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    Hommage 

     

    A vous tous  sans lesquels je n'existerais pas
    A vous qui avez fait qu'à mon tour je sois là
    Que je ne connais pas, mais qui me connaissez
    C'est vers vous aujourd'hui que montent mes pensées
    Il m'a fallu du temps, avant d'avoir conscience
    Que j'ai reçu la vie, grâce à vos existences
    Parce que l'un de vous, un jour fit un enfant
    Et que lui à son tour, il en  fit tout autant
    Qu'à chaque génération, il en fut fait ainsi
    C'est donc bien à vous tous, que je dois d'être ici
    C'est toujours votre sang qui irrigue mes veines
    Pour cela je vous dit :

    « Ascendants, je vous aime ! »

    L' âge mur étant là,  je me sens plus encline
    A repenser à vous et je vous imagine
    Grands-pères et grands-mères, comment donc étiez vous ?
    Quels étaient vos visages, vos yeux étaient-ils doux ?
    Dans ces siècles passés quelles furent vos existences ?
    Ai-je hérité de vous, certaines ressemblances ... ?
    Je pense à vous souvent et quand je vous évoque
    Chacun de vous portant ses vêtements d'époque
    C'est autour d'une table, que vous êtes assis
    Un sentiment de paix, de la pièce irradie
    Vous êtes installés par rang de filiation
    Réunis dans l'amour et les générations
    J'aimerais tellement, " Un jour " vous rencontrer
    Parvenue à l'honneur, d'être à vous présentée

                                         

     

    © Dominique


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  • Fable revisitée :

    Le Rat de Ville et le Rat des Champs !

     

    Fable que j'ai réécrite en langage Argotique
    Avec des mots   Très, très peu châtiés ! 
     
     

    Rat-de-Ville--Rat-des-Champs.JPG

    Couverture d'un livre ancien

        

     

    Il y  a belle lurette
    Un raton citadin
    Invita  un sien cousin
    Vivant  à la cambrousse  
    A venir faire festin 
    Dans sa tôle de  rupin
    Il  avait mis le richard
    Pour accueillir le cambroussard
    Les petits plats dans les grands
    Se fendit même d’ortolans
    Pour tambouiller la  pitance
    Mais un zig troubla leur bectance
    En faisant tout un raffut
    Ce qui de toute évidence
    Du moindre bruit à l’affût
    Ne plut pas au rat rural
    Qui trouva ça infernal
    Et se tira illico
    Abandonnant le fricot
    Au taulier il dit alors
     
    Désolé cousin  je kiffe
    Bien trop  la tranquillité
    Ne crois pas que je me fiche
    Du mal que tu t'es donné
    Pour préparer ce casse-dalle
    D'autant que je me régale
    Mais je préfère le  plaquer 
    Je désire quand je bâfre
    De pouvoir le faire en paix
    Ne me  garde pas rancœur
    Je t’invite à tortorer 
    Et crois- le c’est de bon cœur
    Sans pouvoir gueuletonner
    T'en auras plein ton assiette
    Ca je t'en fous mon billet
    Tu verras comme c’est chouette
    Sans  barouf, sans cris de chiards  
    De pouvoir becqueter peinard 
     

     

    © Dominique

     


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    Les chevaliers disaient que leur " Epée" avait une âme

     

     

     
    Imaginons dès lors, qu’elle  fût  également dotée  de parole et qu’entre les  plus célèbres d’entre elles,  furent 
    échangé ces propos :

     



    Je me nomme
    JOYEUSE

     

    Et fus de Charlemagne la fidèle compagne

    Toujours à son côté ou au creux de sa main, j’ai fait maintes campagnes

    J’avais un tel éclat que les rangs ennemis en étaient aveuglés

    Et dans mon pommeau d’or, mon Roi fit enchâsser

    La pointe de la Lance, par laquelle Jésus  eut le flanc transpercé

     

    ♦ 

     

    Moi je suis DURANDAL

     

    Au nom de Roland je reste attachée

    Alors que Ganelon de sa mort fut la cause

    Mon Maître, jeune paladin, avant de trépasser

    Craignant qu’une   main   ennemie un jour sur moi se pose

    Préféra me briser en frappant le rocher

    Sous le coup asséné, ma lame résista

    Et ce fut le rocher qui en deux se brisa

            Grâce à l’aide divine je fus alors lancée

          A des miles du lieu, de par les Pyrénées.

            Et je vins me ficher en haut d’une muraille

              Laquelle porte encore en ce siècle la faille

     

    ♦   

     

    Et  moi  EXCALIBUR  

     

    Epée du Roi Arthur  

    Que Merlin quand mon Maître était encore enfant

    Eut  plantée dans un roc duquel tous les puissants

    S’évertuèrent en vain à tenter de m’ extraire

    Car il était écrit que je ne serai  brandie

    Que par le souverain de ce puissant pays

    Je le fus par l’enfant illégitime d’Uther

    Qui par la prophétie succéda à son père

     

     

    Mon nom est  TIZONA

     

    L’épée de Don Rodrigue

    Chevalier Castillan que l’on nomma : Le Cid

    Ma poignée et ma garde sont en cuivre doré 

    Et ma puissante renommée

    De tous les adversaires me faisait redouter

    Il me suffisait d’apparaître

    Pour qu’aussitôt naisse la crainte

     



     

    Je m'appelle  ASCALON

    Par la main  de « Saint Georges » j'ai vaincu le Dragon 

     

     

     

     

     

      © Dominique


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    GANIVELLE 

    21ème ganivelle

    Ganivelle dans le vallon du Stangalar à Brest  photo Jalm  ( BlogTempestif)

     

    TEMPS PESTIF

      Nous dit ceci :

    Composez trois tercets (strophes de trois vers)  d'heptamètres (vers de sept pieds)
    sur deux rimes aba dont la première est féminine. 

    Pour le deuxième et troisième tercet, reprenez alternativement comme troisième vers le premier vers et le troisième vers du premier tercet. Puis composez un quatrain (strophe de quatre vers) de rimes abaa, dont les deux derniers vers seront le premier vers et le troisième vers du premier tercet.

    Glissez où vous voulez le mot "ganivelle" *( Clic)  et vous obtiendrez une petite villanelle *  (Clic) que  j'appellerais bien une "ganivelle" comme celle-ci :

     

     

    Voici ma participation

     

    Pour franchir la ganivelle
    Et récupérer mon oie
    J’empruntais une escabelle

    Tentative ascensionnelle
    Que je dus tester deux fois
    Pour franchir la ganivelle

    J’y trouvais la damoiselle
    Pour la ramener chez moi
    J’empruntais une escabelle

    Mains occupées je chancelle
    Mais nécessité fait loi
    Pour franchir la ganivelle
    J’empruntais une escabelle

     


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    La Mort de Narcisse !

    Tableau de John William Waterhouse

     

    LA MORT DE NARCISSE

     

    Répond donc à mes vœux Ô Source Liriopé 
    Car j’ai enfin trouvé en ton doux ondoiement
    L'être qui prit mon cœur et que je  veux aimer
    Et duquel pour toujours je veux être l'amant
    La beauté de ses traits et unique à mes yeux 
    Incomparable à celle des Déesses et des Dieux
    Mais sitôt que j’avance ma main pour le saisir
    Le voilà qui s'enfuit, je ne le peux tenir
    Ô Source je t’en prie répond à ma prière 
    Libère de ton lit celui dont la lumière
    A su toucher mon cœur frappé par Cupidon
    Car il est de ma vie l’exclusive raison
    Depuis des jours déjà, je viens et je me penche
    Sous tes  eaux je le vois et mon amour s'épanche
    J'admire son visage,  je reste et  le contemple
    N'ayant vu aussi beau dans le Naos des temples
    Je lui offre mes sourires, le dévisage, l’admire
    Il  me fait don des siens mais n’a rien à me dire
    Fait qu’il prononce un mot, une simple parole
    Que j’entende de sa voix un son je me désole
    De n’être point aimé et payé de retour
    Par celui qui suscite les passions de l'amour
    Moi qui fut de tout temps un sujet d’attirances
    Qui aie des déités refusé les avances
    Voilà que je me trouve à mon tour rejeté
    Je sais à cet instant qu'on peut mourir d’aimer
    A toi donc bel éphèbe qui te joue de ma peine
    Souffre que désormais avec toi j’appartienne
    Au monde des Naïades auquel tu appartiens
    Puisque tu te refuses à celui des humains
    Et puisque ton amour je ne peux obtenir
    C’en est fait de ma vie, je préfère mourir

     


    © Dominique

     

     


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