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    " LE ROSSIGNOL DU JAPON   

     

    Le Rossignol du Japon !

     Image du Net

     

    J'eus, il y a de cela de  nombreuses années, un Rossignol du Japon. C'était un très bel oiseau, à l’éclatant plumage et, qui plus est, possédait un chant limpide et mélodieux, comme seuls, les rossignols du Japon en possèdent.

    Dans sa cage, que nous avions pris soin, d’acquérir très spacieuse, il chantait du matin au soir et égayait de ses trilles le quartier. Un jour, que j’accrochais comme à l’accoutumée, dans sa cage une demie-orange, car les rossignols du Japon, bien que granivores, sont également frugivores, je crus percevoir un chuchotement. Je prêtais l’oreille et j’entendis alors plus distinctement :

     

     - Eh dis donc ! Ne voudrais-tu pas ouvrir la porte s’il te plaît, afin que je puisse m’envoler ?

     

    Étais-je victime de mon imagination ?

     

    C’eut été un Mainate, je ne me saurais pas interrogée de la sorte, les Mainates parlent non seulement très bien, mais imitent à la perfection la voix humaine. Mais un Rossignol ? Ce n’était pas possible !

     

    Alors que j’étais perdue dans mes pensées et ne répondais pas, il réitéra sa question. Il ne m’était plus permis de douter, c’était bien mon Rossignol qui parlait. Sitôt revenue de ma stupeur, je parvins à dire :

     

     -T’ouvrir la porte ?  Mais je te croyais bien chez nous, mangeant à ta faim, buvant à ta soif et qui plus est, t’entendant chanter à tue –tête, comme tu le fais, tu me paraissais heureux !

     

    - Je chante il est vrai ! Répondit-il. Comme tout oiseau en cage, afin de ne pas pleurer ! Une cage fut-elle aussi grande et jolie que la mienne, n’en est pas moins une cage. Je passe toutes mes journées à sauter d’un perchoir sur un autre, à manger graines et fruits, mais à part cela, qu’elle est ma vie ? T’es tu poser la question ? Libère moi, je t’en prie !

     

     Stupéfaite, encore sous le choc, je me surpris à répondre :

     

    - Je voudrais bien te laisser partir, puisque tel est ton désir, mais que va-t-il advenir de toi, si je te laisse t’envoler ? Le premier chat passant, ne fera qu’une bouchée de toi, tu n’es pas habitué à la ville !

      - N’aie crainte pour cela, la liberté vois-tu ? Est la plus belle chose qui se puisse avoir et je ferai tout pour préserver la mienne !

     

    - Mais comment feras-tu pour te nourrir ?

     

    - Comme le font tous mes congénères, je me débrouillerai. Tout oiseau en liberté connait ce problème, mais la providence veille sur nous et pourvoit toujours, d’une façon ou d’une autre à ce manque.

     

    - Je t’aime beaucoup lui répondis-je et j’ai terriblement peur qu’il t’arrive malheur, mais en aucun cas, alors que je te sais malheureux, je ne veux te garder contre ton gré. Tu vas me manquer et ton chant va également manquer à tous. Cependant, je n’entendrais plus jamais chanter un rossignol où qu’il puisse être, sans me dire que son chant ne traduit que sa tristesse et ses états d’âme !

     

    Je regardais une dernière fois, ce bel oiseau, ses petits yeux noirs interrogateurs semblant attendre ma décision, son jabot jaune, petite Lavallière naturelle, tel un petit soleil que la nature aurait épinglé là, juste sous son bec rouge et, sans mot dire, j’ouvris grand la porte de la cage.

     

    L’oiseau, auquel nous avions donné le nom de CloClo , en raison des bonds qu’il effectuait et qui ressemblaient à autant de pas de danse des années  « yéyé »,  vint aussitôt se poser sur le bord de la cage et, après un court instant, qui parut être d’hésitation, il lança un trille, comme jamais encore il ne l’avait fait auparavant.

     

    - Ceci est pour te remercier d’avoir accéder à me requête ! Dit-il. Merci que de me rendre la liberté et sache, que lorsque nous sommes libres, nous chantons aussi, mais en ce  cas, c’est de joie. Simplement de joie !  Cette joie de voler où bon nous semble ! Et, sur ces derniers mots… il s’envola.

     

    J’ai aussitôt jeté la cage, car plus jamais chez nous, un oiseau ne serait en captivité.

     

    -Ah ! J’oubliais de vous dire, qu’il ne fut pas rare, durant de long mois après son départ, que très tôt, le matin, j’entende un trille. Ce même trille de joie, qui fut lancé en remerciement, le jour où mon Rossignol prit son envol !

      

     

    Juin 2011 

    © Dominique

     

     


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    L'Innocence et L' Infamie !

     

     

    Vous qui sur des gradins venez -vous délecter
    De ce combat que  livre en toute iniquité
    Un paltoquet  vêtu de l' habit de lumière
    Qui croit qu'il lui  suffit d'adresser une prière
    Dans laquelle il demande à la « Vierge Marie »
    Dans cet affrontement, de protéger sa vie
    Pour s'octroyer au nom, d'un divertissement
    Le droit d'ôter la sienne, à un être innocent
    Qui ne demandait rien, que de fouler la terre
    Courant, impétueux et libre comme l'air
    Dans de vastes étendues, les naseaux écumants
    Humant  l'air parfumé que lui offrait le vent
    Et que des hommes abjects, sans aucun état d'âme
    Sont venus capturer. Les ignobles ! Les infâmes !
    Le privant de ce bien qu'était la « Liberté »
    Pour le vouer dès lors à sa triste destinée
    Celle, de devenir, objet d' amusements
    D'une foule cruelle, faite  de milliers de gens
    Attendant impatients, cette boucherie atroce
    Où un cuistre s'attaque à un taureau sans force
    Après  qu'il ait subi, d' hommes lâches et vils
    Tant de persécutions, dans l'ombre du Toril
    Duquel on le propulse vers la horde en délire
    Qui le trouble, le surprend, par ses cris, par ses rires
    Qu'il entend mais ne voit, tant il est ébloui
    Par l'éclat du soleil, contrastant à sa nuit
    Et lorsqu'il aperçoit l'écarlate « Muleta »
    La croyant ennemie, vers elle , la pauvre bête
    Charge innocemment, l'affronte et la combat
    Sans savoir que de l'homme, lui  viendra le trépas
    Avant qu'il ait  compris qu'il combattait un leurre
    De sa mort annoncée, la trompette sonne l'heure
    Le bellâtre costumé,  n' as que très peu de temps
    Pour donner l'Estocade , s'il veut vivre longtemps !
    Et s'il n'y parvient pas dans le temps imparti
    Il doit se retirer sous les cris, les lazzis...
    Malgré ce, on tuera l' Animal qui est vainqueur
    Toute cette barbarie me soulève le cœur
    Si dans ces répugnantes, sordides corridas
    Au matador vainqueur on accorde le  droit
    D 'avoir de l'adversaire les oreilles et la queue
    Je voudrais qu'il puisse être, par devoir d'équité
    Au taureau valeureux, lorsqu'il les a gagnés
    Remis du Matador,  d'identiques trophées
     

     

    05 mars 2007

    © Dominique


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    Le Liftier

     

    ( Ou  l'Ambigu Dialogue ) 

     

     

    Au second étage d'un grand magasin, en période de fêtes; une dame  ayant en main deux pagaies, attend l'ascenseur. Elle est là depuis un long moment et bien qu'elle ait appuyé comme il se doit, sur le bouton d'appel, rien ne se passe. Attendre ainsi ce n'est déjà pas évident, mais avec des pagaies, ce n’est pas gai. Enfin comme tout arrive, l'ascenseur aussi. 

     - C'est pour monter !  Dit  la charmante personne lorsque s'ouvre la porte  

    - Pour votre thé il vous faut descendre ! Répondit le liftier  (Le salon de thé était au premier étage) 

      - Si pour mon thé il me faut des cendres, pour mon cendrier est-ce qu'il me faut mon thé ? Ne put s'empêcher  d'ironiser la dame. 

    - Ah non Madame pour votre cendrier il faut aussi descendre !

    - Ce qui ,somme toute est normal ! Plaisanta-t-elle encore. 

    - Le thé est en bas,  le cendrier également soit; mais dites-moi, que trouve-t-on en haut ?

     - Les bas sont en haut Madame ! Quant aux hauts, c'est en  bas !

     - Effectivement j'ai vu des hauts en bas, mais je n'ai vu aucun dessous !

     - C'est naturel ! Pour les dessous, c'est au-dessus avec les bas !

     - Mais pourquoi sans cesse descend-t-on ?

    - Des santons ? C'est pour les mettre dans les crèches évidemment !

     - Oui cela va de soi ! Ce que je voulais dire; c'est pourquoi descendons-nous sans arrêt ?

    - Mais descendre sans arrêts cela est impossible Madame ! Des personnes sont bien descendues n'est-ce pas ? Il y a donc eu  arrêts !

     Et la dame excédée : 

     -  Ces personnes sont certes  bien descendues Monsieur, mais moi maintenant je suis bien remontée. Devoir descendre alors que l'on désire monter c'est un peu fort de café !

     - Le café  est fort en effet,  je le pense également ! C'est pourquoi je préfère mon thé.

    - Mais  c'est aussi  ce que je préfère :  Monter  !!!

    - Désolé Madame de devoir interrompre cette conversation sur nos préférences,  mais il faut que je m'assure d'une chose  : 

    - Y a -t-il Messieurs, Dames, parmi-vous des personnes qui désirent montez ?

     

      © Dominique

     


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    FILLETTE

      

    Mes Poèmes !

    Une de mes Aquarelles : Diaphane

     

     

    Fillette savez-vous que la vie est taquine ?
    Vous en êtes il est vrai en vos jeunes printemps
    Si m’en croyez usez, abusez de ce temps
    Car vous perdrez un jour votre allure enfantine

     

    Vous goûterez alors en votre adolescence
    Autres jeux et plaisirs cela est évident
    Connaîtrez de l’amour les feux  et les tourments
    Mais aurez à jamais perdue votre innocence

     

    Chaque âge de la vie offre gaieté, tristesse
    Chaque âge de la vie est un enseignement
    Vous connaîtrez la joie de devenir Maman
    L’instant sera pour vous un moment d’allégresse

     

    Mais pour l’instant fillette profitez de l’enfance
    Buvez avec délice la coupe d’ insouciance
    Buvez je vous en prie, son breuvage à loisir
    Elle est la seule coupe qui ne se puisse emplir  

     

    © Dominique

     

     


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    En  BLEU  les  Patronymes
      Des 
    " Premiers Ministres Français "
        D' Henri  IV   à la  V ème République

          

     

     

    Joseph GERARD  dit à  son hôte , Édouard SIMON  en arrivant dans la demeure de ce dernier :

     

    - Quel  RICHELIEU  SIMON  le  plus beau de COMBES !

     

    - DESSOLE  GERARD  !  Par ce CHAUTEMPS, je n'ai plus de château  LAFFITE cela ne te fera pas MARET je  le sais bien, mais il ne me reste dans le BUFFET qu'un fond de BOURBON, un THIERS de  PERIER , du GAMBETTA  et... de l'eau  DUPUY  Aucune crainte d'être  SOULT.

    - J'en pendrai un peu dans un GOBLET, mais pour des BOURGEOIS, ce n'est pas BRIAND  mon GAILLARD  on te croirait FAUCHER !

     Edoaurd SIMON demanda sa gouvernante  (d'origines Italiennes) :

    - MELINE ! Pouvez-vous nous préparer un en-cas ?

    - MA ZA RIN   M'sieur !

    - Des œufs MOLLET, un peu de CRESSON  feront  l'affaire !

    - CISSEY qu'ça !  L' temps de passer  l' SARRAUT  FLEURY  qu'est  SULLY  et mon BONNET  et zé   fais !

    -V'là !  Zé  aussi  sorti   LEPAINLEVE   DUFAURE !

    Lorsqu' il VILLEPIN SIMON  se tourna vers son ami en lui disant

    - Tu as vu dis  JO  SPIN  ?

    Ils déjeunèrent de bon appétit puis l'hôte  dit à son invité  : 

    -  Il faut maintenant penser  à rentrer.  Allons  il est temps FILLON

    - Deux minutes, le temps de boire un dernier verre d'eau de VALLS !

    Très pressé, en entendant ceci , Édouard  (fit lippe)  PHILIPPE

     

    © Dominique

     

     

     


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