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    CROQUEURS DE MOTS DEFI N° 236

    J A Z Z I

    Qui nous dit ceci :  

    Si vous voulez bien embarquer sur le navire, je vous propose pour le défi 236 

    Jeudi poésie pour le 30 avril
    Thème :  un calligramme ou libre

     

    J'ai opté pour le Calligramme

     

     LE  BAS  

    Pin-Up

    ξ♦♦ξ♦♦ξξξξ♦♦ξ ξ♦♦ξ ♦♦ξ  
    je suis le bas celui qui habille
    la  jambe des dames  et des
    ξ
    ξ ξ♦♦ξ ξ ♦♦ξ♦♦ξ♦♦ξξ ♦♦ξ
     jeunes filles en  toutes les
     circonstances que je  sois
     de  nylon, résille ou  soie
     en dentelle, transparent
     ou opaque,noir ou blanc
     couleur chair, je suis le
     bas qui de concert me
     lie à la jarretière p'tit
     accessoire si coquet
     maintenant de jolie
     façon sous l' jupon
     cette lingerie fine
     élégante qui  est
     l'apanage  sédui
    sant de la dame
    dès ma création
    je fus un symbole
    de séduction et de
    fantasmes car  tous
    les  hommes aiment
    que la  femme porte
    en toutes occasions
    cette  jolie note  de 
    charme   qui   vient
    savamment gainer
    le galbe du mollet
    et  les  agréables
     contours   d'une
     très jolie jambe
     la  femme elle
     lui   préférant
     le collant qui
     lui   ait  bien
     plus aisé à
     porter lui
     laisse de
     l’aisance
     dans le
     geste et
     si elle doit
     choisir face
     à ce dilemme
     qu'elle adopte
     alors dans ce
     cas sans
     aucun
     regret
     veste
     et pan
     talon
     W

     


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    Liste des prénoms du mercredi 

    CHEZ JILL BILL 

     

     C A S T O R

               

     

    LES PRENOMS DU MERCREDI :  Castor !

                                       Simone de BEAUVOIR                CASTOR

     

    CASTOR ! Quel surnom singulier que le vôtre Simone. Je me permets cette familiarité et vous en demande excuses. J’ai toujours pensé que ce sobriquet que vous donnait Jean Paul SARTRE, duquel vous partageâtes la vie (vie certes singulière, s'il en fut ; mais là n’est pas le propos), aurait pu être dû à ce que physiquement, vous eussiez-eu les incisives surdéveloppées de ces petits castoridés ; mais, j’eus beau voir Simone, et ce sur maintes photos de vous, il n’en fut rien. Fut-ce peut être alors  parce qu’il était avec vous en symbiose ? Une sorte d'alter-ego, comme le furent les « Dioscures » fils jumeaux  de Léda et en ce cas, si vous eussiez été CASTOR, il eût été Pollux. Or, j’ai vite oublié cette théorie, votre couple étant non-conformiste et des plus libres. J’ai enfin pensé , que vous eussiez pu avoir «deux dents» contre votre compagnon, entre philosophes n'est-ce pas ? Allez-donc savoir, un ego surdimensionné chez l’un ou l’autre, puisque vos visions de la philosophie bien que proches n'étaient pas identiques ; alors de là à penser…? Ou bien peut-être, que vous fûtes, par moments, disons quelques peu « incisive » envers vos contemporains ? Mais non pas du tout, je me méprenais sur toute la ligne, si je puis dire ; car ce surnom de CASTOR dont vous affubla votre compagnon toute sa vie, ne tire son origine d’aucune de mes quatre hypothèses. Ce surnom vous fut donné alors que vous aviez vingt et un an, par *René Gabriel Eugène Maheu, un étudiant rencontré dans une bibliothèque et qui vous fit entrer dans son groupe d’amis au sein duquel se trouvait Sartre. Il vous surnomma ainsi, en raison d’une ressemblance entre Beauvoir et « beaver » qui signifie CASTOR en anglais. C’était aussi simple que cela !

     

    © Dominique


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    LES COMMERES VOYAGENT !

     

    LES COMMERES VOYAGENT !

      Garance (à gauche) est aussi entière et caustique
    Que  Léonie (à droite) est effacée et naïve

     

    Garance : Ouf nous voilà installées ! J’ai bien fait dites-voir, d’choisir les premières places hein ?  Déjà on verra mieux l’paysage et en plus, on pourra entendre tout c’qui se dira entre le chauffeur et la guide hiii…Hiii… ! Hé vous qu’êtes toujours dans la lune, zavez rien oublié ? Vot’carte d’identité vous l'avez au moins ?

    Léonie : Oh j’ai tout ben pris allez ! Mais j’vais tout-de même tout capituler ( Prenant sa valise posée sur le porte-bagages et l’ouvrant ) Les bas : j’les ai, les jarretelles j’les ai, ma ch’mise de nuit en pilou : j’l’ai , mes quat' rob’ sont là, mes culottes antifuites : z’y sont aussi, mes charentaises: c’est toké ! Là, dans  l' sachet y a mes préservatifs.

    Garance : ( Interloquée Vos Quoi ??

    Léonie : Ben, mes préservatifs pardi ! Zavez pas pris d’préservatifs vous ? C’est pourtant nécessaire dites ! D'habitude quand j'pars j'en emporte qu'un, mais com’ y en avait un qui s’était un peu élargi, quand j’ai bataillé pour l’enfiler l'aut' soir ; c’est normal vu l’volume, alors des fois qu’il lâche, j’en ai pris un deuxième.

    Garance : ( ? ? ? ) Quoi ? vous  avez batailler pour enfiler  un préservatif ? Vous ? Mais vous n’avez jamais…. Heum... Quoi ! Ha ben ça alors si je m'doutais ! 

    Léonie : Zavez l’air rudement étonnée dites-voir ! Mais j’ai toujours utilisé des préservatifs moi, comment qu’j’aurais gardé une si belle toison à mon âge sinon hein ? Si j’la mouille sous la douche, faudrait que j’la sèche à chaqu’ fois au séchoir, l’est tellement longue !

    Garance : ( Rassurée ) Attendez, attendez ….Vous voulez parler d’un bonnet d’ douche là, pour protéger vos ch’veux ? Une charlotte quoi  ?

    Léonie : Est-ce qu' j'sais moi  s’il s’appelle Charlotte, ou Charlot c’bonnet là ? Moi j’ai toujours appelé ça un préservatifs et pi c'est tout ! Y préserve ben les tifs non ? Alors !  (Inventoriant toujours sa valise) mon foulard, mes….

    Garance :Eh dites, vous allez pas nous fair’ l’inventaire de Champvert des fois  non ? Et l’raton laveur vous l’avez  pris ?  Hiii…Hiiii….

    Léonie : A ben non , vous voui ? Moi j’ai pris un gant et du savon, ça suffira ben !

    Garance : Mais j’plaisantais Léonie, j’plaisantais ! Par cont’ là, j’plaisante plus ! Vous avez pensé à prend’ vot’ parapluie ?

    Léonie : Vu qu’on va fair’ une halte à Cherbourg, j’me suis dit à quoi bon  s’ incomber hein,  je l’ achèt’rai là-bas !

    Garance ( NarquoiseOui et à Rochefort, vous achèt’rez les D’moiselles. Hiii…Hiii

    Léonie :Vous riez dites, mais comme on passe en Picardie, j’me suis dit que j’ vais acheter quèques mèt’ de ficelle Picarde. Elle doit êtr’ ben solide pour qu’elle soit une spécialisation d’là-bas. Et pis on a toujours besoin d’ficelle un jour ou l’aut’ pas vrai ?

    Garance : Mais c’est une crêpe au jambon c’tte ficelle là Léonie ! Vous pourrez rien attacher avec  dites !

    Léonie (Etonnée): Ah ?  Et pourquoi alors qu’ils l’appellent ficelle ? ça trompe tout le mond’ ça !

    Garance : Et si on va à Lyon et qu’on entre dans un bouchon, ils vont vous proposer : La Rosette, La cervelle de Canut , le tablier de sapeur.. Vous pensez tout d’même pas qu’il ont fait cuire une dame qui s'nomme  Rosette non ?  Et pareil pour l’ canut ; quant au tablier de sapeur…  Ces noms là sont des noms de mets locaux. Non mais ?

    Léonie : Ben moi j’ai jamais mangé de méloco, j’sais même pas à quoi ça r’ssemble un méloco. Oh  pi de tout’ façon comment vous voulez qu’on rentre à deux dans un bouchon, faudrait qu’il soit énorme dites ! En pus, moi qui suis claustrophone, j’me vois pas m’glisser comm’ ça dans un bouchon même énorme ! 

    Garance : C’était un exemple Léonie. N’en parlons plus. De tout’ façon on y va pas à Lyon !

    Léonie: (cherchant dans son sac à dos) Avec tout ça, où est-ce qui s’trouve c’lui-ci ? Ah  le v'là ! J’lai trouver mon châle.

    Garance: (Surprise)  Vous avez aussi apporter le sac à dos ? Eh bien vous vous  êtes pas embarquée sans biscuits vous hein ? 

    Léonie: Ah mais c'est ça ! J’me disais ben qu’avais dû oublier quèque chose, c’est les biscuits ! Mais dites, c'est pas un sac cadeau ce sac là hein, j’lai ach’té. Chez « Trouvetout » le magasin au coin de la rue des cauteleux. J’lai pas payé ben cher en plus. 

    Garance: J’vous crois allez ! C’est le contraire qui m’aurait étonnée vu l’sac !

    Léonie: Pourquoi y vous plait pas mon sac ? C’est p’têtre à cause de « Titi et Gros minet » qui sont d’ssus ?

    GaranceNon Léonie, c’est à cause qu’il à qu’une bretelle v’ote sac à dos ! La rue où vous l’avez acheté porte bien son nom ah ça oui alors !

    Léonie:  Oh ça c’est pas ben  grave allez, j’le porterai en pendouillière !

     GaranceAh pour pendouiller y va pendouiller c'est sûr !

     

    © Dominique

     

                                                                                             LES COMMERES VOYAGENT !A suivre                                                                                


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     LE   PÂTRE

              Mes Poèmes : Le Berger

     

    Dans des senteurs de thym, de genêts, de lavande
    Coiffé d‘un grand chapeau et portant houppelande
    Il part dès que point l’aube, son bâton  dans la main
    La route sera longue, escarpé le chemin
    Dans lequel le suivra son bel et blanc troupeau
    De béliers, de brebis et de petits agneaux
    Ils s’en  iront  migrer, tout en haut des Alpages
    Où le cheptel pourra dans de verts pâturages
    Se repaître d’herbage, s’abreuver aux ruisseaux
    Tandis que lui, le pâtre, cet homme solitaire
    Tout en le surveillant , regardera la terre
    Qui à ses pieds s’étend et, d’un regard profond
    Parcourra les vallées, embrassera les monts
    Aux senteurs de garrigue, de ciste, de sarriette
    N’aura pour compagnie,  que son chien et ses bêtes
    Durant le long séjour de cette migration
    Il percevra pourtant  dans le cœur du silence
    Le souffle du mistral, sifflant entre les branches
    Les rayons du soleil pointant à l’orient
    Le murmure des  rivières, que portera le vent
    Et après un repas  rapide et  très frugal
    S’endormira heureux, bercé par les cigales

     

    © Dominique

     

     


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     Cher Maître !

      AVOCAT-H.-Daumier.jpg
            Oeuvre d'Honoré Daumier 

     

                                                                               *Maître Des Forges
                                                                                        Rue Georges Ohnet
                                                             
                                 ROMANS (Drôme)

                                                                                                      

                              Cher Maître ,

     

    Étant moi-même au barreau Maître
    Je me permets de vous transmettre
    Mon cher confrère cette lettre
    Il s'avère que je défends le maître
    L'instituteur, que veut démettre
    Votre client voulant le mettre
    Si j'ose ce mot me permettre
    Au banc des accusés et ester
    Contre celui-ci  en justice
    Car il trouva lourd préjudice
    Ainsi que preuve d'iniquité
    Que la personne sus nommée
    Un de ses fils ait sermonné
    Lequel s'était permis pourtant
    Dans sa classe de faire un Ban
    En incitant tous les auteurs
    A se mettre droits sur le leur
    Que dut-il faire à votre avis
    Ce formateur, ce pédagogue
    Engager obligeant dialogue ?
    Leur envoyer un préavis
    Ou avant toute réprimande
    Nous en adresser la demande ?
    Je trouve de grande importance
    Qu'un maître, mon cher Maître tance
    Des olibrius de la sorte
    Qui de toute une classe exhorte
    A de si  bas  agissements
     Il cria donc plus fort Maître qu'eux
    Sans cela, sachez reconnaître
    Que l'autorité périt Maître !
    Tout bon maître  se doit d'user
    De son bon droit de maîtriser
    Qui ourdit complot ou incite
    Par un acte  très illicite
    Que des élèves se rebellent
    Criant comme moutons qui bêlent
    Dans sa classe un maître est le maître
    Il doit agir de main de maître
    Et nul ne devrait compromettre
    De ce fait son autorité
    Étant maître dans le métier
    J'ai senti Maître, chez ce père
    Nonobstant sa fonction de Maire
    Que son autorité opère
    Et n'admet en aucune façon

    Une  quelconque dénégation
    Pense-t-il donc qu'être un édile
    Octroie droit sur la loi Civile ?
    Il se peut que mes termes Ô Maître
    Ne trouvent à vos yeux d'intérêt
    Ce dont je serais atterré
    Ayant l'écho  de vos valeurs
    Par nos confrères et consœurs
    Qu'outre vos qualités orales
    Vous  possédez celles morales
    Sans oublier celles de cœur
    Je doute fort qui vous puissiez
    Admettre de tels procédés
    Et par la même ainsi permettre
    Qu'une classe aille à Hue et Dia Maître
    Et même si vous désavouez
    Les bases de mon plaidoyer
    Connaissant votre profond respect
    Des normes et des libertés
    Je vous adresse ici les miens
    Bien que n'étant plus  avoué
    Je reste votre dévoué !   

     

     Maître Ise
    ωïζξ
    Avocat au barreau de LA CHAISE (Aube) 
     


     

     

     

    © Dominique

     


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