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    Le Fauteuil 

    Mes Poèmes : Le Fauteuil

     

    La jolie chambre d’hôtes de la gentilhommière
    Dans laquelle j’entrais baignait dans la lumière
    C’était une grande pièce, au mobilier ancien
    Un fauteuil à oreilles se trouvait dans un coin
      Recouvert de velours il m’offrait ses deux bras
    A cette douce invite, je ne résistais pas
    Harassée de fatigue causée par le voyage
    Je pris juste le temps de poser mes bagages
    Avant de prestement allez me laisser choir
    Mon oreille contre la sienne, mes mains sur l’accotoir
    Dans la chambre paisible troublée par aucun bruit
    Au creux de ce fauteuil je dois m’être endormie
    Car j’entendis bientôt une petite voix
    Qui là, à mon oreille, me murmurait cela

     

     - Merci que de m’avoir  au grand lit préféré
    Sur moi il y a longtemps que personne ne s’assied
    Je ne suis qu’un fauteuil que tout le monde ignore
    Je parais bien banal et me fonds au décor
    Mais voyez vous je suis un « Voltaire » séculaire
    Qui soutint le séant de nombreux dignitaires
    Celui de nobles dames, comme de petite vertu
    Et combien de propos ai-je donc entendu
    Je fus le spectateur de bien des discussions
    Les serments , confidences et autres collusions
    Puis vendu à l’encan à une épistolière
    Pour échouer plus tard chez un vieil antiquaire
    Et hélas ! Un matin me retrouver ici
    Où je ne suis rien d’autre, que voisin de ce lit
    Merci, merci à vous que de m’avoir choisi !

     

    Ai- je rêvé tout çà ou bien m’a-t-il parlé
    Qui donc pourrait le dire ?
    Seul le fauteuil le sait !

     

     

    © Dominique 


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  •  Poème que je dédie à celui qui fut mon petit compagnon d'enfance 

    " M I C K E Y"

     

    LE  CHAT 

    LE CHAT

     

    Je n’aurai pas la prétention
    Après les vers de Baudelaire
    D’essayer, de tenter de faire
    Du Chat la glorification
    C’est cependant bien humblement
    Que dans les traces du grand Maître
    Je m’autoriserai peut-être
    D’en dire mon attachement
    Félin aux griffes rétractiles
    Au pelage doux et soyeux
    Dont les déplacements agiles
    De grande souplesse et silencieux
    Lui octroie cette démarche fière
    Cette attitude  hiératique
    Qui sans conteste lui confère
    Apparence aristocratique
    Celui qu’en des termes argotiques
    L’on nomme Greffier, Grippeminaud
    Est un Matou, matois, finaud
    Et compagnon fort sympathique
     

     

    © Dominique


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    L'Innocence et L' Infamie !

     

     

    Vous qui sur des gradins venez -vous délecter
    De ce combat que  livre en toute iniquité
    Un paltoquet  vêtu de l' habit de lumière
    Qui croit qu'il lui  suffit d'adresser une prière
    Dans laquelle il demande à la « Vierge Marie »
    Dans cet affrontement, de protéger sa vie
    Pour s'octroyer au nom, d'un divertissement
    Le droit d'ôter la sienne, à un être innocent
    Qui ne demandait rien, que de fouler la terre
    Courant, impétueux et libre comme l'air
    Dans de vastes étendues, les naseaux écumants
    Humant  l'air parfumé que lui offrait le vent
    Et que des hommes abjects, sans aucun état d'âme
    Sont venus capturer. Les ignobles ! Les infâmes !
    Le privant de ce bien qu'était la « Liberté »
    Pour le vouer dès lors à sa triste destinée
    Celle, de devenir, objet d' amusements
    D'une foule cruelle, faite  de milliers de gens
    Attendant impatients, cette boucherie atroce
    Où un cuistre s'attaque à un taureau sans force
    Après  qu'il ait subi, d' hommes lâches et vils
    Tant de persécutions, dans l'ombre du Toril
    Duquel on le propulse vers la horde en délire
    Qui le trouble, le surprend, par ses cris, par ses rires
    Qu'il entend mais ne voit, tant il est ébloui
    Par l'éclat du soleil, contrastant à sa nuit
    Et lorsqu'il aperçoit l'écarlate « Muleta »
    La croyant ennemie, vers elle , la pauvre bête
    Charge innocemment, l'affronte et la combat
    Sans savoir que de l'homme, lui  viendra le trépas
    Avant qu'il ait  compris qu'il combattait un leurre
    De sa mort annoncée, la trompette sonne l'heure
    Le bellâtre costumé,  n' as que très peu de temps
    Pour donner l'Estocade , s'il veut vivre longtemps !
    Et s'il n'y parvient pas dans le temps imparti
    Il doit se retirer sous les cris, les lazzis...
    Malgré ce, on tuera l' Animal qui est vainqueur
    Toute cette barbarie me soulève le cœur
    Si dans ces répugnantes, sordides corridas
    Au matador vainqueur on accorde le  droit
    D 'avoir de l'adversaire les oreilles et la queue
    Je voudrais qu'il puisse être, par devoir d'équité
    Au taureau valeureux, lorsqu'il les a gagnés
    Remis du Matador,  d'identiques trophées
     

     

    05 mars 2007

    © Dominique


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    VANITÉ

     

    VANITE

    Si fière de votre éclat voilà de l’inconscience

    Quelle peine prîtes-vous pour une telle apparence ?

    La nature vous fit dans sa mansuétude

    Offrande de la beauté mais quelle piètre attitude

    Que d’être aussi hautaine, pour avoir hérité

    D‘un si beau privilège sans qu’il fût mérité

    Si la fortune pour vous eût été moins prodigue

    Et ne vous eût donné ce que quiconque brigue

    Qu’elle se soit envers vous montré avaricieuse

    Qu'elle vous fit vilaine, ingrate ou disgracieuse

    Face à ce coup du sort qui se fut redoutable

    Vous ne vous fussiez point considérée coupable ?

    Et à juste raison, vous ne l’eussiez été !

    Il en va voyez vous de même pour la beauté

    Dans les deux cas vous n'êtes en rien décisionnaire

    Acceptez ce présent mais sans pour autant faire

    Preuve d'outrecuidance, preuve de vanité

    Par ailleurs chacun sait que la beauté ne dure

    Et les traits les plus purs subiront flétrissure

    Comme des plus belles fleurs l'on voit l'altération

    La beauté n’est qu’un prêt, elle n'est point un don

    Et comme pour tout prêt qu'un jour l'on peut vous faire

    De la beauté aussi il faudra vous défaire

     

    © Dominique


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    Dame !  Qui sommes-nous ?

     

    Nous sommes des amies cependant dissemblables
    Mais l’on ne peut voir l'une, sans que les autres n' y soient
    La fortune fait pourtant, que nous sommes parfois
    Les unes envers les autres, adversaires redoutables
    L’on peut nous croire légères, car passons de mains en mains
    Mais  ensemble nous disons, d’une seule voix, en chœur
    Ne vous y trompez point ce serait une erreur
    Nous sommes gentes Dames, épouses de souverains !
    Je me nomme Judith ma qualité première
    C’est que d’être indulgente et d'avoir un grand Cœur
    Argine est romantique, c'est très évocateur
    Elle n’aime rien tant, que Trèfle et champs de fleurs
    Pallas est mal aimée, cela est affligeant
    Quand elle lance une Pique ce n’est pas très méchant
    Quand à Rachel la douce elle est pusillanime
    Craintive, un rien l’effraye elle fuit aussitôt
    Où bien elle défaille et tombe sur le Carreau
    C’est son Valet Hector, qui alors la ranime
    Quant aux Rois nos époux
    Charles, Alexandre, David,  César
    Ils passent tout leur temps en des jeux de hasard

     

    © Dominique

     

    Mes Poèmes : Dame ! Qui sommes-nous ?

     

     

     

     


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