuis  quelques années,   certains    confiseurs, s'évertuent à faire renaitre cette jolie tradition. Mais je crains que le charme ne soit à jamais rompu et que cela ne soit peine perdue; car personnellement, je n’ai plus vu de gosses, le jour  des Rameaux porter, triomphalement le leur et je trouve cela bien dommage.

    Mais que reste-t-il des Traditions... ?

    Rameaux tels que l'on peut les trouver de nos jours chez les confiseurs, mais qui ne sont hélas, qu'un très pale reflet de ceux d'alors, qui étaient beaucoup plus imposants et surtout plus abondamment et délicatement garnis.



    © Dominique 





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  • LA PASTORALE PROVENCALE

     


    La pastorale

     

    Cette pièce de théâtre ( en 4 actes )

    Est une version vivante de la Crèche.

    Elle raconte le pèlerinage de

      Provençaux"

    truculents, pittoresques,

    vers BETHLEEM.

     

     

    C'est un spectacle traditionnel agrémenté de chants et de chœurs.

    De toutes les «  Pastorale » celle d'Antoine Maurel reste la plus célèbre. Il l’écrivit en 1844 et elle fut jouée cette même année,  à la rue Nau à Marseille.

    Depuis lors, elle est jouée
    ( en langue Provençale ) tous les ans dans les semaines qui suivent NOËL. 

     


    Premier acte

     

    L’Ange Boufaréou ( qui a les joues gonflées) annonce aux Bergers que le fils de Dieu va naître.

    S’ensuit alors la présentation des protagonistes de cette représentation de la Nativité. quelque peu « revue » mais si sympathique et agréable à regarder.

     
    Pimpara: Le rémouleur, qui aime la dive bouteille.
    Barnabeu Le Meunier : Homme paresseux, habitant seul le moulin avec son âne et son chien, depuis que sa femme l’a quitté. 
    L'aveugle : dont le fils a disparu et qui de fait, fut volé par le boumian
    Le boumian(bohémien) voleur de poules invétéré et qui terrorise la région.
    Le Gendarme : Qui est toujours aux trousses du boumian et qui ne le rattrape jamais

    Margarido : Femme âgée et acariâtre qui ne cesse d'invectiver son mari Jourdan

    Jourdan : Epoux de Margarido. Un Notable riche mais avare, au cœur dur, qui  refusa l’hospitalité à " Marie et Joseph " qui cherchaient un gîte.

    Mireille : Fille de Jourdan.

    Vincent : Tambourinaïre et, Amoureux de Mireille;

    Benvengu : Gendre (veuf) de Jourdan.

    Le Ravi : Candide et toujours heureux.

    Roustido : Célibataire endurci (voisin de Margarido et Jourdan).

    Honorine : La Poissonnière . Personne peu consciencieuse, qui depuis plus de vingt ans, vend son poisson alors qu’il n’est,  comment dire : Pas « de première fraîcheur» !

    Et les deux journaliers "innocents" 
    (« Fadas » comme ont le dit chez nous !) :

     

    Pistachié : L’époux d’Honorine, poltron s’il en est et,  qui se fera duper par le boumian à qui il vendra son ombre (son âme) contre une bourse d'argent.

        

    Et pour finir Jigèt, qui bégaye !

     

    Comme ont peut le constater, chacun des personnages à un défaut, un travers, ou un handicap.

     

    Deuxième acte


    Les bergers viennent au village apporter la bonne nouvelle et réveillent Margarido et Jourdan,( qui comme à l’accoutumée, sitôt levés, se chamaillent) ; Roustido, leur voisin et Pistachié. Tous prennent le chemin de Sainte l'Etable.


    Troisième acte

     


    Fatigués, les gens du village s'arrêtent dans la ferme de Benvengu pour se reposer. Benvengu, pour lequel, tout nouvel arrivant est prétexte à libations, s’en donne à cœur joie ! Ils sont tous très éméchés, lorsque les cris de Pistachié (que le boumian à jeté dans le puits) les dégrisent et qu’ils mettent tout en œuvre pour le sortir de cette mauvaise posture. Remis de leur émotion, Ils reprennent leur cheminement vers l’étable au dessus de laquelle resplendit une étoile.

     

                                      

    Quatrième acte 


    Tous arrivèrent auprès de la Sainte famille. Chacun, ayant apporté des présents pour l’Enfant. Divin. Eblouis par « Jésus », tous sentirent en eux, des changements se produire. En effet, dans sa mansuétude L’Enfant Roi, mit dans le cœur de chacun, des sentiments qu’il ne connaissait pas, ou ne connaissait plus.

    Le meunier devint un grand travailleur et, rentrant chez lui, trouva sa femme qui lui était revenue et à laquelle il pardonna. Le Boumian repenti, promit qu’il ne volerait plus et rendit son fils à l’Aveugle qui lui, par la volonté Divine recouvra la vue. La poissonnière devint scrupuleuse, Pistachié : courageux, Margarido et Jourdan se réconcilièrent enfin (et vivront dès lors en harmonie), Mireille épousera Vincent, car son père alors y consentit . Quand à Jigèt, perdant son bégaiement, il retrouva une élocution des plus naturelles. Tous sans exception, furent récompensés d’avoir si longuement marché, chargés de présents pour célébrer Jésus. Heureux, tous chantèrent  la gloire du Sauveur.



    © Dominique

     


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